L’escrime à l’assaut du handicap

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Escrime

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BLR 92, le club de fleuret des Hauts-de-Seine, propose avec le Département une série d'initiations à l'escrime dans des établissements spécialisés au public en situation de handicap. Les deux fleurettistes Meredith Guillaume et Emma Fontayne ont ensuite fait un assaut d'exhibition.CD92/STEPHANIE GUTIERREZ-ORTEGA
Le Département organise des initiations sportives aux jeunes en situation de handicap. Quatre séances d’escrime sont programmées, en partenariat avec BLR 92.

Attaque, parade, riposte. Les gestes sont encore un peu hésitants mais l’engagement y est. Cet après-midi, une quinzaine de jeunes de l’Institut médico-professionnel Honoré-de-Balzac de Nanterre ont pu découvrir de près les secrets du sabre - en plastique pour la leçon du jour. « C’est l’arme la plus facile à manipuler puisqu’on peut toucher au-dessus de la taille avec toute la lame », pour Geoffroy Labourier, responsable de salle à BLR 92, le club d’escrime des Hauts-de-Seine. En compagnie de deux maîtres d’arme et de deux tireurs, ils ont donné les premières bases à ces jeunes atteints de handicap mental âgés de 14 à 20 ans. « On leur apprend la logique et les principes de la discipline comme celui de toucher sans se faire toucher, tout en travaillant sur la motricité. » Pendant une heure, le groupe a ainsi tourné sur deux ateliers, l’un axé sur les déplacements et l’autre sur la technique avant une présentation du sport et de ses règles et un assaut d’exhibition avec deux fleurettistes du club.

Dans quatre établissements spécialisés

Depuis 2017, le Département et BLR 92 sont associés pour proposer ces initiations aux élèves scolarisés dans des établissements spécialisés et des classes Ulis. Cette année, en raison du contexte sanitaire, l’opération s’installe directement au sein de quatre établissements des Hauts-de-Seine pendant quatre journées. « En leur faisant découvrir des sports comme l’escrime, on leur donne aussi l’envie d’avoir une pratique en club. C’est souvent l’étape la plus délicate car il leur est parfois compliqué de trouver leur place », explique Lamine Ndiaye, responsable sport et handicap au Département. « Ce sont des jeunes qui adorent le sport. Certains d’entre eux pratiquent le foot adapté à Nanterre, ajoute Véronique Pique, chef de service à l’IME. Ces journées leur permettent de découvrir de nouvelles disciplines et de trouver des clubs qui peuvent les accepter. » En attendant la licence, Loïc, 16 ans, arbore autour du cou une médaille qui vient récompenser ses efforts. « Ce n’était pas la première fois que je faisais de l’escrime donc je n’étais pas très impressionné mais cette journée était vraiment super, surtout l’atelier de combat ! » Comme lui, près de cent-cinquante jeunes de Nanterre, Neuilly et Levallois suivront, jusqu’à fin juin, l’une de ces initiations.