Les expositions dans les musées départementaux et aux archives départementales

Du 6 mai au 17 août, au domaine départemental de Sceaux, découvrez le premier acte de l'exposition consacrée au cabinet d’Arts graphiques du musée des Beaux-Arts d’Orléans : "De Poussin à David", une sélection de feuilles des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Un programme inédit d'ateliers et de visites est proposé autour de l'exposition.

Depuis plusieurs années, le musée du Domaine départemental de Sceaux accueille les collections d’Arts graphiques, fragiles et peu exposées, de grands musées situés en région.
Riche de quelque 12 000 feuilles, le cabinet d’Arts graphiques du musée des Beaux-Arts d’Orléans est mis à l’honneur en 2022 au musée du Domaine départemental de Sceaux. Deux-cent chefs-d'œuvre de dessins français produits entre la fin du XVIe siècle et la première moitié du XXe sont ainsi présentés en deux actes de près de quatre mois chacun. Les plus beaux noms de l’histoire de cet art s’alignent sur les cimaises : Vouet, Oudry, Watteau, Boucher, Fragonard, Greuze, Ingres, Girodet, Chassériau, Bourdelle, Rouault…et, surtout, toutes les audaces permises se manifestent à travers toutes les formes d’expression.  
Le premier acte De Poussin à David, présenté du 6 mai au 17 août, regroupe une sélection de feuilles des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. 
Le second acteDe Géricault à Picasso,  présenté du 8 septembre au 31 décembre, sera consacré aux deux siècles suivants. 

Visites guidées 

Tous les jeudis de 15h à 16h (sauf 26 mai et 14 juillet)
Dimanches 15 et 29 mai, 5 et 19 juin, 3 juillet de 16h à 17h puis tous les dimanches du 10 juillet au 17 août de 14h30 à 15h30
Tarifs : 6 € plein tarfi / 4 € tarif réduit 
Réservation conseillée

Ateliers de dessins en famille 

En lien avec cette exposition, le musée propose une série d’ateliers de dessins pour petits et grands, encadrés par des artistes et professeurs de dessin. Chaque atelier sera précédé d’une brève visite ciblée de l’exposition, en rapport avec le thème ou la technique du jour.
Sur réservation. Tarif 5 €

 Dessinons un animal à la sanguine à la manière des peintres du XVIIIe siècle avec Virginie Fillion, artiste et professeure de dessins
Présentation des étapes de la réalisation d’un dessin à la sanguine, pour que chacun reparte avec son œuvre.
Dimanche 15 mai de 10h à 12h 
Enfants à partir de 8 ans

♦ Dessiner une nature morte « aux trois crayons »
Composition de fleurs et fruits à la sanguine, pierre noire et craie blanche (technique dite des trois crayons).
Dimanche 22 mai de 10h à 12h 
Enfants à partir de 7 ans

♦ Dessin sur le motif 
Croquis en extérieur, initiation au dessin à vue (selon la météo).
Dimanche 29 mai de 10h à 12h 
Enfants à partir de 8 ans

♦ Autour de l’aquarelle, avec Caroline Delabie, artiste
Découverte de la technique de l’aquarelle : les participants élaboreront un paysage et réaliseront un croquis au crayon qu’ils mettront en couleur à l’aquarelle. Ils dessineront également le détail d’une plante ou d’une fleur, à la manière d’une planche de botanique et mettront leur œuvre en couleurs à l’aquarelle.
Dimanche 5 juin de 10h à 12h
Atelier gratuit dans le cadre de l’événement rendez-vous aux jardins
Enfants à partir de 8 ans

♦ Les personnages en aquarelle
Croquis de quelques silhouettes à partir des œuvres de l’exposition et mise en couleur à l’aquarelle.
Dimanche 12 juin de 10h à 12h 
Enfants à partir de 8 ans

Ateliers pour les adultes et grans adolescents

 La nature morte à la sanguine et craie blanche, avec Virginie Fillion, artiste et professeure de dessin
Chaque participant choisira un motif issu de l’exposition ou proposé (cordages, raisins, drapé, colonne…) pour dessiner une nature morte.
Dimanche 15 mai de 14h30 à 17h30

