19/05/2016
 | Emploi

Insertion : le point sur la politique départementale

À l’occasion de la Journée de l’Insertion organisée le 19 mai à l’île de Monsieur à Sèvres, ont été présentés le bilan et les nouveautés de cette politique à destination des bénéficiaires du RSA.

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Patrick Devedjian et le préfet Yann Jounot ont signé le nouveau pacte territorial d'insertion entourés de tous les partenaires. Vingt-et-un au total dont, pour la première fois, des acteurs économiques.CD92/OLIVIER RAVOIRE

En 2015, dans les Hauts-de-Seine, on dénombrait plus de 31 500 foyers bénéficiaires du RSA, soit environ 56 500 personnes concernées (allocataires, conjoints et enfants éventuels). Le nombre de bénéficiaires du RSA n’avait progressé cette année-là que de 0,5 % dans le département. « Ces bons résultats nous les devons à notre organisation qui nous permet de prendre en charge les bénéficiaires du RSA dès la demande et de les orienter au plus vite vers le service référent adapté à leur situation, a souligné Marie-Laure Godin, vice-présidente du conseil départemental en charge des affaires sociales, des solidarités et de l'insertion. Cette organisation nous permet aussi d’être complémentaires et innovants avec une approche interdisciplinaire. Nous allons ainsi de l’insertion sociale (accompagnement aux problèmes de logement, de santé, de famille) à l’insertion professionnelle (aide à la recherche d’emploi, connaissance du marché de l’emploi, des besoins en recrutement). »

Depuis des années, le conseil départemental a axé sa politique d’insertion vers l’accès ou le retour à l’emploi. Premier outil mis en place : le PDIRE, le Programme départemental d’insertion et de retour à l’emploi, « une palette d’actions dont disposent les référents RSA, qui travaillent dans nos espaces départementaux d’actions sociales, dans nos espaces insertion que nous partageons, mais aussi à la CAF ou à Pôle emploi dans le cadre de nos partenariats ». Cette année, plusieurs nouvelles actions y figurent. Une première est destinée à l’insertion des femmes migrantes. Les trois suivantes sont cofinancées par le Fonds Social Européen. Il s’agit du coaching vers l’emploi des nouveaux bénéficiaires du RSA pour « les engager immédiatement dans une dynamique de retour à l’emploi », d’un accompagnement des bénéficiaires du RSA au permis de conduire - en effet, ne pas l’avoir constitue souvent un frein à l’embauche - et enfin, une prestation d’évaluation et d’accompagnement vers l’insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA séniors ou « présentant des incapacités ». 

Autre outil fondamental de la politique départementale, le PTI, le pacte territorial d’insertion, « un socle partenarial ». Le nouveau PTI pour la période 2016-2020 a été signé le 19 mai justement à l’occasion de cette journée. Il réunit 21 cosignataires comme l’État, Pôle Emploi, la CPAM, la Région Île-de-France, la CAF des Hauts-de-Seine… « Et, parce que cette politique d’insertion de ne peut donner des résultats que si tous les acteurs sont mobilisés, pour la première fois, les représentants des entreprises s’engagent à nos côtés, a expliqué Patrick Devedjian. Le Medef, la CGPME, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Hauts-de-Seine et la Chambre des métiers et de l’artisanat. » Enfin, parce qu’il ne pense pas que « les bénéficiaires du RSA ou les entreprises se soucient des frontières », Patrick Devedjian a conclu cette matinée en souhaitant que ce Pacte Territorial d’Insertion devienne interdépartemental et s’ouvre aux Yvelines et que « les collectivités travaillent ensemble à l’union de leurs moyens, par exemple dans le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, trois secteurs qui sont en tension en Île-de-France. Les Hauts-de-Seine et les Yvelines sont très complémentaires dans ce domaine avec des emplois non délocalisables », a-t-il ajouté.

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