

Les Journées nationales de l'architecture
Du 15 au 18 octobre, les Journées nationales de l'Architecture ont pour thème « Réhabiliter : Bâtir l’avenir »
Le Département participe à cet événement, organisé par le ministère de la Culture, et propose un programme spécifique au Château de Sceaux, musée départemental et au Pavillon de préfiguration du musée du Grand Siècle, à la Tour aux figures à Issy-les-Moulineaux et au Jardin des métiers d’Art et du Design (JAD) à Sèvres
En 2026, trente-sept édifices datés en 1935 et 2006 sont labellisés “Architecture contemporaine remarquable” sur le territoire.
LE PROGRAMME
Au Jardin des métiers d’Art et du Design (JAD) à Sévres - Samedi 17 octobre


Le JAD s’empare de la thématique nationale « Réhabiliter : bâtir l’avenir » ». Fidèle à l’essence même de l’Art déco, qui unit intimement architecture intérieure et extérieure, le JAD choisit cette année d’explorer ces formes de dialogue à travers le prisme du design sonore. Une programmation inédite au croisement du design, de l’architecture et du son. Pour donner corps à cette ambition, la programmation de cette édition est portée par le co-commissariat de Patrice Chazottes et Marie-Hélène Fabre.
En partenariat avec la maison d’édition Sounds of Architecture Records, le JAD vibrera tout au long de la journée au rythme de performances, de table rondes, sessions d’écoute immersives et de visites architecturales inédites. Cet événement sera également l’occasion de célébrer le week-end de lancement de l’exposition « Créer un vase » en présence de sa commissaire Céline Savaria et du duo de designers Marie & Alexandre.
La programmation du JAD pour les Journées de l’architecture s’articule autour de trois thématiques distinctes :
- Réhabiliter l’usage et la matière, avec le Studio Marie et Alexandre x Federico Gonzalez (Suricata)
- Réhabiliter l’écoute, avec Sounds of Architecture Records & Matéo Garcia
- Réhabiliter les lieux ; bâtir l’avenir
♦ Les visites
- À 14h30 : Visite de l’exposition Créer un Vase en présence de Céline Saraiva, commissaire de l’exposition (45min)
- À 15h30 et à 17h30 : Visite avec le studio Marie & Alexandre et présentation des recherches autour des vases acoustiques (30min)
- À 16h30 : Visite du JAD en présence de l’agence de Ponthaud, architecte en Chef des Monuments Historique (45min)
♦ Les sessions d'écoute
- De 14h à 18h : Diffusion en continu avec Sounds of Architecture Records et Trust me, Didier Fiúza Faustino
- À 15h et à 16h30 : Présentation Marie-Hélène Fabre & Matéo Garcia
♦ Conversations et performances
- À 18h : Conversations d’architectes, animée par Marie-Hélène Fabre
- De 19h30 à 21h : Performance du Studio Marie & Alexandre x Federico Gonzalez (Suricata)
- De 21h à 22h30 : DJ set Federico Gonzalez
À la Tour aux figures à Issy-les-Moulineaux - Samedi 17 octobre et dimanche 18 octobre


