Les expositions dans les musées départementaux et aux archives départementales

À partir du 22 janvier, la Maison de Chateaubriand plongera ses visiteurs dans un univers chatoyant conçu avec la maison Pierre Frey, éditeur et fabricant de tissus d’ameublement. Au coeur du sujet, l’intérêt des écrivains pour les tissus d’ameublement, aussi bien dans la décoration de leurs demeures que dans l’écriture de leurs romans.

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Santaolaria Vicente (1886-1967). Paris, musée de la Vie romantique. D89.101

Parures d’intérieurs

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 "Victor Hugo dans le look-out à Hauteville House".Tirage sur papier albuminé. 1878-1878. Paris, Maison de Victor Hugo © CC0 Paris Musées / Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey

"On se demandait par quels procédés les rideaux pendus aux fenêtres avaient pu subsister si longtemps, car ils étaient en calicot jaune imprimé de rosace rouge de la fabrique de Jouy. Oberkampf avait reçu des compliments de l'Empereur pour ces atroces produits de l'industrie cotonnière en 1809."  

Honoré de Balzac, Le Cousin Pons (1847) 

À une époque où l’obsession de l’apparence et la recherche du confort s’amplifient, jusqu’à créer des pièces habillées du sol au plafond, les étoffes reflètent la manière dont les écrivains s’approprient leur univers intime. La décoration, voire la mise en scène comme chez Victor Hugo ou  Edmond et Jules de Goncourt, recouvre des dimensions multiples : sociale, professionnelle, économique, créative, esthétique, symbolique, sensuelle, psychologique, etc. Le public est friand de descriptions détaillées d’intérieurs de personnalités en vue, d’artistes, dont les écrivains, qui se prêtent au jeu et mettent en scène leur décor quotidien. La première partie de l’exposition s’intéressera ainsi aux textiles commandés par les auteurs pour leurs intérieurs. « Leurs goûts et leurs choix sont analysés et illustrés en s’appuyant sur des témoignages, des peintures, des gravures et des photographies, mais aussi sur de rares documents inédits tels que des archives de tissus anciens et des recueils de commandes auprès de fabricants de textiles », décrivent Anne Sudre, responsable de la conservation à la Maison de Chateaubriand, co-commissaire de l’exposition et Sophie Rouart, co-commissaire de l’exposition. À l’évocation de l’intimité des écrivains, de leur lieu de vie, répondra la présentation de l’édition originale d’un ouvrage écrit dans ce même décor.  « Dans la sphère privée, chacun d’entre eux exprime ses goûts personnels  avec l’aide ou non d’un tapissier. Balzac a recours aux conseils de Monsieur Lefébure pour meubler l’hôtel de la rue Fortunée. Hugo a donné une dimension symbolique à sa maison où les références à ses écrits, sa vision du monde, sont omniprésentes. Les tissus y abondent du sol au plafond, reflétant bien la folie du textile de l’époque. Bien que Maupassant fasse également appel à un tapissier nommé Kakléter, il s’implique dans le choix des étoffes et dans l’aménagement de son intérieur, comme le rapporte son valet de chambre. Zola  mélange les styles. Il semble acheter pour acheter, un peu pêle-mêle, au hasard de sa fantaisie, suivant les caprices de son oeil, la séduction des formes et de la couleur, sans s’inquiéter comme Goncourt des origines authentiques et de la valeur incontestable. Cette appétence pour les étoffes et la décoration trouve son paroxysme chez Edmond de Goncourt. La maison qu’il habite à Neuilly avec son frère fait l’objet d’une publication, La maison d’un artiste, dans laquelle il décrit avec minutie tous les objets qui la composent. »

