Comité de suivi du 2 juillet 2026 à l'Hôtel du Département ; au premier plan, M. Jean-Michel Rapinat, Directeur général adjoint du Pôle solidarités, et Mme Armelle Tilly, Vice-Présidente du Conseil départemental, en charge des Solidarités et Affaires sociales © CD92/Colette Celany

Schéma des Solidarités : retour sur le Comité de suivi de juillet

Jeudi 2 juillet 2026, le 2e Comité de suivi concerté du Schéma départemental des Solidarités 2024-2028 s’est réuni à l’Hôtel du Département, sous la présidence d’Armelle Tilly, Vice-Présidente en charge des Solidarités et Affaires sociales. Une concertation annuelle majeure pour faire le point sur les avancées du schéma.

Créé en 2025, ce comité se réunit chaque année afin d’assurer un suivi de la mise en œuvre opérationnelle du Schéma, en associant les partenaires institutionnels, associatifs, opérateurs d’insertion, de l’offre de santé et offre médico-sociale, et les personnes concernées (usagers) ou leurs représentants. Sa deuxième édition s’est tenue à l’Hôtel du Département entre 14h30 et 17h30, sous un format inédit de tables rondes thématiques.

Un collectif dynamique au service des habitants

Les acteurs du partenariat d’action (Département, partenaires institutionnels, associatifs, opérateurs d’insertion, de l’offre de santé et offre médico-sociale) et des usagers ou leurs représentants se sont réunis en six tables rondes thématiques, chacune étant animées par un expert du domaine dédié.

Durant ces échanges de 30 minutes, chaque groupe a présenté et mis en valeur les actions phares du schéma en cours de mise en œuvre, et recueilli le retour d’expérience d’usagers sur le parcours d’accompagnement qui leur a été proposé, ou l’avis des professionnels sur les dispositifs médico-sociaux ou de santé qui ont été mis en place récemment.

Les six tables rondes et leurs thèmes

Table ronde 1

Le Conseil des Jeunes en protection de l’enfance des Hauts-de-Seine (de 6 à 21 ans)

Présentation de son organisation et restitution de ses travaux, effectués depuis plus d’un an par les jeunes.
Cette restitution ouvre la voie à un 2e cycle d’actions à réaliser : 

  • Créer un livret d’accompagnement pour les enfants et adolescents qui vivent un premier placement.
     
  • Renforcer la mobilisation des Conseils de Vie Sociale Aménagés en protection de l’enfance dans les établissements.

Deux établissements, la Cité de l’Enfance (SAU) et la Maison d’enfants à caractère social (MECS), située à Rueil-Malmaison et gérée par la Fondation OPEJ, ont présenté leur pratique.


Table ronde 2

Le service public augmenté et l’accès aux droits, avec le projet de transformation de la MDPH pour améliorer sa relation à l’usager

Cette thématique a été abordée en trois volets :

  • Retour sur images de la nouvelle installation physique de la MDPH, avec des locaux plus spacieux, plus lumineux et plus humain pour accueillir le public, et des espaces de travail facilitant la transversalité pour les professionnels.
     
  • Présentation du projet de déploiement de l’offre d’accueil de proximité dans les 14 Service des Solidarités Territoriales (SST).
     
  • Dynamisation des réseaux de partenariat de proximité avec les CCAS, avec notamment, les référents handicaps des villes et le secteur associatif (UNAFAM, APF, etc).

La MDPH des Hauts-de-Seine est accompagnée dans cette démarche par l’équipe d'appui de la CNSA (Caisse Nationale Solidarité pour l’Autonomie).

Table ronde 3

Organisation de la référence santé en protection de l’enfance, avec une offre de soins opérationnelle des équipes mobiles de pédopsychiatrie et d’Asterya

Cette thématique comprenait deux volets :

  • La référence santé des jeunes confiés, organisée dans les SST, repose sur un binôme travailleur social-infirmier ; un dossier de santé, inscrit dans le document PPE (Projet Pour l’Enfant), est systématiquement mis en place à l’entrée du jeune dans le dispositif de protection de l’enfance.
     
  • 7 équipes mobiles de pédopsychiatrie dispensent une offre de soins dédiés, qui est cofinancée par le Département et l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France et couvre tout le territoire. S’y ajoute un partenariat avec l’hôpital de jour Asterya (bilan de santé à 360 degré et soins psycho-traumatiques).

Géré par l’association IM'PACTES, l’hôpital de jour Asterya est une structure innovante créée sous l’impulsion du docteur Céline Gréco, cheffe du service de médecine de la douleur et médecine palliative de l’hôpital Necker-Enfants Malades (APHP) et responsable d’une équipe de recherche à l’institut Imagine (INSERM).

Table ronde 4

L’insertion socio-professionnelle, avec un accompagnement adapté aux besoins des allocataires du RSA selon leur profil

Un retour sur l'expérimentation du RSA rénové sur la commune de Clichy-la-Garenne a été présenté, à travers le témoignage de deux allocataires. Cette démarche s’appuie sur :

  • Un partenariat  d’actions renforcé avec France Travail et les acteurs de l’emploi sur le territoire.
     