♦ Samedi 17 octobre
Restitution de la résidence artistique de Daniel Bourgais à l’Espace découverte (14h30 – 17h)
Dans le cadre des Journées nationales de l'architecture, la Tour aux figures accueiller la restitution de la résidence de l'artiste Daniel Bourgais, menée en partenariat avec le Salon de Montrouge.
Le public sera invité à découvrir l'œuvre réalisée par l'artiste ainsi que les créations produites lors des ateliers participatifs menés avec différents publics du Département (collégiens, familles, structures du champ social et du handicap). Ce temps de restitution sera également l'occasion de rencontrer l'artiste, d'échanger autour de sa démarche et de valoriser le travail collectif réalisé tout au long de la résidence.
♦ Samedi 17 octobre et dimanche 18 octobre
Visites guidées de la Tour aux figures
À 14h et 15h30 – Durée : 1h
à partir de 6 ans. Gratuit, sur réservation : tourauxfigures.hauts-de-seine.fr
À la frontière de la sculpture et de l’architecture, la Tour aux figures qui s’élève à 24 mètres de hauteur est une œuvre monumentale de Jean Dubuffet située à l’Ile Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux.
Son architecture très originale se distingue par ses formes irrégulières, ses couleurs vives et ses lignes donnant une impression de mouvement. Son ossature en béton armé est recouverte d’une coque composée de 90 panneaux moulés en résine époxy, peints de tracés rouges, bleus, noirs et blancs. L’édifice abrite le Gastrovolve, un parcours ascensionnel de 117 mètres, sans fenêtre, ponctué de paliers et de rampes ressemblant à un labyrinthe géant ! Cette « grotte verticale » invite le visiteur à pénétrer physiquement dans l’univers de Jean Dubuffet et à faire l’expérience d’une véritable œuvre à habiter.
Jean Dubuffet (1901-1985), artiste peintre et sculpteur, reste connu pour son style libre et anticonformiste. Il a notamment développé « l’art brut » inspiré par des créations réalisées en dehors des milieux artistiques traditionnels. Avec la Tour aux figures, il transforme l’architecture en une véritable œuvre d’art à découvrir et parcourir !
♦ Samedi 17 octobre et dimanche 18 octobre
Parcours en famille (visite et atelier créatif)
À 15h – Durée : 1h30
À partir de 6 ans. Gratuit, sur réservation : tourauxfigures.hauts-de-seine.fr
♦ Samedi 17 octobre et dimanche 18 octobre
Parcours en famille (visite et atelier créatif)
À 15h – Durée : 1h30
À partir de 6 ans. Gratuit, sur réservation : tourauxfigures.hauts-de-seine.fr
♦ Samedi 17 octobre et dimanche 18 octobre
Visite libre de l’espace découverte, qui vous invite à explorer l’histoire de la Tour aux figures grâce à des dispositifs multimédias, des maquettes, des photographies et des films documentaires.
De 14h à 18h
Tout public, gratuit, en accès libre
tourauxfigures.hauts-de-seine.fr
Au Château de Sceaux, musée départemental - Dimanche 18 octobre


♦ Dimanche 18 octobre
De 16h à 17h30
Visite guidée tous publics sur l’architecture du château de Sceaux et de ses dépendances
Le Domaine de Sceaux, domaine historique créé au XVIIe s. pour Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), grand ministre de Louis XIV, est un exemple éloquent de jardin classique, dit "à la française". Mais c'est aussi un immense parc urbain, espace de détente, de jeux, de sports et de festivités. Référence paysagère majeure grâce à sa situation géographique, la superficie du Domaine de Sceaux compte 180 hectares.
Le Domaine, qui fut jadis la demeure de Colbert, offre encore aujourd’hui de belles découvertes architecturales :
- le Château, construit au XIXe s. Il abrite les précieuses collections du musée du Domaine départemental de Sceaux, qui avait été créé "musée de l’Île-de-France" en 1937. Le parcours y présente l’histoire des anciens propriétaires, des Colbert aux Trévise, à travers gravures, dessins, tableaux, sculptures et mobilier précieux ;
- le Pavillon de l'Aurore dont la coupole du XVIIe s. est ornée d’un somptueuse peinture allégorique de Charles Le Brun. Il témoigne des célèbres "Grandes Nuits de Sceaux", devenues les Grandes Heures ;
- l’Orangerie édifiée en 1686 par Jules Hardouin-Mansart, sur l’ordre du marquis de Seignelay, fils aîné de Colbert ;
- les Anciennes Ecuries, reconverties en espaces d’accueil et d’exposition ;
- le Petit Château, consacré à la préfiguration du musée du Grand Siècle jusqu’à la fin de l’année 2025 ;
- le pavillon de Hanovre, qui sera bientôt reconverti en espace de restauration.
Tous publics
Plein tarif : 8 € / Tarif réduit : 5 € / Tarif solidarité : 4 € / Tarif enfant : 4 €
Réservation conseillée : resa.chateaudesceaux@hauts-de-seine.fr
Au Pavillon de préfiguration du musée du Grand Siècle - Dimanche 18 octobre


