Le parc départemental André-Malraux, un espace de verdure du Département des Hauts-de-Seine situé au pied de La Défense.

Avenir de La Défense : « sortir des incantations »

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Le quartier d'affaire de Paris La Défense.CD92/OLIVIER RAVOIRE
Alors qu’existe un consensus entre acteurs sur la nécessité d’un changement de modèle pour le quartier d’affaires, le temps est venu d’agir, estiment le président de l’établissement public Paris La Défense, Georges Siffredi, et le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.

Diversification des usages, à rebours du quartier monolithique des origines, réhabilitation des espaces publics et des tours, efforts conjugués en vue de devenir le « premier quartier post-carbone de dimension mondiale » à horizon 2030. Au cœur de la Raison d’Être de l’établissement public il y a cinq ans, ces préconisations ont été reprises depuis par des rapports de tous horizons qui s’accordent à dire que sans perdre son ADN de pôle économique, le quartier doit se réinventer pour préserver son attractivité.

Mais cette transformation est-elle envisageable en l’état actuel du droit ? « Les constats sont partagés par les élus, les usagers, les investisseurs, il faut sortir des incantations et être dans le concret. Nous avons besoin d’aménagements législatifs, en termes d’urbanisme mais aussi en termes fiscaux, sans lesquels il ne saurait y avoir de réaménagement des tours. Le quartier compte 1 million de mètres carrés vides qui le resteront si l’on ne se donne pas les moyens de se restructurer », souligne Georges Siffredi, à l’occasion d’une conférence organisée par la CCI des Hauts-de-Seine, non sans avoir toutefois rappelé que La Défense, premier quartier d’affaires européen et quatrième mondial, n’a jamais enregistré en 2024 et 2025 autant de transactions immobilières.

Autre point soulevé, Paris La Défense, aménageur et gestionnaire des espaces publics ne dispose pas de ressources suffisantes pour conduire cette métamorphose. Le modèle initial repose en effet sur la cession de droits à construire, qui diminuent à mesure que le foncier s’amenuise.  « Il ne suffit pas de proposer une hausse des contributions des collectivités pour répondre aux enjeux, poursuit Georges Siffredi. Chacun doit contribuer à l’effort nécessaire pour notre quartier. »


Un partenariat renouvelé avec la CCI Hauts-de-Seine

Trois cent mille euros sont accordés par le Département à la Chambre de commerce et d’Industrie de Hauts-de-Seine pour 2026 et 2027. Dans la continuité des projets innovants comme le concours Made in 92’, l’incubateur de l’économie sociale et solidaire Positiv’Incuba School, la marque territoriale Origin’92, ce nouveau programme d’action est articulé autour de trois objectifs, en lien avec les compétences du Département : les solidarités territoriales, les solidarités, l’image et l’attractivité. «  L’accent sera mis sur l‘égalité professionnelle femmes/hommes, la lutte contre les discriminations et l’accompagnement des femmes victimes de violences, les actions de découverte métier pour les collégiens et jeunes de l’Aide sociale à l’enfance dans un but d’insertion mais aussi sur les études socio-économiques, notamment sur les impacts du télétravail », liste Benoît Feytit, président de la CCI 92.