

Les incontournables des mois de novembre - décembre
Le Département présente présente l'exposition Créer un vase au Jardin des métiers d'Art et du Design à Sévres. Jusqu'au 28 février 2027

Dans une scénographie éco-conçue et originale signée Emilieu Studio, l’exposition réunit 21 vases uniques imaginés par 10 designers d’avenir. Sous le commissariat de Céline Saraiva, conservatrice et responsable de la collection design et arts décoratifs au Cnap, l’exposition met en lumière la diversité des pratiques du design contemporain ainsi que les démarches de recherche qui les nourrissent.
Week-end du JAD 7 et 8 novembre de 11h à 17hAutour de Créer un vase, le JAD et le Cnap proposent une programmation qui prolonge l’exposition au fil des gestes, des rencontres et des expériences sensibles. Des savoir-faire aux performances, de l’olfaction à la photographie, de la création florale à la fabrication, chaque rendez-vous explore une nouvelle manière d’habiter cet objet universel. Lire la suite |

Les Extatiques – « D’autres mondes » à Paris La Défense - Brèches, jusqu'au 15 novembre
Avis à tous les fans d’art sous toutes ses formes !
Cette année, Les Extatiques se métamorphosent en une véritable saison culturelle ambitieuse intitulée « D’autres Mondes », ode au vivant, à l’écologie et aux mondes invisibles.
Telle une constellation de nouveaux formats artistiques, d’expériences publiques, de récits et de rencontres au cœur de Paris La Défense, le programme vous promet des œuvres sensorielles, des performances acrobatiques, des photographies immersives et des secrets dévoilés…
Prochain rendez-vous : Brèches
Du 17 septembre au 15 novembre 2026, la saison se poursuit avec un événement exceptionnel à l’occasion du Bicentenaire de la Photographie.
Le quartier de Paris La Défense accueillera l’exposition Brèches, conçue comme un parcours à ciel ouvert à travers le méandre des tours. Cette exposition de photographie dans l’espace public invite à redécouvrir la ville à travers le regard de photographes invités, dont les œuvres s’inscriront directement sur les bâtiments et infrastructures du site.
Une proposition artistique qui rappelle que le vivant fourmille même en ville et que nous ne sommes jamais seuls.
Big Band ! Du 20 au 29 novembre

À Antony, la 21e édition de Place au Jazz ! s’ouvre et se referme au gros son des orchestres.
Ça commence à l’Espace Vasarely avec le Big Band d’Antony dans un nouveau programme qui rend notamment hommage au pianiste Chick Corea. Puis Olivier Guion dirigera la première en France d’un conte musical oublié, Journey into Jazz, voyage dans les États-Unis des sixties composé par Gunther Schuller et admiré par Leonard Bernstein. Place ensuite aux petites formations, dont le trio Jokers de l’accordéoniste Vincent Peirani accompagné de Federico Casagrande à la guitare et Ziv Ravitz à la batterie. Sur la scène du théâtre Firmin-Gémier/Patrick-Devedjian, les styles et les formations s’enchaîneront durant le dernier week-end : les standards du quartet du trompettiste américain Joe Magnarelli ; Floating avec – s’il vous plaît – le saxophoniste Émile Parisien, le pianiste Yaron Herman, le joueur de tabla Prabhu Edouard et le contrebassiste Florent Nisse. Retour en clôture aux cuivres éclatants avec The Amazing Keystone Big Band, dirigé par Bastien Ballaz (trombone), Jon Boutellier (saxo), Fred Nardin (piano) et David Enhco (trompette), qui invitent la chanteuse Neïma Naouri – fille du baryton Laurent Naouri et de la soprano Natalie Dessay – à rendre hommage à Judy Garland.
Trames contemporaines, jusqu’au 6 décembre


La Maison des arts de Châtillon donne avec Textile(s) la parole à trois artistes plasticiennes qui fabriquent, entre inquiétude et réconfort, l’étoffe de notre monde.
Laurence Aellion, préoccupée par les océans de déchets plastiques, en use pour donner vie à une faune et une flore étranges et magnifiques, de fils et de filets recyclés, aux formes subtiles et aux couleurs éclatantes. Florence Brodard tricote en abondance un univers intérieur « où l’on aimerait se blottir pour échapper au tumulte du monde ». Lili Bel, elle aussi, transforme l’espace et les matières à la manière d’une fileuse de cocons doux, généreux et pleins de fantaisie où l’œil se réjouit d’autant plus qu’il n’est pas interdit de toucher.
Histoires tissées, jusqu'au 12 décembre
Sous le titre Tout ce qui nous reste, l’exposition présentée à la Maison des Arts de Bagneux jusqu'au 12 décembre, est à la fois un manifeste des luttes et une invitation à constituer une archive commune à travers des dispositifs participatifs.
En 2025, Cindy Bannani était invitée au Salon de Montrouge. Pour sa première exposition à la Maison des Arts de Bagneux, la jeune plasticienne, diplômée de l’École supérieure des Beaux-Arts de Grenoble et de la Haute École d’Art de Berne, poursuit un travail artistique où la forme – principalement des trames textiles, des broderies et des tissages – matérialise ses recherches sur l’entrecroisement des récits personnels et des histoires collectives, modestes et souvent oubliées, au fil de la mémoire des personnes immigrées en France.
La palanche et le seau, du 23 novembre au 14 mars