♦ Dessin sur le motif 
Croquis en extérieur dans le parc, à la sanguine (ou en atelier selon la météo).
Dimanche 22 mai de 14h30 à 17h30 
Bases de dessin requises

 Découverte du lavis
Réalisation d’un paysage à l’encre et au lavis
Dimanche 29 mai de 14h30 à 17h30 
Maîtrise du dessin souhaitée

♦ Construction d’un paysage
Apprentissage des techniqus de construction d’un paysage (ligne d’horizon, perspective, plans), et du dessin de végétation à la manière d’une planche botanique (avec un focus sur le détail d’une plante ou d’une fleur). Les participants réaliseront un croquis au crayon qui sera ensuite mis en couleur à l’aquarelle.
Dimanche 5 juin de 14h30 à 17h30

 Le pastel sec et le portrait 
Réalisation d’un portrait à partir de la technique de la mise au carreau, puis mise en couleur aux pastels secs. Cet atelier est précédé d’une découverte des portraits de l’exposition.
Dimanche 12 juin de 14h30 à 17h30
Tarifs : 6 € plein tarif  / 4 € tarif réduit 

Toutes les activités sont sur réservation. Le rendez-vous a lieu aux Anciennes Écuries du Domaine départemental de Sceaux.
Musée du Domaine départemental de Sceaux
8 avenue Claude Perrault
92330 Sceaux
Informations et réservation :  01 41 87 29 71 ou  resa.museedomainesceaux@hauts-de-seine.fr 

Le Trait et l'Ombre. De Poussin à David. Dessins du musée des Beaux-Arts d’Orléans.
Premier acte de l'exposition, du 6 mai au 17 août
Domaine départemental de Sceaux - Anciennes Écuries
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr

 

L’exposition inaugurale intitulée « Autour du monde. La traversée des images, d’Albert Kahn à Curiosity » s’appuie sur le périple du banquier à l’origine des Archives de la Planète. Elle est présentée du 2 avril  au 13 novembre 2022.

Au nouveau musée, des images pour voyager autour du monde du début du XXe siècle à nos jours

Images originales

Dès 1888, Albert Kahn se rend pour ses affaires en Afrique, en Égypte et en Amérique. Convaincu de l’importance de voyager, il ouvre en 1898 des bourses « Autour du monde » pour les jeunes agrégéset réalise un voyage autour du globe en 1908-1909 avec Albert Dutertre, son chauffeur- mécanicien formé à la photographie et au cinéma. Ce dernier décrit leur traversée depuis la France vers les continents américain (États-Unis) puis asiatique (Japon, Chine) dans son journal de route. Il rapporte 4 000 plaques stéréoscopiques - vues en relief - et 2 000 mètres de pellicule qui restituent ambiances, découvertes et rencontres. Noyau historique des collections du musée, Ce fonds qui accompagne le visiteur tout au long de l'exposition, montre les prémices des Archives de la Planète.

Du souvenir au cliché

« Autour du monde. La fabrique des imaginaires », la suite de l’évocation décrit la circulation des images à la naissance du tourisme, initié par le Grand Tour et les premiers tours du monde au milieu du XIXe siècle. Avec l’avènement de la photographie, cartes postales, albums et guides touristiques font l’inventaire des sites remarquables tandis que les conférences d’images projetées émerveillent les spectateurs. L’exposition met en regard des vues des pyramides de Gizeh prises par des opérateurs d’Albert Kahn avec le travail du photographe Cyrille Robin (2015) qui traite de la fabrication des souvenirs photographiques au prisme du voyage touristique. 

Voyages initiatiques

Dans l’exposition, des récits de voyageurs écrivains et de boursiers Autour du monde font écho aux aventures des opérateurs, tel Frédéric Gadmer, (Irak et Perse, Afghanistan,1927-1928). Des vues stéréoscopiques inédites de la géographe Mariel Jean-Brunhes Delamarre, fille de Jean Brunhes, directeur scientifique des Archives de la Planète, évoquent la dimension émancipatrice de sa croisière de jeunesse (1925). Le road-trip de Bernard Plossu au Mexique (1965-1966) ou les photographies-récits de Max Pam (1990) illustrent de nouvelles approches privilégiant le « temps long du voyage ». 

