Le long de l’avenue Paul-Langevin, sa longue silhouette borde le quartier Noveos, à l’emplacement d’anciens terrains de tennis, face au parc des Sports. On y accède au sortir du T10, par une sente piétonne. D’inspiration Art déco, avec ses façades ouvragées, où l’on admire des fresques représentant les collégiens, son esthétique est très soignée. « Ce collège qui participe à la mutation du quartier devait s’intégrer à l’architecture classique de la ville et au modèle robinsonnais, caractérisé par un urbanisme doux, des espaces verts, des pièces d’eau », explique l’architecte Marc Farcy.
Dans un jeu de chaises musicales, Claude-Nicolas-Ledoux a pris la relève du collège initial, situé de l’autre côté de l’avenue. Plus spacieux (capacité d’accueil portée de 400 à 600 élèves) et plus fonctionnel, il arbore de nouvelles salles spécialisées, une salle interdisciplinaire, une classe Ulis, une unité de production de repas sur place et un gymnase, mis à disposition des associations en dehors du temps scolaire. Quarante et un millions d’euros y ont été investis par le Département. « Tout a été pensé pour garantir aux équipes éducatives les meilleures conditions d’enseignement et aux élèves les meilleures conditions d’apprentissage », souligne Georges Siffredi, président du Département.
Conception environnementale


À ceci s’ajoute sa conception environnementale. L’architecture, l’isolation et la ventilation ont ainsi été pensées pour assurer un confort thermique en toute saison et préserver la qualité de l’air intérieur ; au sous-sol une installation géothermique couvre une partie des besoins de chauffage. Le préau aux allures de péristyle s’ouvre sur une cour îlot vert, alliée dans la lutte contre les îlots de chaleur, orientée sud pour une meilleure croissance des plantations. Ses revêtements perméables favorisent l’infiltration des eaux pluviales et elle sera une alliée sûre dans la lutte contre les îlots de chaleur. « Cette ambition est valable pour l’ensemble de nos collèges, poursuit Georges Siffredi. En plus des constructions et des rénovations lourdes qui nous permettent de créer des établissements, comme celui-ci, plus sobres, plus résilients et plus agréables à vivre, nous menons une véritable politique d’adaptation au long cours pour chacun de nos collèges. »
« Malgré les contraintes budgétaires » qui pèsent sur la collectivité, celle-ci mobilise 280 millions d’euros sur la seule année 2026 en matière d’éducation et d’enseignement. Elle a inauguré cette année deux autres nouveaux établissements : Gustave-Eiffel à Châtenay-Malabry et Charlotte-Delbo à Malakoff.




