Invitée de la cinquième résidence de création au sein des collections du Musée départemental Albert-Kahn, Jamila Wallentin présente Porter l’eau, du 23 novembre au 14 mars dans la salle des Plaques.
Selon un rituel renouvelé chaque année, la jeune plasticienne s’est immergée symboliquement dans les Archives de la Planète pour en faire jaillir une forme d’expression en mouvement qui circule entre installation, sculpture, danse et vidéo. Au cœur des images sélectionnées par Jamila Wallentin, le geste quotidien bientôt oublié de celles – car ce sont souvent des femmes – qui faisaient venir l’eau à la force de leurs corps. Lourdes céramiques en équilibre sur la tête – le terme universitaire est « port de charge céphalique » – ou récipients pendus au bout d’un joug de bois – la palanche, qui donne lieu ici à un travail de sculpture et de danse – les gestes de nos ancêtres et de nos contemporains privés du confort de l’eau courante nous révèlent combien la ressource en eau, sa disponibilité, son accessibilité sont des questions vitales pour la civilisation, quelle qu’elle soit. Avec Porter l’eau, et pendant que la grande exposition temporaire (Choisir la paix, le combat d’Albert Kahn) explore dans le bâtiment principal les ruines et les espoirs d’après les guerres, c’est comme si le musée entendait mettre en résonance ses collections avec deux préoccupations majeures de l’actualité.
► albert-kahn.hauts-de-seine.fr
Indémodable, jusqu’au 10 janvier

La Maison des Arts d’Antony présente l'exposition Frank Horvat, la photo de mode réinventée jusqu’au 10 janvier.
Dans la série d’expositions célébrant dans les Hauts-de-Seine le bicentenaire de la photographie – initiée dès le mois de juin par l’exposition départementaleDeux siècles d’images, toujours visible en plein air au parc de Sceaux et aux Chanteraines – la Maison des Arts d’Antony inscrit l’une des figures altoséquanaises les plus en vue sur le plan international : Frank Horvat (1928-2020). Comme il y eut Doisneau à Montrouge, comme il y a Depardon dans sa maison-atelier de Clamart, Horvat fut l’un de nos « pays », comme disaient les anciens, à partir de la fin des années quatre-vingt, travaillant et innovant dans son studio de Boulogne. C’est à l’univers très codé de la mode, qu’il s’ingénia à bousculer avec le naturel du reporter, que s’intéresse l’exposition.
Nuits parisiennes, jusqu’au 21 février