Un tout petit monde

Devant l’objectif des opérateurs, l’essor des moyens de locomotion annonce la mondialisation. L’industrie touristique se développe, les distances s’estompent. Des transformations à lire dans Der Magie der Schiene (La Magie du rail), série photographique de vues de train par René Groebli (1949), tandis que Tim Davis (Colosseum - The new Antiquity, 2009) et Corinne Vionnet (Photo Opportunities), étudient des images de voyages standardisés. En guise d’épilogue, la série Untitled mars de Marcus DeSieno réinterprète, via le procédé photographique ancien du collodion, les
images de Mars prises par le robot Curiosity. Des Archives d’une autre planète.

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Albert Dutertre, Maurice Lévy pose devant l’une des cascades des chutes de Kirifuri, environs de Nikko, 31 décembre 1908

Prolonger l’exposition, l’expérience du voyage sous toutes ses formes

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Albert Dutertre, Manoeuvres des hommes d’équipage, à bord du Mongolia, Océan Pacifique, 4 décembre 1908

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Albert Dutertre, Un fonctionnaire à proximité de Xichanganmen (porte Ouest de la Paix Éternelle),
Pékin, janvier 1909

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À la fois carnet de route et album de voyage, Autour du monde débute par le récit filmique et photographique d’Albert Dutertre en voyage autour du monde avec Albert Kahn en 1908-1909. De la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, du développement du tourisme de masse au voyage virtuel offert par Google Images, des spécialistes apportent un contrepoint à l’exposition, tandis que des images inédites des collections font écho aux travaux de photographes et d’artistes contemporains.  
Ouvrage collectif sous la direction de Magali Mélandri, Clément Poché, Serge Fouchard et Fabienne Maillard, coédition Lienart/Musée départemental Albert-Kahn, 20 €, 176 pages  

Visites guidées adultes

♦ Visite avec les commissaires de l’exposition
Magali Mélandri et Clément Poché dévoilent la genèse de l’exposition et leurs visions de ce projet.
Mardi 12 avril à 18h30

 Visite éveillée
Diplômés en Body Mind Centering®, Violaine, conteuse et danseuse, et Frédéric, danseur et plasticien, sortent du cadre de la visite guidée pour la rendre active et joyeuse.
Les corps se déploient, s’agitent et se recomposent autour du regard porté sur les images ramenées par les opérateurs d’Albert Kahn.
Mardi 12 avril à 18h30

 Tour du monde en 80 minutes
Une traversée sensible des images de voyage de l’exposition où les collections du musée dialoguent avec des oeuvres contemporaines, invitant à questionner notre rapport au monde.
Samedi 16 avril à 11h30 

Tables rondes et rencontres

Le voyage autour du monde d’Albert Kahn
En 1908, le banquier embarque à Cherbourg pour une expédition considérée comme l’une des expériences fondatrices du projet des Archives de la Planète. Il est accompagné de son chauffeur Albert Dutertre qu’il envoie au studio Pathé se former au maniement de la caméra et de l’appareil stéréoscopique. Un périple à revivre grâce à ses images et au journal qu’il a rédigé.
I Danièle Méaut, professeur des universités I Serge Fouchard, documentaliste au musée départemental Albert-Kahn I
Samedi 9 avril à 16h

Jules-Gervais Courtellemont
Ce grand voyageur utilisait l’autochrome pour témoigner de ses péripéties en Orient. Ses images, projetées à la salle Charras, ont marqué durablement Albert Kahn.
I Emmanuelle Devos, directrice de la cinémathèque Robert-Lynen
Dimanche 12 avril à 19h 

Ateliers en famille

Souvenirs de voyage
Quels souvenirs gardons-nous de nos voyages ? En lien avec l’exposition inaugurale, petits et grands travaillent ensemble à créer une boîte à souvenirs d’un périple imaginaire au début du XXe siècle.
Dimanche 24 avril à 15h30 (1h30)
À partir de 3 ans 

Infos pratiques

Exposition « Autour du Monde. La traversée des images, d’Albert Kahn à Curiosity »
Du 2 avril au 13 novembre 2022 
Musée départemental Albert-Kahn 
albert-kahn.hauts-de-seine.fr

Voir aussi notre Focus : Sur les traces d'Albert Kahn 

Un sujet du Guide vallée-culture mars-avril 2022 

Du  22 janvier au  24 juillet, la Maison de Chateaubriand plongera ses visiteurs dans un univers chatoyant conçu avec la maison Pierre Frey, éditeur et fabricant de tissus d’ameublement. Au coeur du sujet, l’intérêt des écrivains pour les tissus d’ameublement, aussi bien dans la décoration de leurs demeures que dans l’écriture de leurs romans.

