

Nouveau théâtre des Amandiers inauguré : « plus grand, plus lumineux, plus visible »


Inauguré le 9 janvier après quatre ans de travaux, le centre dramatique national rénové doté d’une grande salle de 800 places et d’une verrière ouvrant sur le parc départemental André-Malraux, a révélé sa nouvelle architecture.
« Le moment est enfin venu, s’est félicité Christophe Rauck, le directeur du théâtre. Un théâtre qui n’est plus tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Une nouvelle histoire commence… » Avec une verrière de douze mètres de haut, grand ouverte sur le parc départemental André-Malraux, ses grands murs blancs et son mobilier de bois clair, le lieu affiche d’entrée de jeu ses jeux de transparence et de lumière, son pari de mêler sans frontière le dedans et le dehors. Un mobilier en bois multicolore, des écrans insérés dans des cadres nuages rouges, verts et bleus et de grandes lanternes japonisantes en voile blanc, réhaussé des couleurs vives de l’identité graphique du théâtre, donnent une aura chaleureuse et conviviale.
Au rez-de-chaussée, se déploient la borne d’accueil et les deux salles de spectacle, la grande salle de 800 places avec ses fauteuils rouges, la petite salle de 200 places et un grand hall aménagé de chaises design, de fauteuils confortables et de tables basses. Au sous-sol, désormais éclairé par la spectaculaire verrière, se trouvent le restaurant, la librairie et la salle transformable dont le fond peut s’escamoter pour s’ouvrir sur le parc. Confort, acoustique, équipements scéniques dernier cri, ces nouvelles salles s’affichent d’emblée comme un outil ultra performant au service des artistes et des spectateurs, mais aussi comme un lieu de rencontres dont la vocation est d’être ouvert à tous, en particulier aux publics éloignés de la culture, aux collégiens, aux résidents des EHPAD et des établissements médico-sociaux, un objectif du Département qui a contribué au projet à hauteur de 15 M€, aux côtés de la ville de Nanterre, de la région Île-de-France, de l’État et de la métropole du Grand Paris, pour un budget total 59 M€.
Un phare culturel
« Au-delà des mises aux normes, de la rénovation énergétique, de l’agrandissement et de la création de nouveaux espaces, en particulier de la troisième salle de spectacle, le geste architectural vient conforter la double ambition de cet équipement : l’excellence et l’ouverture au plus grand nombre, a souligné Georges Siffredi, président du Département des Hauts-de-Seine qui a rappelé l’histoire du théâtre, celle du Festival de Nanterre et de la compagnie Pierre-Debauche, installés sur un terrain vague en 1965 afin d’aller à la rencontre de tous les publics, dans une ville où les bidonvilles des travailleurs immigrés constituaient alors le paysage urbain. »
Un hommage a été rendu à tous les prestigieux directeurs qui s’y sont succédé : Patrice Chéreau, Jean-Pierre Vincent, Jean-Louis Martinelli et Philippe Quesne. « Ce n’est pas seulement un nouvel équipement que nous inaugurons aujourd’hui : c’est un espace de respiration, a poursuivi Georges Siffredi, une institution qui conjugue cette double exigence d’excellence et d’ouverture au plus grand nombre qui irrigue notre Vallée de la culture alto-séquanaise, dont le théâtre des Amandiers est plus que jamais un pilier. » Construit en 1976, le théâtre de Nanterre fête aujourd’hui ses cinquante ans avec le plus beau des cadeaux : une « peau neuve » et une salle comble pour la dernière création de Joël Pommerat : Les Petites Filles modernes (titre provisoire)
Laurence De Schuytter




Au programme
- Les Petites Filles modernes (titre provisoire) de Joël Pommerat, dans la cadre du Festival d’Automne. Jusqu’au 24 janvier 2026.
- Ressac, Gabriel-Gozlan-Hagendorf / Pierre-Thomas Jourdan, dans le cadre de L’Envolée, soutien à la jeune création. Jusqu’au 17 janvier 2026.
- Presque égal, presque frère, Jonas Hassen Khemiri / Christophe Rauck. Du 28 janvier au 21 février 2026.
Informations et réservations : nanterre-amandiers.com



