Le Hangar Y à Meudon, Monument historique désormais lieu culturel, présente jusqu’au 21 février Brassaï, l’œil de Paris, un ensemble inédit de cent tirages du photographe.
Il s’appelait Gyula Halász, né à Brașov dans l’Empire austro-hongrois à la toute fin du XIXe siècle. Installé dans les années vingt à Paris, il prend le pseudonyme de Brassaï comme un exilé mentionnerait son lieu de naissance avant de se fondre dans une nouvelle identité : celle d’une « des grandes voix photographiques du modernisme, un véritable chroniqueur de son époque et de la ville ». Paris est son terrain de jeu en noir et blanc, un Paris souvent nocturne, peuplé de silhouettes anonymes, de voyous et de fêtards, et de célèbres acolytes, comme l’écrivain Henry Miller, Picasso ou Kiki de Montparnasse. L’anecdote vient d’une autre époque mais elle dit bien le soin que le photographe accordait à la technique – et notamment celle balbutiante de la photographie de nuit : il mesurait la durée d’exposition au temps nécessaire pour fumer une cigarette, de la classique « pose gauloise » à la longue « pose boyard »… « Il sculptait littéralement ses images, se souvient son neveu Philippe Ribeyrolles, commissaire de l’exposition. Il y avait dans ces gestes une lenteur maîtrisée, une forme de concentration absolue. Il ne développait pas simplement des photographies : il les faisait renaître de son souvenir ».
Paysages retrouvés jusqu'au 21 février
Le musée d’Art et d’Histoire de Meudon ravive le souvenir du peintre Albert Lebourg (1849-1928), un impressionniste oublié, en une soixantaine d’oeuvres visibles du 18 septembre au 21 février.
Détenteur d’une collection dédiée au paysage – la donation Grellety-Bosviel, constituée avec passion par un jeune amateur disparu il y a un peu plus de vingt ans – le musée meudonnais extrait de son fonds trois huiles sur toile d’Albert Lebourg, deux du Bas-Meudon et une du port de La Rochelle, et les complète avec des prêts nombreux sous le commissariat scientifique de François Lespinasse, spécialiste de l’École de Rouen dont relève le peintre. Et nous voilà, nous, béotiens, devant une jolie découverte !
Disons une redécouverte pour les Franciliens qui visitent le Musée d’Orsay, et les Normands, Nordistes ou Alsaciens qui fréquentent leurs musées des Beaux-Arts. Car cet « impressionniste oublié », emblématique de ceux qu’on a appelés « les petits maîtres » sans qui l’histoire de l’art serait bien décharnée, fut, à la quatrième exposition impressionniste de 1879 voisin de cimaise de Caillebotte, Pissarro, Monet… Il voyage dans le paysage français, sur les rivages ou sous le soleil colonial, aime les cathédrales et la neige. Dans ses plus belles réussites, son pinceau moelleux au service du ciel et de la lumière vaut bien quelques brosses de gloires plus grandes que la sienne.
L’île des arts, jusqu’au 7 mars


Jusqu’au 7 mars, la première exposition du Large, nouveau lieu culturel sur l’île Seguin, se souvient à travers les arts de l’histoire du lieu.
Comme en miroir de La Seine Musicale, avec entre les deux les sculptures du parc départemental Gautier-Mougin en guise d’avant-programme, le Large, c’est d’abord une architecture d’exception : conçue par les Catalans RCR Arquitectes, ceux du musée Soulages à Rodez, elle complète sur la Pointe des Arts le geste initié en aval par Shigeru Ban – les deux étant d’ailleurs lauréats du prix Pritzker, le « Nobel » d’architecture. C’est ensuite, porté par le groupe Emerige et son président, Laurent Dumas, également collectionneur, la volonté « de partager la création artistique avec tous les publics ». C’est surtout un nouveau lieu dédié aux cultures contemporaines qui prend le temps, pour son exposition inaugurale, de sonder la mémoire de l’île Seguin en faisant appel à cinquante chefs-d’œuvre de la collection Renault et à dix-sept commandes adressées à des artistes d’aujourd’hui, sur le thème du Moteur imaginaire ; mieux qu’un titre, ce pourrait être une invitation à aller de l’avant. « Parce que l’art transforme notre manière de voir et de comprendre le monde, écrit le président du Large, sa transmission est essentielle. » Une détermination bienvenue, en harmonie avec celle du Département au cœur de la Vallée de la Culture.
► Lire aussi notre article Sur l'île Seguin, l'appel du Large
Espaces invisibles jusqu'au 24 avril 2027
Près d’un an après l’ouverture du nouveau Théâtre des Amandiers de Nanterre, nous sommes invités à pactiser avec les fantômes qui hantent ses plateaux depuis 50 ans au cours de moments de théâtre pas tout à fait comme les autres.
L’idée, née la saison dernière, a eu tant de succès qu’elle est prolongée cette année. Une façon de pénétrer au coeur du réacteur, imaginée par le jeune écrivain, dramaturge et metteur en scène Noham Selcer ; guidés par des comédiennes et comédiens, nous déambulons dans les espaces qui sont généralement refusés : coulisses, loges, dessous de scène, machinerie et nous y croisons des fantômes des Amandiers – bienveillants et bien vivants. Évidemment Patrice Chéreau qui répète un texte de Bernard-Marie Koltès tout là-haut, sur le grill d’où pendent poulies et câbles. Jane Birkin marivaude en fausse suivante, Anna Petrovna reçoit chez elle ce fou de Platonov. Et puis il y a le murmure des amandiers en fleur dans la voix du poète Mahmoud Darwich… Cinq fantômes des Amandiers, ce ne sont pas seulement les ombres du passé, les directeurs et les acteurs, mais aussi le théâtre d’aujourd’hui, demain des spectateurs peut-être clandestins cachés sous la grande scène…
Le Département présente Choisir la paix. Le combat d’Albert Kahn (1860-1940), jusqu'au 13 juin 2027
LE BANQUIER PACIFISTE