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Santaolaria Vicente (1886-1967). Paris, musée de la Vie romantique. D89.101

Parures d’intérieurs

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 "Victor Hugo dans le look-out à Hauteville House".Tirage sur papier albuminé. 1878-1878. Paris, Maison de Victor Hugo © CC0 Paris Musées / Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey

"On se demandait par quels procédés les rideaux pendus aux fenêtres avaient pu subsister si longtemps, car ils étaient en calicot jaune imprimé de rosace rouge de la fabrique de Jouy. Oberkampf avait reçu des compliments de l'Empereur pour ces atroces produits de l'industrie cotonnière en 1809."  

Honoré de Balzac, Le Cousin Pons (1847) 

À une époque où l’obsession de l’apparence et la recherche du confort s’amplifient, jusqu’à créer des pièces habillées du sol au plafond, les étoffes reflètent la manière dont les écrivains s’approprient leur univers intime. La décoration, voire la mise en scène comme chez Victor Hugo ou  Edmond et Jules de Goncourt, recouvre des dimensions multiples : sociale, professionnelle, économique, créative, esthétique, symbolique, sensuelle, psychologique, etc. Le public est friand de descriptions détaillées d’intérieurs de personnalités en vue, d’artistes, dont les écrivains, qui se prêtent au jeu et mettent en scène leur décor quotidien. La première partie de l’exposition s’intéressera ainsi aux textiles commandés par les auteurs pour leurs intérieurs. « Leurs goûts et leurs choix sont analysés et illustrés en s’appuyant sur des témoignages, des peintures, des gravures et des photographies, mais aussi sur de rares documents inédits tels que des archives de tissus anciens et des recueils de commandes auprès de fabricants de textiles », décrivent Anne Sudre, responsable de la conservation à la Maison de Chateaubriand, co-commissaire de l’exposition et Sophie Rouart, co-commissaire de l’exposition. À l’évocation de l’intimité des écrivains, de leur lieu de vie, répondra la présentation de l’édition originale d’un ouvrage écrit dans ce même décor.  « Dans la sphère privée, chacun d’entre eux exprime ses goûts personnels  avec l’aide ou non d’un tapissier. Balzac a recours aux conseils de Monsieur Lefébure pour meubler l’hôtel de la rue Fortunée. Hugo a donné une dimension symbolique à sa maison où les références à ses écrits, sa vision du monde, sont omniprésentes. Les tissus y abondent du sol au plafond, reflétant bien la folie du textile de l’époque. Bien que Maupassant fasse également appel à un tapissier nommé Kakléter, il s’implique dans le choix des étoffes et dans l’aménagement de son intérieur, comme le rapporte son valet de chambre. Zola  mélange les styles. Il semble acheter pour acheter, un peu pêle-mêle, au hasard de sa fantaisie, suivant les caprices de son oeil, la séduction des formes et de la couleur, sans s’inquiéter comme Goncourt des origines authentiques et de la valeur incontestable. Cette appétence pour les étoffes et la décoration trouve son paroxysme chez Edmond de Goncourt. La maison qu’il habite à Neuilly avec son frère fait l’objet d’une publication, La maison d’un artiste, dans laquelle il décrit avec minutie tous les objets qui la composent. »