  • Une analyse fine du profil des allocataires et de leurs besoins d’accompagnement vers l’emploi ou l’insertion socio-professionnelle, et pour certains la levée des freins sociaux et/ou de santé identifiés.
     
  • La construction des parcours tremplin, un accompagnement intensif qui allie temps individuels et collectifs, et permet de mettre en œuvre une durée hebdomadaire de 15 heures de mobilisation active de l’allocataire.

Table ronde 5

La diversification des réponses en protection de l'enfance, avec la présentation du dispositif des Tiers Dignes de Confiance (TDC), où l’enfant est confié à une personne de confiance de son entourage

Cette thématique a notamment été alimentée par :

  • un retour d’expérience du SST 10 (Châtillon-Malakoff-Montrouge), à l’initiative de la remobilisation de ce dispositif, et désignée depuis comme équipe référente experte pour tous les SST du sud du Département (de 8 à 13),
     
  • le témoignage de deux Tiers Dignes de Confiance, qui participent régulièrement aux matinées du café des TDC (le Temps des Tiers). Ce temps d’échange en présence d’un travailleur social et d’une psychologue permet d’accompagner les TDC dans leurs missions et notamment de répondre aux questions juridiques, éducatives et familiales qu’ils se posent.

Table ronde 6

Le projet des Hauts-d'Asnières visant à expérimenter de nouveaux modes d'intervention coordonnés au domicile, à l'échelon du quartier, pour les publics des 60 ans et plus

Il s’agit de favoriser le Bien Vieillir et la prévention dans les quartiers prioritaires de la Ville (QPV), et et d’anticiper l’accompagnement des habitants âgés résidant dans le parc social.
Ce projet fait suite à un appel à manifestation d’intérêt lancé par la CNSA fin 2024, auquel le Département a répondu via l’agence Autonomy. La démarche de coordination des acteurs de proximité intéressés au projet (Département, Agence AutonomY, ville/CCAS d’Asnières, Bailleur social Hauts-de-Seine Habitat-OPH, Centre social Louise Michel, Maison des femmes, Fondation Aulagnier, associations Croix-Rouge Française et Unis) s’inscrit dans la démarche promue par la Service Public départemental de l’Autonomie (SPDA). 

Le projet recouvre un enjeu double :

  • la prévention des séniors, via un écosystème de partenaires amenés à co-construire un parcours d’accompagnement coordonné intégrant le programma ICOPE (programme développé par l’OMS pour favoriser le vieillissement en bonne santé). Ce programme, expérimenté dans le Département, est aujourd’hui généralisé à l’échelle nationale.
     
  • le vieillissement au sein du parc social : les chiffres relevés sur le QPV des Hauts d’Asnières indiquent que 38,5% des locataires du parc social sont âgés de 65 ans ou plus (dont 45% dans la résidence Emile Zola, plus de la moitié vivant seuls).

Si l’initiative expérimentée à l’échelle d’Asnières, s’avère concluante, elle pourra ensuite être déployée sur l’ensemble du territoire.

Étaient présents : Armelle Tilly, Vice-Présidente du Conseil départemental, en charge des Solidarités et Affaires sociales ; Alice Le Moal, Conseillère départementale déléguée à l'aide sociale à l'enfance ; Alexandra Fourcade, Conseillère départementale déléguée aux séniors, à l'autonomie et à la santé.

Le schéma des solidarités et ses cinq axes

Adopté le 18 octobre 2024, le Schéma départemental des Solidarités 2024-2028 constitue une feuille de route pour le Département et ses partenaires. En réponse aux enjeux démographiques, sociaux et sociétaux du territoire, il propose des idées nouvelles dans les pratiques d’intervention sociale et des convergences entre les services. Ses objectifs ? Renforcer à la fois la prévention pour avoir moins à réparer, et la coordination de l’ensemble des acteurs du territoire pour mieux agir ensemble, et en proximité. Il se décline en cinq axes :

  • Axe 1 : Faciliter l’accès aux droits et l’accessibilité aux services départementaux des Solidarités,
     
  • Axe 2 : Agir autrement avec les personnes, en renforçant la prévention,
     
  • Axe 3 : Soutenir les dynamiques de diversification, de transformation de l’offre sociale, médico-sociale et d’insertion et renforcer son accessibilité et son efficacité,
     
  • Axe 4 : Renforcer l’observation et l’animation territoriale dans une approche transversale et partenariale,
     
  • Axe 5 : Maintenir et développer l’attractivité de tous les métiers de l’accompagnement social, médico-social et de l’insertion.

Depuis 2024, 91 actions ou sous-actions ont été mises en œuvre ou sont en cours de mise en œuvre, soit 55% du total des actions ou sous actions du schéma.

La programmation 2026 comprend une quarantaine d'actions, sur trois thématiques prioritaires : 

  • L’accompagnement à l’âge adulte des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance ou repérés
     
  • Le renforcement des articulations et la mobilisation des dispositifs santé – handicap en direction de certains allocataires du RSA
     
  • La mesure de l’expérience usager. 

Consultez en ligne le Schéma départemental des solidarités 2024-2028