Le parc départemental André-Malraux, un espace de verdure du Département des Hauts-de-Seine situé au pied de La Défense.

Moustique tigre : le Département passe à l’action dans ses parcs et jardins

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Nature Environnement et cadre de vie

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Nature Environnement et cadre de vie
Comment le Département des Hauts-de-Seine lutte-t-il contre le moustique tigre ? Grâce à un diagnostic inédit mené en 2025 dans ses parcs et jardins et à un plan d’action durable fondé sur la prévention, la suppression des eaux stagnantes et des interventions ciblées respectueuses de l’environnement.

Face à la progression du moustique tigre sur le territoire national, le Département des Hauts-de-Seine renforce sa mobilisation pour préserver la qualité de vie dans ses espaces de nature. Reconnaissable à ses rayures blanches et à ses piqûres en journée, le moustique tigre (Aedes albopictus) est aujourd’hui présent dans de nombreux environnements urbains.

Pour mieux comprendre son implantation dans les espaces départementaux, un diagnostic entomologique a été réalisé en 2025 dans les parcs et jardins susceptibles d’accueillir des larves de moustiques. Cette étude a permis d’identifier les zones favorables à son développement, notamment les points d’eau stagnante.

Une présence surveillée dans les parcs départementaux

Les résultats montrent une présence du moustique tigre adulte dans les espaces verts départementaux, mais avec des niveaux de reproduction globalement faibles à modérés, sans prolifération massive constatée à ce stade.

Le diagnostic met notamment en évidence que :

  • les principaux gîtes larvaires sont liés aux avaloirs d’eaux pluviales ;
  • les petits contenants artificiels propices à la stagnation d’eau restent peu présents dans les parcs départementaux.

Agir à la source plutôt que traiter massivement

À partir de ces résultats, le Département déploie une stratégie de gestion ciblée et durable pour limiter le développement du moustique tigre tout en préservant la biodiversité des espaces naturels.

Le plan d’action prévoit :

  • la suppression des eaux stagnantes accessibles ;
  • l’adaptation progressive des équipements favorables au développement larvaire ;
  • des interventions mensuelles ciblées à l’aide de solutions biologiques ;
  • un suivi régulier des populations de moustiques.

L’objectif : agir directement sur les gîtes larvaires, méthode reconnue aujourd’hui comme la plus efficace pour limiter durablement la prolifération du moustique tigre.

Une mobilisation collective indispensable

Le Département rappelle que la majorité des gîtes larvaires se situe sur des propriétés privées. Chacun peut ainsi contribuer à limiter sa présence grâce à des gestes simples du quotidien : vider les coupelles, couvrir les réserves d’eau ou éliminer les objets pouvant retenir l’eau de pluie.

Cette action s’inscrit dans l’engagement du Département des Hauts-de-Seine en faveur de la santé publique, de la biodiversité et de la qualité des espaces naturels, dans un territoire qui compte aujourd’hui plus de 500 hectares d’espaces végétaux écologiques ouverts à tous.