Descriptions de toilettes et d’intérieurs envahissent le roman réaliste, comme l’illustrera la deuxième partie de l’exposition consacrée aux « étoffes dans la littérature ». 
Avec la floraison des romans réalistes, les textiles décoratifs occupent une place importante au fil des pages, parmi les détails caractérisant les personnages, et constituent un langage à part entière. Les auteurs utilisent une grande diversité de tissus, dont les sonorités rythment le texte : la moire, le damas, le velours d’Utrecht ou de Gênes, le lampas, le brocart pour les plus évocateurs. Sous l’impulsion de la révolution industrielle, de nouveaux thèmes se déploient : le développement des manufactures, l’apparition des grands magasins, la transformation de l’économie et des métiers du textile. Mêlant styles, époques et influences, Honoré de Balzac, Victor Hugo, George Sand, Edmond et Jules de Goncourt, Émile Zola et Guy de Maupassant garnissent leurs romans de tissus décoratifs. Anne Sudre précise le parti pris de la présentation : « Nous voulons montrer comment les textiles témoignant d’un langage et d’un vocabulaire particuliers ont des fonctions multiples dans les romans. Caractériser une époque, décrire un contexte social, camper des personnages, construire la narration, dépeindre des décors, ou encore évoquer des sens et sensations, autant d’usages que les auteurs font des étoffes dans Au Bonheur des Dames, Nana, La Conquête de Plassans, Madame Bovary, Le Cousin Pons, Bel-Ami... ». Leurs oeuvres se confronteront à d’autres sources, iconographiques, photographiques ou peintes, à des documents textiles et à des archives pour déterminer si la narration s’appuie sur des pratiques décoratives existantes ou si elle est fantasmée. Pour donner vie et relief à ces descriptions, une galerie de tissus accompagnera les citations issues des romans : les visiteurs pourront toucher des échantillons de percale, de sergé, de moire, de brocatelle, de damas, de velours d’Utrecht ou de Gênes, ou encore de lampas et de brocart… La présentation des métiers dédiés, tapissier, grisette, blanchisseuse ou vendeur, incontournables dans les romans, reflétera les transformations apportées par la révolution industrielle.null

Gilbert René Joseph (1858-1914). Paris, Sénat - palais du Luxembourg. RF1574 © Christian Jean / Hervé Lewandowski

Chateaubriand et les étoffes

Un aparté, en guise de conclusion, s’intéressera aux représentations des oeuvres de Chateaubriand dans les arts décoratifs. À contre-courant, Chateaubriand était peu intéressé par les tissus d’ameublement pour ses demeures, mais utilisait le vocabulaire des étoffes pour tisser des métaphores en lien avec la nature, tandis qu’Atala et Les Martyrs furent transposés dans les toiles imprimées. " Alors que Chateaubriand était réputé pour avoir des  goûts simples, des épisodes particulièrement appréciés de ses célèbres romans, surtout Atala, se déploient sur de riches toiles imprimées, en peinture, sculpture, gravure, et se déclinent sur des assiettes, vases et autres pendules".
 À mi-chemin entre histoire littéraire et arts décoratifs, l’exposition se poursuivra tout naturellement dans les collections permanentes de la Maison où de nombreuses étoffes ornent les salles dans l’esprit du XIXe siècle. Les murs de la chambre de Chateaubriand, récemment rénovée, arborent ainsi un « nouveau » tissu à la place du papier peint. « Il s’agit d’une création à partir d’une pièce d’archive Lampas Premier Empire, dont le motif et les rayures néo-classiques, assez simples, sont caractéristiques des années 1810-1820, détaille Pierre Téqui, chargé de la conservation de la bibliothèque à la Maison de Chateaubriand. L’archive en question est issue des collections de la maison Le Manach, rachetées par la maison Pierre Frey, qui a recréé le motif et fabriqué le tissu imprimé. Juste à côté, les murs de la chambre de Juliette Récamier présentent un tissu au motif de l’églantier, d’après une archive de la fin du XVIIIe siècle provenant des collections de la maison Braquenié. » Autant de merveilles qui participent à l’atmosphère de cette maison d’écrivain, à admirer en ce début d’année.

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Maison Braquenié, Moquette Petit émir, XIXe siècle, moquette Wilton © Patrimoine Pierre Frey

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Manufacture nantaise, Atala et Chactas, XIXe siècle, toile de coton imprimée à la plaque de cuivre,© DR collection particulière

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Manufacture de Rouen, garniture de lit, Eudore convertit Cimodocée (détail), vers 1820, toile de coton imprimée, Maison de Chateaubriand © CD92/Vincent Lefèbvre

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Karl Yvanovitch Kollmann, Chambre luxueuse ukrainienne , 1850, aquarelle © Musée Balzac, Château de Saché, Conseil Départemental d’Indre-et-Loire

