Jusqu'au 12 avril 2024, le Département présente l' exposition des Archives départementales, "Enfermer, accueillir, soigner. Évolution de laMaison de Nanterre 1887 - 1989 ", qui retrace l'histoire de la Maison de Nanterre construite entre 1870 et 1887, pour se substituer au dépôt de mendicité de Saint-Denis qui, en l'espace d'un siècle est passé d'une maison de répression à un établissement hospitalier au statut unique.

Les expositions dans les musées départementaux et aux archives départementales

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L’exposition "Natures vivantes, images et imaginaires des jardins d’Albert Kahn" présentée par le Département met en lumière la passion du banquier philanthrope pour le végétal à travers les milliers d’images réalisées dans ses jardins de Boulogne et du Cap-Martin, présentées en regard d’oeuvres historiques et contemporaines.

Après un cycle d’expositions consacré au voyage (Autour du Monde, puis Rio-Buenos Aires 1909), le musée départemental Albert-Kahn poursuit sa déclinaison des « fondamentaux » du projet du banquier philanthrope avec sa grande exposition de l’année : Natures vivantes, images et imaginaires des jardins d’Albert Kahn. Sur une proposition de l’historienne de la photographie et commissaire d’exposition Luce Lebart, elle réunira près de 200 photographies autochromes issues des collections du musée, pour nombre d’entre elles inédites, ainsi que des fi lms, documents d’archives et oeuvres historiques comme contemporaines, incluant les créations d’artistes invités.

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Collection de chrysanthèmes dans une des serres.adjacentes au jardin d’hiver.
Opérateur inconnu • Avant juillet 1914 © CD92 / Musée départemental Albert-Kahn

 

Les jardins d’Albert Kahn, un lieu d’expérimentations aussi bien techniques qu’esthétiques

« L’exposition Natures vivantes met au coeur de son propos la passion d’Albert Kahn pour le végétal et ses représentations à un moment où, dans l’entre-deux-guerres, et autour de sa propriété boulonnaise, se pressent savants, poètes et chercheurs curieux des émotions des plantes comme de leur sensibilité », rappelle Luce Lebart. « Dans les 30 premières années du XXe siècle, au fi l des saisons et des années et en parallèle de son projet des “Archives de la Planète”, le banquier philanthrope fait produire des milliers d’images en couleur sur verre, véritables “natures vivantes”, de ses deux jardins de Boulogne et de Cap Martin. S’invente alors une iconographie végétale lumineuse et pleine d’attention à un monde vivant en constante transformation. Installé au coeur du jardin boulonnais, le laboratoire du biologiste passionné d’images animées Jean Comandon est le lieu d’expériences cinématographiques spectaculaires et inspirantes sur l’épanouissement des fleurs et la croissance des plantes. Science, cinéma, culeur et poésie se croisent dans un contexte qui, marqué par l’inspiration japonaise, voit rayonner la pratique de l’horticulture et le goût pour le jardinage ».

Aux côtés du jardin de Boulogne, l’exposition fait revivre l’exceptionnel site horticole disparu de Cap-Martin, paradis exotique du mécène et alter-ego du jardin alto-séquanais,représenté dans les collections par plus de 2 000 images et séquences filmées qui constituent une véritable surprise visuelle. 

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Fleur d’agave se dressant face à la mer, Cap Martin Opérateur : Roger Dumas • 1930
© CD92 / Musée départemental Albert-Kahn

« En écho avec ces corpus, l’exposition présentera des oeuvres et des documents historiques mais également des créations d’artistes contemporains réalisées avec et dans le jardin boulonnais qui prolongent et actualisent les expérimentations qui, tant formelles que techniques et esthétiques, virent le jour aux jardins d’Albert Kahn »,poursuit la commissaire de l’exposition.

Le jardin comme vous ne l'avez jamais vu

La scénographie, signée Studio Matters, propose un parcours en forme de déambulation dans un jardin imaginaire. De nombreux documents textuels, sonores et iconographiques apporteront aux oeuvres des éléments de contextualisation historique, technique et éducative, accessible et divertissante. Le parcours famille incitera à la découverte d’essences végétales : chrysanthème, campanule ou encore agave prendront la parole pour encourager l’observation. Grâce à des manipulations simples, petits et grands pourront expérimenter le principe du timelapse à la manière de Comandon, ou découvrir les secrets de fabrication des autochromes. Une riche programmation accompagnera l’exposition : visites, conférences, projections, concerts, résidences d’artistes… Enfin, un ouvrage édité par Atelier EXB (Editions Xavier Barral) réunira des essais de spécialistes, auteurs, chercheurs, artistes, historiens, jardiniers qui partagent leur passion et leur savoir.

Les partenaires de l'exposition

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En savoir plus sur albert-kahn.hauts-de-seine.fr
Découvrez également les collections photographiques du musée en accès libre sur le portail des collections collections.albert-kahn.hauts-de-seine.fr

 

Après une première sortie en 2021, au Stanze del Vetro à Venise, des poissons, cygnes, éléphants, renards et autres hérons se montrent pour la première fois en France. Fragiles et esthétiques, aussi inattendus qu’attachants, ils constituent un zoo miniature qui parle à toutes les générations.  

Tout en finesse 

Pierre Rosenberg, académicien et ancien président-directeur du Louvre, a accumulé au fi l des ans une impressionnante collection.
« Certes, c’est une activité inattendue pour un spécialiste du dessin et de la peinture des XVIIe et XVIIIe siècles, souligne Virginie Desrante, conservatrice à la Mission de préfiguration du musée du Grand Siècle et commissaire de l’exposition, mais il a vraiment une aff ection toute particulière pour cette production. » Les objets décoratifs sont répartis en trois univers : les animaux terrestres, chiens, enfin les oiseaux. « Les techniques utilisées par les créateurs de l’île vénitienne ont évolué selon les époques : verre soufflé ou massif, pâte de verre, verre transparent, irisé ou corrodé, précise-t-elle. Des techniques anciennes, tombées en désuétude au XIXe siècle pendant l’occupation austrohongroise de l’Italie, ont resurgi au début du siècle suivant avec des manufactures très créatives ». L’exposition propose un panorama de la production de sculptures animalières des années 1930 aux années 1990, autour des grandes verreries de Murano comme Venini, Seguso ou Barovier, qui ont collaboré avec des artistes et designers italiens dont Carlo Scarpa et Tomaso Buzzi, ou étrangers comme la Suédoise Tyra Lundgren ou l’Américain Ken Scott.
La centaine de pièces exposées, choisies parmi les 680 animaux de la donation, reflète les transformations du goût. « Dans les années 1930, il y a des sujets très stylisés, d’inspiration art déco, proches de la sculpture, alors qu’ensuite certains sont très “pop”. » Fruits des recherches menées dans les fonds d’arts décoratifs des bibliothèques françaises et vénitiennes, l’exposition et les notices détaillées du catalogue qui l’accompagne révèlent toute la richesse et l’originalité de cette collection éclectique, accumulée par l’un des plus grands historiens de l’art français.

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Flavio Poli pour Seguso Vetri d’Arte, Renard, vers 1936, verre chemisé fumé et doré, 8,6 x 21 cm © Philippe Abergel

Informations pratiques

« Fantaisies animales. Les verres de Murano de la donation Pierre Rosenberg »
PROLONGATIONS JUSQU'AU 2 JUIN
Du 13 octobre 2023 au 31 mars 2024
Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h30 (en octobre). Livret de visite pour les 8-12 ans. Gratuit 
museedugrandsiecle.hauts-de-seine.fr

Guide Vallée Culture n° 70 septembre-octobre 2023