06/12/2018
 | Economie

Paris La Défense dessine son avenir post-Brexit

Lors d'une conférence organisée à l'occasion du Salon de l'immobilier d'entreprise au Palais des Congrès de Paris, Patrick Devedjian, Président de Paris La Défense, a mis en avant les atouts du quartier d’affaires pour attirer les entreprises installées à Londres.

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Patrick Devedjian a débattu sur l'avenir de Paris La Défense, mercredi 5 décembre au Palais des Congrès de Paris.CD92/OLIVIER RAVOIRE

Quatrième quartier d'affaires le plus attractif au monde et premier pôle financier européen, La Défense veut s'imposer comme alternative n°1 au Brexit pour accueillir les entreprises installées à la City. Un enjeu bien compris par les différents acteurs économiques. Paris La Défense, aménageur du quartier depuis bientôt un an, s’est ainsi lancé sur un nouvel axe de développement. « Nous avons engagé une autre conception du quartier d’affaires : nous voulons en faire un quartier de vie sept jours sur sept. C’est un élément d’attractivité très important, un avantage que tout le monde n’a pas », explique Patrick Devedjian, président de Paris La Défense, lors d’une conférence donnée au Simi (Salon de l’immobilier d’entreprise), mercredi 5 décembre. Signe de cette attractivité, l’installation de l’Autorité bancaire européenne qui déménage depuis Londres jusqu’au parvis. « C’est une force symbolique non négligeable. Les établissements financiers ont tout intérêt à être proche de ce régulateur », poursuit Patrick Devedjian. Mais si depuis plusieurs années, le cadre de vie a été privilégié afin d’attirer de nouvelles sociétés, la question du prix demeure essentielle. « Les entreprises se demandent toutes : quel sera le prix pour quelle vie ? On retrouve donc des critères comme la qualité de vie mais la localisation et le prix viennent avant », tempère Nathalie Charles, responsable du développement et des équipes européennes chez Axa.

Le Département est présent au Simi, Salon de l'immobilier d'entreprise,
sur un stand commun avec les Yvelines et Citallios,
aménageur né de la fusion des Société d'économie mixte des deux Départements. CD92/OLIVIER RAVOIRE

Avec le vote de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, La Défense « a une carte à jouer », confirme Alain Pithon, secrétaire général d’Europlace et Paris a su se glisser dans le Top 5 des alternatives à la Cityn au coude à coude avec Francfort, l’autre gros pôle financier européen. Selon les études, on estime qu’entre 2 500 et 4 600 emplois directs pourraient être créés grâce à l’installation de nouvelles entreprises dans les Hauts-de-Seine. Le quartier peut se vanter d’un taux de vacance de bureaux historiquement faible (moins de 5 %) et d’une offre en constante évolution avec 225 000 m2 de bureaux en construction, 170 000 en restructuration et 234 000 en projet. Il bénéficie également d’une offre de transports dense, bientôt dopée par l’arrivée en 2023 d’Eole, le prolongement du RER E depuis Saint-Lazare, et du Grand Paris Express à l’horizon 2030. « Il y a donc une vraie diversité à offrir aux utilisateurs de La Défense, avec des projets à long terme », note David Bourla, Partner et Chief Economist chez Knight Frank France.

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