Informations pratiques

Étoffes et littérature . Les textiles dans la littérature du XIXe siècle Maison de Chateaubriand
Du 22 janvier au 24 juillet
Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 13h à 17h en janvier-février, puis 18h30 de mars à juillet
Tarif : 5 € - Tarif réduit : 4 €
Gratuit pour les moins de 18 ans
Des ateliers d"écriture autour de l’exposition sur vallee-aux-loups.hauts-de-seine.fr 

Idée de visite

Le musée de la Toile de Jouy consacre une exposition aux étoffes et à la littérature, plus particulièrement dédiée à « La littérature dans les Indiennes aux XVIIIe et XIXe siècles », en collaboration avec la Maison de Chateaubriand.
À voir à Jouy-en-Josas jusqu’au 27 mars 2022.
museedelatoiledejouy.fr

Un reportage du Guide vallée-culture janvier-février 2022 

 

En haut de l'affiche. L'art d’informer, convaincre, séduire.

« Nous avons une collection très importante de plusieurs milliers d’affiches, liée à plusieurs sources : les versements administratifs obligatoires et légaux du XIXe et XXe siècle, par exemple les affiches électorales, des documents ayant trait à la Première Guerre mondiale, les versements des théâtres, qu’il s’agisse d’une scène nationale - le Théâtre 71 à Malakoff - ou de centres dramatiques nationaux - Gennevilliers et Nanterre-Amandiers-, et les séries privées, issues de dons ou d’achats, avec de la propagande ou des publicités d’entreprises qui ont marqué le territoire, comme De Dion Bouton, explique Blandine Busson, archiviste chargée de l’exposition. Nous conservons également des fonds de la JOC, Jeunesse ouvrière chrétienne, et de la Souvarine, la bibliothèque d’histoire sociale, riches également d’affiches sur leurs thèmes spécifiques. »

L’exposition s’organise en trois thématiques :

  • informer : affiches officielles nationales, affiches administratives locales ;
  • convaincre : affiches de propagande des deux guerres mondiales, affiches politiques et syndicales ;
  • séduire : affiches publicitaire, industries locales (automobiles et cycles, alimentation…), immobilières (créations de lotissements, vente de terrains), loisirs (fêtes, spectacles, tourisme…).

Autour de l'exposition

  • Conférences
  • Parcours jeu pour les enfants
  • Vendredi des archives (visite guidée de l’exposition des Archives et escape game)
  • Visites guidées sur rendez-vous
  • Action éducative
  • Déclinaison de l’exposition dans le parc André-Malraux : les collections d’affiches conservées aux Archives départementales permettront de réaliser une deuxième exposition dans le parc André-Malraux qui proposera vingt-cinq autre affiches reproduites. 
 

À noter : les affiches libres de droits ainsi que les affiches des événements culturels organisés par le Département sont publiées en Open Data. 

Informations pratiques

En haut  de l’affiche. L’art d’informer, convaincre, séduire.
♦ Parc départemental André-Malraux, à Nanterre, à partir d’août 2021
♦ Archives départementales des Hauts-de-Seine, 137 avenue Joliot-Curie à Nanterre, du 18 septembre 2021 au 17 juin 2022.
Horaires : du lundi au vendredi, 9h-18h (exposition), 18h-19h30 (conférences)
archivesdepartementales@remove-this.hauts-de-seine.fr

archives.hauts-de-seine.fr

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Publicité pour les automobiles de Dion-Bouton installées à Puteaux. [Vers 1905]. - Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi128 © Gilles Vannet.

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Affiche de l’association anticommuniste Paix et Liberté. Illustration Morac. [Vers 1955]. – Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi720 © Gilles Vannet.

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Publicité pour Banania exquis déjeuner sucré. [Vers 1920]. -- Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi583 © Gilles Vannet.


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Publicité pour la ligne des Invalides à Versailles des Chemins de Fer de l’Ouest. Illustration Georges Fraipont. 1904. - Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi126 © Gilles Vannet.


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Annonce de terrains à vendre sur l’île de Billancourt à Issy-les-Moulineaux. Illustration Louis Tauzin [Vers 1900]. - Archives départementales des Hauts-de-Seine, 23Fi539 © Gilles Vannet.