Descriptions de toilettes et d’intérieurs envahissent le roman réaliste, comme l’illustrera la deuxième partie de l’exposition consacrée aux « étoffes dans la littérature ». 
Avec la floraison des romans réalistes, les textiles décoratifs occupent une place importante au fil des pages, parmi les détails caractérisant les personnages, et constituent un langage à part entière. Les auteurs utilisent une grande diversité de tissus, dont les sonorités rythment le texte : la moire, le damas, le velours d’Utrecht ou de Gênes, le lampas, le brocart pour les plus évocateurs. Sous l’impulsion de la révolution industrielle, de nouveaux thèmes se déploient : le développement des manufactures, l’apparition des grands magasins, la transformation de l’économie et des métiers du textile. Mêlant styles, époques et influences, Honoré de Balzac, Victor Hugo, George Sand, Edmond et Jules de Goncourt, Émile Zola et Guy de Maupassant garnissent leurs romans de tissus décoratifs. Anne Sudre précise le parti pris de la présentation : « Nous voulons montrer comment les textiles témoignant d’un langage et d’un vocabulaire particuliers ont des fonctions multiples dans les romans. Caractériser une époque, décrire un contexte social, camper des personnages, construire la narration, dépeindre des décors, ou encore évoquer des sens et sensations, autant d’usages que les auteurs font des étoffes dans Au Bonheur des Dames, Nana, La Conquête de Plassans, Madame Bovary, Le Cousin Pons, Bel-Ami... ». Leurs oeuvres se confronteront à d’autres sources, iconographiques, photographiques ou peintes, à des documents textiles et à des archives pour déterminer si la narration s’appuie sur des pratiques décoratives existantes ou si elle est fantasmée. Pour donner vie et relief à ces descriptions, une galerie de tissus accompagnera les citations issues des romans : les visiteurs pourront toucher des échantillons de percale, de sergé, de moire, de brocatelle, de damas, de velours d’Utrecht ou de Gênes, ou encore de lampas et de brocart… La présentation des métiers dédiés, tapissier, grisette, blanchisseuse ou vendeur, incontournables dans les romans, reflétera les transformations apportées par la révolution industrielle.null

Gilbert René Joseph (1858-1914). Paris, Sénat - palais du Luxembourg. RF1574 © Christian Jean / Hervé Lewandowski

Chateaubriand et les étoffes

Un aparté, en guise de conclusion, s’intéressera aux représentations des oeuvres de Chateaubriand dans les arts décoratifs. À contre-courant, Chateaubriand était peu intéressé par les tissus d’ameublement pour ses demeures, mais utilisait le vocabulaire des étoffes pour tisser des métaphores en lien avec la nature, tandis qu’Atala et Les Martyrs furent transposés dans les toiles imprimées. " Alors que Chateaubriand était réputé pour avoir des  goûts simples, des épisodes particulièrement appréciés de ses célèbres romans, surtout Atala, se déploient sur de riches toiles imprimées, en peinture, sculpture, gravure, et se déclinent sur des assiettes, vases et autres pendules".
 À mi-chemin entre histoire littéraire et arts décoratifs, l’exposition se poursuivra tout naturellement dans les collections permanentes de la Maison où de nombreuses étoffes ornent les salles dans l’esprit du XIXe siècle. Les murs de la chambre de Chateaubriand, récemment rénovée, arborent ainsi un « nouveau » tissu à la place du papier peint. « Il s’agit d’une création à partir d’une pièce d’archive Lampas Premier Empire, dont le motif et les rayures néo-classiques, assez simples, sont caractéristiques des années 1810-1820, détaille Pierre Téqui, chargé de la conservation de la bibliothèque à la Maison de Chateaubriand. L’archive en question est issue des collections de la maison Le Manach, rachetées par la maison Pierre Frey, qui a recréé le motif et fabriqué le tissu imprimé. Juste à côté, les murs de la chambre de Juliette Récamier présentent un tissu au motif de l’églantier, d’après une archive de la fin du XVIIIe siècle provenant des collections de la maison Braquenié. » Autant de merveilles qui participent à l’atmosphère de cette maison d’écrivain, à admirer en ce début d’année.

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Maison Braquenié, Moquette Petit émir, XIXe siècle, moquette Wilton © Patrimoine Pierre Frey

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Manufacture nantaise, Atala et Chactas, XIXe siècle, toile de coton imprimée à la plaque de cuivre,© DR collection particulière

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Manufacture de Rouen, garniture de lit, Eudore convertit Cimodocée (détail), vers 1820, toile de coton imprimée, Maison de Chateaubriand © CD92/Vincent Lefèbvre

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Karl Yvanovitch Kollmann, Chambre luxueuse ukrainienne , 1850, aquarelle © Musée Balzac, Château de Saché, Conseil Départemental d’Indre-et-Loire

Informations pratiques

Étoffes et littérature . Les textiles dans la littérature du XIXe siècle Maison de Chateaubriand
Du 22 janvier au 24 juillet
Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 13h à 17h en janvier-février, puis 18h30 de mars à juillet
Tarif : 5 € - Tarif réduit : 4 €
Gratuit pour les moins de 18 ans
Des ateliers d"écriture autour de l’exposition sur vallee-aux-loups.hauts-de-seine.fr 