♦ Dimanche 18 octobre - Conférence à 15h
Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), architecte du roi et roi des architectes ? Par Alexandre Gady, directeur de la mission de préfiguration du musée du Grand Siècle
Durée : 1h suivie d’un temps d’échange avec le public
La Galerie des glaces, la place Vendôme, le dôme des Invalides, le Grand Trianon, Marly… les plus fameux édifices du règne de Louis XIV sont l’œuvre de son architecte favori, Jules Hardouin-Mansart, petit-neveu de François Mansart qui l’a formé.
Le soutien du Roi-Soleil lui a permis de prendre en 1681 la tête du système des Bâtiments du Roi, position bénéficiant à sa famille et à ses protégés ; de devenir celui qui incarne le « grand goût » architectural voulu par le souverain et sollicité par tous les puissants ; enfin de connaître une remarquable ascension sociale jusqu’à être anobli – « comtifié » persifle Saint-Simon. Par sa carrière et son génie créateur, « Monsieur Mansart » est le patron génial et redouté d’un moment de l’histoire de l’architecture française.
► Tarif 8 € plein tarif, 5 € tarif réduit (carte famille nombreuse, anciens combattant, association des amis, carte Bam Solo, carte BAM DUO, Pass destination), 4 € tarif solidarité (personne en situation de handicap et un accompagnateur, demandeur d’emploi, titulaire des minimas sociaux : RSA, allocation parents isolés, allocation personnalisée d’autonomie et aide sociale de l’Etat pour les réfugiés, étudiants de moins de 26 ans), 4 € tarif moins de 18 ans.
► Petit Château de Sceaux, 9 rue du Docteur Berger, Sceaux, 92330
► Sur réservation à museedugrandsiecle@hauts-de-seine.fr
L'ARCHITECTURE DANS LES HAUTS-DE-SEINE
Dès l’époque moderne, l’ouest parisien constitue un territoire de prédilection pour la construction de résidences royales puis impériales, châteaux et villas (Domaine de Saint-Cloud, Château de Malmaison et Bois-Préau, Château de Sceaux, Folie Saint-James).
L’arrivée du chemin de fer et l’essor industriel des années 1860 amorcent une transformation durable du paysage altoséquanais. Plusieurs bâtiments industriels de cette époque sont aujourd’hui conservés grâce à des réhabilitations en bureaux, espaces culturels et établissements scolaires (transformation de l’ancienne soufflerie de l’usine Hispano-Suiza en école élémentaire à Bois-Colombes, portée par les architectes Patrice Novarina et Alain Béraud et récompensée par l’Académie Internationale d’Architecture).
L’industrialisation du nord et de l’est du Département attire de nouvelles populations, conduisant à la mise en œuvre d’une multitude de propositions de logements individuels et collectifs (cité pavillonnaire avec jardin individuel à Sèvres, cité-jardin à Suresnes).Dès les années 1930, les Hauts-de-Seine deviennent un véritable laboratoire architectural. Les grands noms de l’architecture redoublent de créativité et investissent toutes les typologies d’architectures : villas et hôtels particuliers à Boulogne-Billancourt par Le Corbusier, Raymond Fisher, Robert Mallet-Stevens, Jean Henri Pingusson, Jean Léon Courrèges, Emilio Terry et les frères Perret; édifices publics (hôtels de ville – Puteaux, frères Niermans ; Boulogne-Billancourt, Tony Garnier ; équipements culturels (Maison du Peuple, Clichy-la-Garenne, Eugène Beaudouin et Marcel Lods) et sanitaires (Hôpital Beaujon, Clichy-la-Garenne, Jean Walter). L’expérimentation se poursuit dans l’après-guerre au travers des œuvres de Jean Prouvé (Cité sans souci, Meudon) et François Pouillon (Résidence Buffalo, Montrouge).
Les vagues d’industrialisation se succèdent jusqu’à leur arrêt dans le dernier quart du XXe siècle et la mutation de ces espaces en quartiers dédiés au secteur tertiaire, dont les édifices ouvrent la voie à une nouvelle expression architecturale.Les œuvres de plusieurs générations d’architectes de renommée internationale, dont plusieurs prix Pritzker, sont indissociables du développement du quartier de La Défense et plus largement du renouveau dans le paysage altoséquanais depuis le début des années 1960 jusqu’à nos jours (Préfecture des Hauts-de-Seine et Palais de Justice, André Wogensky ; Tours Nuages, Emile Aillaud ; Grande Arche, Paul Andreu ; Tour Legende, Ieoh Ming Pei ; Tour Hekla et le Vaisseau, Jean Nouvel, etc.).
Les constructions portées par le Département s’inscrivent dans cet héritage avec, dès les années 1980, la commande d’établissements scolaires emblématiques tels que le collège Anne-Frank d’Antony construit par Jean Nouvel, et celle, plus récemment, d’architectures audacieuses comme la Seine Musicale aux architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. En 2026, le Département a inauguré trois nouveaux établissements scolaires dont le collège Claude-Nicolas Ledoux au Plessis-Robinson qui rend un vibrant hommage au mouvement Art Déco dont les témoins constellent le territoire. Sur le plan culturel, la réhabilitation valorise les héritages et le patrimoine, qu’il soit remarquable ou ordinaire, en mettant en lumière son histoire, ses qualités architecturales et les mémoires collectives qui y sont attachées. Elle crée un dialogue entre le passé et le présent, en associant savoir-faire traditionnels et innovations contemporaines.


























