Le parc départemental André-Malraux, un espace de verdure du Département des Hauts-de-Seine situé au pied de La Défense.

Lumière sur des « Femmes remarquables »

3min et 2sec de lecture

Égalité femmes-hommes

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Égalité femmes-hommes
Les vingt-six "Femmes remarquables des Hauts-de-Seine", lauréates 2026 du Trophée "Elles en Seine", prennent la pose aux côtés du président Georges Siffredi et de Camille Bedin, conseillère départementale déléguée à l'égalité entre les femmes et les hommes, et des élus de leur commune d'ancrage.CD92 / Olivier Ravoire
De par leur parcours ou leur engagement exemplaires, vingt-six Alto-Séquanaises ont reçu, jeudi 12 mars dans la foulée de la Journée internationale des droits des femmes, le Trophée « Elles en Seine ». Une distinction emblématique de la Stratégie départementale en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Couverte de présents, médaille en bronze et portrait studio à son effigie, Clémence Barbier, toute en modestie à sa descente de scène, ne peut que dédier sa récompense à toutes celles qui, comme elle, souffrent des errances médicales si souvent associées à l’endométriose - maladie chronique n’affectant que les femmes, et douloureuse, sinon invalidante. « Mon histoire n’est pas seulement la mienne, nous sommes nombreuses dans mon cas. » Graphiste de son état, consciente des « trop nombreuses failles du corps médical envers les femmes », la réginaburgienne fait paraître un ouvrage et commet une exposition de sensibilisation idoines. Cette reconnaissance du Département« vient en quelque sorte clôturer un moment très difficile de ma vie, qui m’a vu arrêter mes études : j’avais, pour ainsi dire, tout perdu... »

À part du banquet donné en l’honneur des vingt-six lauréates, comme elle, du Trophée « Elles en Seine », Alexandra Comar, traiteuse isséenne et meneuse d’une « brigade » de quinze salariés, dit apprécier cet appui bienvenu de la collectivité. « Cela m’encourage à œuvrer, encore et toujours, pour l’entreprenariat au féminin, confie-t-elle, consciente de son rôle de modèle inspirant pour les jeunes femmes « alléchées » par la restauration, et de moins jeunes en reconversion qu’elle initie aux fourneaux. Moi-même, j’ai pu constater le surcroît de difficulté qu’ont les dirigeantes, dont la crédibilité est mise en doute, à obtenir un emprunt, par exemple. »

Des modèles pour prouver que tout est possible

Pour être médiatisé, le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes n’en reste pas moins une œuvre inachevée. Trois ans après l’amplification de l’action du Département en la matière – qui lutte de plus longue date contre les violences faites aux femmes – « il reste tant à accomplir », a souligné Camille Bedin, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes/hommes. Le président Georges Siffredi, à l’initiative du prolongement de cette politique au moins jusqu’en 2028, l’affirme : « À travers cette feuille de route globale, notre ambition est claire : que l’égalité ne demeure pas un principe, encore moins un slogan, mais qu’elle devienne une réalité quotidienne sur notre territoire. »

Et de rendre à ces incarnations de la réussite au féminin un vibrant hommage : « Cette réussite va au-delà de vos accomplissements personnels. Elle est une source d’inspiration qui montre à toutes les jeunes filles de notre Département que rien n’est hors de portée, que les ambitions sont légitimes et que l’audace ouvre toutes les voies. C’est d’ailleurs le sens de ce trophée : promouvoir l’égalité en donnant à voir des modèles, en faisant naître des vocations et en combattant l’auto-censure qui freine encore trop de talents. » Un constat chiffré est venu en 2024 souligner l’impérieuse nécessité de ne pas se reposer sur ces premiers lauriers. Seules 19 % des Alto-Séquanaises, âgées de 11 à 25 ans, disent avoir envisagé de s’orienter vers les métiers techniques, scientifiques ou numériques. C'était 43 % chez les garçons du même âge...