Idée de visite

Le musée de la Toile de Jouy consacre une exposition aux étoffes et à la littérature, plus particulièrement dédiée à « La littérature dans les Indiennes aux XVIIIe et XIXe siècles », en collaboration avec la Maison de Chateaubriand.
À voir à Jouy-en-Josas jusqu’au 27 mars 2022.
museedelatoiledejouy.fr

Un reportage du Guide vallée-culture janvier-février 2022 

 

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L'exposition proposée par le Département, dans les écuries du Domaine départemental de Sceaux du 18 septembre 2021 au 20 mars 2022, présente l'oeuvre singulière du sculpteur-dessinateur né à Neuilly-sur-Seine le 6 août 1900. De ses premiers dessins au milieu des années 20, aux oeuvres monumentales de la fin de sa vie "Les Verticales" et les dessins grands formats, de l'art figuratif à l'art abstrait, découvrez la vie et l'oeuvre de Jacques Zwobada.

En présentant près de cent-cinquante œuvres, cette exposition rétrospective couvre l’ensemble de la carrière artistique de Jacques Zwobada (1900-1967). Des portraits intimes de ses débuts aux dessins monumentaux et aux grands bronzes réalisés après le décès de son épouse Antonia, le parcours invite à découvrir les deux aspects de son art : le dessin et la sculpture. Parfaitement complémentaires, ces deux formes d’expression sont en effet comprises par l’artiste comme des arts indépendants qu’il met en résonance, notamment à partir des années 1950, lorsqu’il se voue à l’abstraction. L’exposition est accompagnée d’une riche programmation culturelle à destination de scolaires et du grand public, rendant hommage à l’artiste et aux techniques qu’il affectionnait.
Un événement qui fait écho à la fonte par le Département de LaVerticale en bronze, œuvre monumentale qui prendra place dans le parc départemental André Malraux en 2022.
La conception de la scénographie de l'exposition est confiée à l’atelier Paoletti & Rouland

Notre reportage vidéo Le Département des Hauts-de-Seine met à l'honneur l'œuvre de Jacques Zwobada au domaine départemental de Sceaux

Le parcours muséographique

Le début de carrière et l'art figuratif...
La première partie de l’exposition présente le travail figuratif de l’artiste, en donnant à voir sa réflexion sur le corps humain et tout particulièrement sur la figure et le nu féminin. L’influence de sa formation académique et celle de Rodin, figure tutélaire du sculpteur, se ressentent fortement dans ces travaux. Les portraits de ses proches, dessinés ou sculptés, permettront aussi de familiariser le visiteur avec le milieu artistique dans lequel évoluait Jacques Zwobada. Seront notamment présentés : René Letourneur, Antonia Fiermonte, André Caplet, les Vilmorin…

Focus : Les Fleurs du Mal et travail d’illustrateur de Zwobada.
Jacques Zwobada travaille à partir de1942 sur des illustrations de L’Après-midi d’un Faune de Stéphane Mallarmé. En 1945, il illustre les poèmes des Fleurs du mal de Charles Baudelaire, qui font l’objet d’une publication chez l’éditeur Léon Pichon. Des fusains et lithographies issues de ces deux séries seront exposées.

Le passage vers l’abstraction...
Au commencement des années 1950, Jacques Zwobada glisse vers l’art abstrait. L’entremêlement des corps jusque-là clairement représentés laisse la place à un réseau de lignes courbes qui effacent la présence humaine. L’artiste évolue vers des compositions monumentales au cours de la décennie suivante. 

Focus : le thème de la Verticale

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Projet du concours monument du Général Leclerc Porte d’Orléans, Paris
"Zwobada", Pierre Cabanne les éditions de l’amateur


En lien avec la fonte de la Verticale monumentale du parc André Malraux, ce thème récurrent dans l’œuvre de Jacques Zwobada, fera l’objet d’une attention particulière par l’exposition de plusieurs modèles de sculptures et quelques croquis. Voir notre FOCUS

Le mausolée de Mentana et l’obsession de la mort d’Antonia
À la suite du décès de son épouse Antonia en 1956, Jacques Zwobada entreprend de lui élever un mausolée à Mentana, à quelques kilomètres au nord de Rome, en collaboration avec l’architecte Paul Herbé. La maquette du monument et des croquis illustrant l’important travail de recherche nécessaire à sa conception sont présentés ainsi que les dernières œuvres de l’artiste, dans lesquelles ressort son intensité expressionniste et l’ampleur du désespoir dans lequel l’a laissé la mort d’Antonia : la série des sculptures de divinités chtoniennes, les bustes d’Antonia, le travail autour des Chevauchées.