L’exposition retrace le parcours d’Albert Kahn, banquier, philanthrope et visionnaire, marqué par l’exil et témoin de plusieurs guerre. Témoin de trois conflits, Albert Kahn a consacré sa vie et sa fortune à favoriser l’entente entre les peuples, persuadé que la justice, le droit, la connaissance et le dialogue entre les nations sont les conditions d'une paix durable. Du 13 octobre 2026 au 13 juin 2027 au musée départemental Albertt-Kahn a Boulogne-Billancourt.
Albert Kahn crée entre 1898 et 1929 plusieurs initiatives novatrices : les bourses Autour du Monde, les Archives de la Planète, ainsi que le Comité national d’études sociales et politiques. Son engagement s’inscrit dans une réflexion sur une paix fondée sur le droit et la coopération internationale. Le parcours met en lumière le contraste entre ses idéaux pacifistes et les réalités géopolitiques de son époque, notamment les nationalismes, les guerres et la fragilité des institutions internationales. Il montre également comment son héritage reste actuel et nourrit une réflexion sur la paix, le dialogue et les relations entre les peuples.
Le Département présente Chateaubriand et Juliette Récamier. Mon dernier rêve étant pour vous jusqu'au 26 septembre 2027
Love Story
La Maison de Chateaubriand, au Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups à Châtenay-Malabry, met en scène du 2 octobre 2026 au 26 septembre 2027, la relation sentimentale et littéraire entre l’hôte des lieux et la brillante Madame Récamier.
René et Juliette… Toutes les histoires d’amour ne finissent pas mal, la preuve avec celle, complexe, entre François-René de Chateaubriand (1768-1848) et Juliette Récamier (1777-1849), née Julie Bernard à Lyon, épouse à 15 ans – platonique et « de convenance » – du banquier Jacques Récamier. Chez l’écrivain romantique, les amours passaient par l’encre de la plume. Juliette Récamier fut l’objet – le sujet, le complément – de celles-ci tout au long d’une phrase quasi ininterrompue, traversée de ruptures de ton et s’acheminant, dans des délices de style, jusqu’au point de suspension final. Juliette, d’abord et avec toutes les précautions de regard qu’impose notre époque, était belle. En témoignent, entre autres peintres et dessinateurs, Gérard et David, dont une copie du fameux portrait ainsi que la non moins fameuse méridienne font partie de la soixantaine de pièces réunies. Juliette, surtout, était brillante, qui tenait salon et correspondance littéraires. L’exposition Chateaubriand et Juliette Récamier. Mon dernier rêve étant pour vous se construit, de la passion des débuts à la tendre fidélité de l’âge mûr, au fil de deux plumes qui écrivent leur histoire d’amour autant qu’ils la vivent.
Le Département présente En quête de justice, jusqu'au 18 juin 2027
Mémoires judiciaires
Les Archives départementales nous ouvrent un rayon méconnu de leurs « armoires » historiques : elles assurent la conservation de plusieurs fonds d’institutions judiciaires, depuis l’Ancien Régime jusqu’au très récent Pôle national des crimes sériels ou non élucidés – les fameux cold cases. Structurée en volets – le système judiciaire royal, la nouvelle organisation du XIXe siècle à 1958, les transformations depuis la création du département… –, l’exposition En quête de justice. Justice et justiciables dans les Hauts-de-Seine du XVIIe siècle à nos jours se tient du 19 septembre 2026 au 18 juin 2027 au Archives à Nanterre.
Le Département présente De Malraux à Malraux, jusqu'au 27 juin 2027
Un homme de culture
L’exposition De Malraux à Malraux – les 50 ans de la disparition d’André Malraux (1901-1976) célèbre, du 19 septembre 2026 au 27 juin 2027, l’écrivain, le politique, l’homme de culture en vingt images fortes dans les allées du parc départemental qui porte son nom et dont il fut l’initiateur au sein d’un grand projet culturel des années 1960.
Gratuite, labellisée par la commission nationale chargée du cinquantenaire, elle fait également écho aux manifestations liées au bicentenaire de la photographie : André Malraux, résistant, prix Goncourt, premier détenteur du portefeuille de ministre des Affaires culturelles sous la présidence de Charles de Gaulle, était un homme de son temps dont la pensée et l’oeuvre ne négligeaient pas l’importance de l’image.
Notre page dédiée ► www.hauts-de-seine.fr/exposition-de-malraux-a-malraux
































