Les Extatiques : Exposition Sous l’Horizon
Envie d’explorer les profondeurs de l’océan sans bouteille ni combinaison ? Sous l’Horizon, la première exposition de la saison 2026 des Extatiques, vous embarque pour une aventure sensorielle unique sous La Grande Arche du 3 au 26 avril 2026 !
La manifestation culturelle Les Extatiques se métamorphose pour devenir plurielle. Pensée désormais comme une véritable saison, elle se déploie autour du thème « D’autres Mondes » comme une constellation de formats artistiques, d’expériences publiques, de récits et de rencontres au coeur du 1er quartier d’affaires d’Europe. Premier rendez-vous, l’exposition Sous l’Horizon invite à une immersion dans les mondes invisibles de l’océan, dans un espace de 1000 mètres carrés, habituellement non accessible au public, situé sous la Grande Arche. Équipés d’un casque audio et d’une lampe torche, les visiteurs traversent un parcours sensoriel mêlant art, science et fiction.
La plus grande part du monde palpite hors de notre regard. Elle commence sous l’horizon, dans un espace liquide où la lumière se dissout en quelques mètres. C’est là, sous une pression équivalente au poids d’un gratte-ciel posé sur le bout d’un doigt, que la vie a surgi il y a plus de 3,5 milliards d’années. Elle a inventé la bioluminescence bien avant le feu, les symbioses bien avant les forêts, les architectures coralliennes bien avant nos villes. L’océan, qui couvre 70 % de la surface du globe et régule le climat, absorbe chaque jour 90 % de la chaleur excédentaire due au dérèglement climatique. Il produit plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Il est le premier poumon de la Terre, le premier coeur battant du vivant. Et pourtant, plus de 80 % de ses fonds demeurent inexplorés.
Cette exposition est une plongée dans cet autre monde encore en devenir dans nos imaginaires
Elle s’ouvre comme on franchit l’écoutille d’un sous-marin ou la brèche d’une épave gagnée par les algues, dans un espace interstitiel métamorphosé qui se déploie sous la Grande Arche. Dans cette Salle des Colonnes, quatre artistes déploient leurs univers marins et constituent une traversée poétique et sensorielle. Guidés par un récit composé par Mariette Navarro et raconté par Emily Loizeau, dont la langue navigue entre réel océanographique et fiction abyssale, les visiteurs déambulent dans l’obscurité, réunis en un petit groupe, casque audio aux oreilles, lampe torche à la main, dans une plongée qui ne raconte pas seulement l’océan mais qui nous y rend vulnérables, attentifs, poreux — comme si nos corps se remettaient à respirer par les branchies.
La descente commence au son du microbiome océanique : ces milliers de milliards de micro-organismes qui transforment le carbone, nourrissent la chaîne alimentaire et façonnent depuis toujours l’équilibre invisible de notre planète. Ils cèdent peu à peu la place au battement de coeur d’un poisson, mis en résonance par Antoine Bertin, comme un sonar vivant.
Plus loin, dans les profondeurs, le visiteur pénètre dans La Zone de minuit d’Ugo Schiavi, là où la lumière disparaît totalement, au-delà de 1000 mètres de profondeur. C’est l’espace des créatures impossibles : méduses fantômes, poissons aux dents translucides, organismes dont 90 % sont encore inconnus. Les vidéos et sculptures de Schiavi, flottantes et mutantes, semblent naître de ce limon cosmique où se rencontrent mythologies, futurs effondrés et déchets remontés de la surface.
Puis vient le territoire de la bioluminescence, qui nous est révélé par Jérémie Brugidou. Là, le visiteur rencontre la lumière vivante. De véritables photo-bactéries, des êtres minuscules qui diffusent une lueur née sans soleil, une lumière fabriquée par le vivant lui-même. Dans les profondeurs, cette lumière est un langage — pour attirer, repousser, séduire, tromper, survivre. Plus de 75 % des espèces abyssales y ont recours. Brugidou nous initie à cette grammaire secrète, comme autant de chapitres d’une histoire du monde écrite dans le noir.
Le voyage s’achève dans une grotte sacrée, un repli du monde dédié à Yemayá, déesse mère des océans. Concevoir cet espace, pour Shivay La Multiple, c’est reconstituer le geste primordial : celui d’être enveloppé, porté, bercé par l’eau. L’installation devient un lieu de recueil, une chambre intérieure où chacun retrouve ce que la mer a laissé en nous : notre mémoire saline, notre vulnérabilité ancienne, notre appartenance au vivant. Car l’océan n’est pas seulement un paysage : c’est notre origine, notre futur, notre respiration. Et c’est peut-être dans sa nuit que repose encore la possibilité d’un nouvel imaginaire du monde.
La plus grande part du monde palpite hors de notre regard. Elle commence sous l’horizon, dans un espace liquide où la lumière se dissout en quelques mètres. C’est là, sous une pression équivalente au poids d’un gratte-ciel posé sur le bout d’un doigt, que la vie a surgi il y a plus de 3,5 milliards d’années. Elle a inventé la bioluminescence bien avant le feu, les symbioses bien avant les forêts, les architectures coralliennes bien avant nos villes. L’océan, qui couvre 70 % de la surface du globe et régule le climat, absorbe chaque jour 90 % de la chaleur excédentaire due au dérèglement climatique. Il produit plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Il est le premier poumon de la Terre, le premier coeur battant du vivant. Et pourtant, plus de 80 % de ses fonds demeurent inexplorés.


Paris La Défense est engagé dans une transformation profonde. Quartier d’affaires de rang mondial, il est aujourd’hui aussi un territoire mixte, vivant, habité, qui accueille chaque jour des salariés, des habitants, des étudiants, des visiteurs et des publics toujours plus divers. Dans ce contexte, la culture constitue un levier stratégique majeur : elle accompagne l’évolution des usages, renforce l’attractivité du site et contribue à façonner une identité contemporaine, ouverte Et partagée. Les Extatiques portent une ambition forte : positionner Paris La Défense comme une destination culturelle. En investissant aussi bien des lieux emblématiques que des espaces habituelle-ment inaccessibles, en déployant des oeuvres et créations dans l’espace public et en favorisant des formats ouverts et gratuits, ces rendez-vous participent à la valorisation du territoire et à la transformation de son image. Paris La Défense ne se contente plus d’être un lieu de passage ou de travail, il est devenu un lieu de destination, de partage, aux engagements environnementaux et sociétaux forts, qui se projette dans l’avenir. |





