À noter et à  ne pas manquer : la projection de l’interview d’Anne Filali, réalisée en 2019 par la société de production de Fabrice Gardel.

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Jacques Zwobada, Chevauchée nocturne, 1956, bronze, 45 x 12,5 x 15,6
© CD92/Philippe Fuzeau

Autour de l'exposition

La programmation culturelle sera composée de visites guidées réalisées par les médiateurs du Musée départemental de Sceaux, de lectures des Fleurs du Mal sur un week-end et de visites musicales de l’exposition qui comprendront la diffusion d’œuvres ayant inspiré l’artiste. Un partenariat est envisagé avec le musée Rodin de Meudon pour une journée commune de visite, Jacques Zwobada ayant été profondément influencé par le sculpteur.

Des ateliers encadrés par des artistes seront proposés à un public d’amateurs et de familles. Ils font échos aux techniques employées par Zwobada et permettront la pratique du dessin d’après modèle vivant, du monotype, de la sculpture.

Une offre pédagogique destinée au public scolaire viendra renforcer cette programmation grâce à des visites dédiées et des ateliers pédagogiques. Les travaux des élèves feront l’objet d’une valorisation en ligne et au musée.  

Les visites guidées de l’exposition pour découvrir les deux aspects de son art : le dessin et la sculpture, du figuratif à l’abstrait. : tous les jeudis à 15h, les dimanches : 26 septembre / 24 octobre./ 14 novembre./21 novembre/ 19 décembre./ 26 décembre./ 23 janvier 2022 ./ 13 février / 20 février./ 13 mars/ 20 mars.L'atelier de dessin au fusain (famille) encadré par Alexis Pandellé : à 10h15  dimanche 31 octobre, 28 novembre, 30 janvier 2022, 27 février
L'atelier de réalisation d’un monotype (famille) encadré par Isabelle Panaud : à 10h15 dimanche 19 décembre, 23 janvier 2022 , 20 février, 20 mars
L'atelier de dessin à la sépia à partir de modèle vivant (adulte)  : à 14h dimanche 19 décembre, 23 janvier 2022, 20 février, 20 mars
Lecture devant les œuvres par Frédérique Bruyas (adulte) : à 15h30 dimanche 31 octobre, 28 novembre, 30 janvier, 27 février à confirmer + lecture concert
Visite guidée flash de l’exposition (30mn) avant la lecture : à 14h45 dimanche 31 octobre, 28 novembre, 30 janvier 2022, 27 février 

Lecture - concert Baudelaire-Ferré,  Nos amours décomposées : dimanche 28 novembre à 16h00 à l’Orangerie Frédérique Bruyas, voix / Leonida Fava, guitare 
« La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie ; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. Il faut que l'œil écoute le chant de l'imprimerie ». Léo Ferré est clair dans ses intentions. Mettre en musique la parole des poètes pour que les mots vibrent dans toute leur sensualité. Charles Baudelaire a eu la part belle avec plus de cinquante-cinq compositions dans lesquelles Frédérique Bruyas a retenu celles qui explorent les troubles de l’amour.

Zwobada et la musique, Le geste et le son Jérémie Maillard – Violoncelle  Raphaëlle Martin - Voix
Le geste de l’artiste et les lignes d’une peinture ou d’une sculpture évoquent à Jérémie Maillard toujours un mouvement de l’archet. Quand le peintre trace le trait d’un coup de pinceau, il brasse l’air d’un coup d’archet. Sa matière est le son comme un éphémère qu’il crée, sculpte. Sa forme est vivante dans l’instant suspendu. Cette découverte en musique s’accompagne de citations de Jacques Zwobada qui livre dans ses carnets son rapport intime à la musique et sa place dans son geste créatif. 
Dimanche 6 février et 20 mars à 17h30 Benjamin Britten – Suite Johann-Sebastian Bach - Suite n.1
Jacques Ibert Ghirlarzana Citations Debussy et Caplet
Création personnelle Jeudi 17 février à 19h00
Jean-Louis Duport - Étude Johann-Sebastian Bach - Suite n.3 Paul Hindemith - Sonate op. 25
Sergeï Prokofiev – Marche
Création personnelle

Une journée d’étude, à laquelle participeront des intervenants extérieurs, sera organisée dans l’Orangerie autour du thème du dessin de sculpture  le samedi 20 novembre de  9h -17h (sur inscription uniquement).

Informations pratiques 

Exposition Jacques Zwobada, Résonances
Anciennes Écuries du Domaine de Sceaux
8, avenue Claude Perrault, 92330 Sceaux
Du 18 septembre 2021 au 20 mars 2022
Du mardi au dimanche : 14h-18h30
(13h-17h entre le 1er novembre 2021 et le 28 février 2022)
01 41 87 29 71 – resa.museedomainesceaux@hauts-de-seine.fr 

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Le Printemps 1951, fusain, 63 x 42 © CD92/Vincent Lefebvre



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Hommage aux sculpteurs des cathédrales 1960, fusain sur papier, 110 x 84, © CD92/Vincent Lefèbvre

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Composition 1958, fusain sur papier ,95 x 64 © CD92/Vincent Lefèbvre
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Elévation, 1955, plâtre, 137 x 71 x 27 © CD92/Philippe Fuzeau
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Le Couple, 1956, bronze, 45 x 12,5 x 15,5 © CD92/Thierry Ollivier
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Perséphone, 1967, bronze, 69 x 57 © CD92/Thierry Ollivier

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Invitation au voyage, 1961, fusain et mine noire sur papier, 108 x 276 cm. Le Havre, musée d’art moderne André Malraux © MuMa Le Havre / Florian Kleinefenn

En haut de l'affiche. L'art d’informer, convaincre, séduire.

« Nous avons une collection très importante de plusieurs milliers d’affiches, liée à plusieurs sources : les versements administratifs obligatoires et légaux du XIXe et XXe siècle, par exemple les affiches électorales, des documents ayant trait à la Première Guerre mondiale, les versements des théâtres, qu’il s’agisse d’une scène nationale - le Théâtre 71 à Malakoff - ou de centres dramatiques nationaux - Gennevilliers et Nanterre-Amandiers-, et les séries privées, issues de dons ou d’achats, avec de la propagande ou des publicités d’entreprises qui ont marqué le territoire, comme De Dion Bouton, explique Blandine Busson, archiviste chargée de l’exposition. Nous conservons également des fonds de la JOC, Jeunesse ouvrière chrétienne, et de la Souvarine, la bibliothèque d’histoire sociale, riches également d’affiches sur leurs thèmes spécifiques. »

L’exposition s’organise en trois thématiques :

  • informer : affiches officielles nationales, affiches administratives locales ;
  • convaincre : affiches de propagande des deux guerres mondiales, affiches politiques et syndicales ;
  • séduire : affiches publicitaire, industries locales (automobiles et cycles, alimentation…), immobilières (créations de lotissements, vente de terrains), loisirs (fêtes, spectacles, tourisme…).

Autour de l'exposition

  • Conférences
  • Parcours jeu pour les enfants
  • Vendredi des archives (visite guidée de l’exposition des Archives et escape game)
  • Visites guidées sur rendez-vous
  • Action éducative
  • Déclinaison de l’exposition dans le parc André-Malraux : les collections d’affiches conservées aux Archives départementales permettront de réaliser une deuxième exposition dans le parc André-Malraux qui proposera vingt-cinq autre affiches reproduites. 
 

À noter : les affiches libres de droits ainsi que les affiches des événements culturels organisés par le Département sont publiées en Open Data. 

Informations pratiques

En haut  de l’affiche. L’art d’informer, convaincre, séduire.
♦ Parc départemental André-Malraux, à Nanterre, à partir d’août 2021
♦ Archives départementales des Hauts-de-Seine, 137 avenue Joliot-Curie à Nanterre, du 18 septembre 2021 au 17 juin 2022.
Horaires : du lundi au vendredi, 9h-18h (exposition), 18h-19h30 (conférences)
archivesdepartementales@remove-this.hauts-de-seine.fr

archives.hauts-de-seine.fr

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Publicité pour les automobiles de Dion-Bouton installées à Puteaux. [Vers 1905]. - Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi128 © Gilles Vannet.

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Affiche de l’association anticommuniste Paix et Liberté. Illustration Morac. [Vers 1955]. – Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi720 © Gilles Vannet.

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Publicité pour Banania exquis déjeuner sucré. [Vers 1920]. -- Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi583 © Gilles Vannet.


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Publicité pour la ligne des Invalides à Versailles des Chemins de Fer de l’Ouest. Illustration Georges Fraipont. 1904. - Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi126 © Gilles Vannet.


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Annonce de terrains à vendre sur l’île de Billancourt à Issy-les-Moulineaux. Illustration Louis Tauzin [Vers 1900]. - Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi539 © Gilles Vannet.