Les quatre saisons des Grandes Heures de Sceaux

2 min 20 s de lecture

Culture

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François de Troy, La Leçon d’astronomie de la duchesse du Maine, vers 1705CD92/MDDS/Pascal Lemaître
Les Grandes Heures de Sceaux, au musée du Domaine départemental de Sceaux, sont l’évocation des fameuses Grandes Nuits (1714-1715) données par la duchesse du Maine. Elles mettent en lumière trois siècles d’histoire locale et nationale. Le musée dédie quatre week-ends par an aux grands noms du domaine et à des thèmes en vogue à leur époque. À chaque saison ses Grandes Heures. Rendez-vous en automne, du 1er au 3 octobre, pour vivre un moment festif sur le thème de "L’astronomie à la cour de Sceaux".

À l’Orangerie, dans le château ou dans le parc, spectacles, concerts, divertissements, conférences, visites, ateliers et animations composent un programme tour à tour sérieux, poétique, ludique, gai ou festif, en écho aux collections du musée.

L’astronomie au temps de la duchesse du Maine 

La première édition est consacrée à Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon, contemporaine de Newton, férue de sciences et d’arts. Savante et insomniaque, la duchesse occupait les plus beaux esprits de son temps à de nombreux divertissements et leçons de sciences à la cour de Sceaux.  Au centre des préoccupations scientifiques de l’époque, l’académicien Malézieu, précepteur du duc du Maine et grand ami de la duchesse y réalisa des expériences astronomiques dont les résultats étaient considérés au-delà des frontières du royaume de France. Oeuvres d’art et objets scientifiques exposés témoignent de ces pratiques. 

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© Renaud Leduc
♦ Exposition des photographies de Renaud Leduc
Professeur de piano, Renaud Leduc est l’archétype de l’astronome amateur qui, porté par la passion et la patience, finit par acquérir une compétence reconnue des professionnels. Ses photographies astronomiques ont été saluées et publiées par les meilleurs spécialistes. Un exemple à suivre…
À l’occasion des Grandes Heures de Sceaux et jusqu’au 17 octobre, le musée présente les plus belles photographies de Renaud Leduc à l’intérieur du château.

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© Ondes plurielles 
Concert symphonique
Les Planètes de Gustave Holts avec l’ensemble amateur Ondes Plurielles est suivi d’une observation au télescope des étoiles, de Saturne et de Jupiter, par la Société astronomique de France.
Ce poème symphonique est composé de sept mouvements correspondant chacun à une planète du système solaire exprimé selon une vision astrologique. Ecrit peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le premier mouvement, consacré à Mars, apparaît comme prémonitoire. Ce mouvement se retrouve dans de nombreuses musiques de films tels que Star Wars, La Marche impériale ou Gladiator.
Vendredi 1er octobre à 20h à l'Orangerie 
Tarif : 16 € - Tarif réduit : 12 € - 6 € pour les moins de 18 ans

♦ Visites guidées
Une évocation de l’engouement pour les sciences et l’astronomie à la cour de Sceaux.
Samedi 2 et dimanche 3 octobre à 14h et à 16h
Tarif : 2 € en plus du billet d’entrée

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©
SAF
♦ Observation du ciel, Jupiter et Saturne
Les médiateurs de la Société astronomique de France vous invitent à observer au télescope Jupiter et Saturne lors d’une soirée exceptionnelle au clair de lune dans le parc de Sceaux.
En présence de médiateurs de la Société astronomique de France
Samedi 2 octobre de 20h30 à 23h derrrière le château 
Tarif : 5 €
Sous réserve des conditions atmosphériques adéquates

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© Musée du Domaine départemental de Sceaux  
Conférences « Pour une histoire scientifique et culturelle de l'astronomie »
~ « Une histoire de l'astronomie des Babyloniens au début du XVIIIe siècle »
Présentation des principales étapes de l'histoire de l’astronomie, particulièrement sur les découvertes qui ont modelé les différentes conceptions de l'Univers. Des Babyloniens en passant par Ptolémée, Copernic et Kepler jusqu’à la fondation de l’Observatoire de Paris en 1667, ce panorama s’achèvera avec l’activité astronomique du château de Sceaux au début du XVIIIe siècle.
Conférencier : Denis Savoie, Universcience/Observatoire de Paris
~ « Macrocosme et microcosme dans l’art de l’Occident moderne » 
L’astronomie et l’art ont en commun de travailler sur la structuration et la compréhension de l’espace. Cette conscience d’un enjeu partagé atteignit son apogée avec la Renaissance (xve-xvie siècles), tandis que l’homme essayait de faire de son corps une métaphore parfaite de l’univers. De la hiérarchie des anges aux observations de Léonard de Vinci, comment l’art accompagna le passage de la métaphysique à la science.
Conférencier : Dominique Brême, directeur du Musée du Domaine départemental de Sceaux
~ « L'astronomie d'hier et de demain »
Depuis la première observation à la lunette par Galilée en 1610, l'astronomie a développé des outils lui permettant de détecter des objets de moins en moins lumineux, de plus en plus distants, dans des couleurs invisibles à nos yeux. Après avoir évoqué ces évolutions, le propos portera sur les progrès de ces dernières décennies et les nouvelles questions astrophysiques que cela soulève.
Conférencier : Jean-Philippe Uzan, CNRS/Institut d'Astrophysique de Paris
Samedi 2 octobre de 15h à 18h à l'Orangerie 
Tarif : 6 € - Tarif réduit : 4 €

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© Space Bus
Ateliers de médiation scientifique autour du système solaire
Embarqués dans le bus aménagé en navette spatiale, les médiateurs de l’association Space Bus feront découvrir l’astronomie et la science au grand public. Toute la journée en continu, des ateliers de découverte et de manipulation sont proposés pour faire découvrir aux enfants et aux adultes, le système solaire, la conquête spatiale et démêler le vrai du faux dans la science vue par le cinéma. Les plus aventureux embarqueront dans la navette spatiale pour un espace gameMission Mars de vingt minutes.
Dimanche 3 octobre de 10h30 à 12h et de 14h30 à 18h 
Rendez-vous au bus sur l’esplanade du château
Gratuit
Sur réservation pour l’escape game

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© Académie des Lynx
Spectacle à partir de 6 ans
Galileo Galilei, un petit bond dans l’infiniment petit 
Galileo Galilei s’emballe ! Lunette braquée sur le ciel, il n’en revient pas : la lune n’est pas une boule lisse, mais possède une surface raboteuse et inégale ! Il s’émerveille : « Ma che bello...! » L’enfant, intrigué par ce voyageur venu du passé, l’interroge : « Dis, Galileo, pourquoi les choses sont comme ça ? Moi aussi je veux comprendre ! » Main dans la main, le grand scientifique et l’enfant contemplent le mystère des planètes et revisitent le moment où Galilée découvre que la Terre n’est pas au centre de l’univers. Au son des musiques composées pour le luth par Michelagnolo et Vincenzo Galilei, le frère et le père du savant, et des compositions pop de L’Académie des Lynx, dans une atmosphère onirique et poétique, Stéphanie Petibon et Florence Beillacou partagent leurs rêves et leurs questionnements avec le public. Un spectacle actuel autour d’une interrogation millénaire.
Distribution : Stéphanie Petibon, conception du spectacle, composition, luth, chant / Florence Beillacou, mise en scène, jeu, chant / Dan Imbert, création lumière / Boris Maurussane, arrangements et mixage sonore
Dimanche 3 octobre à 15h à l'Orangerie
Tarif : 5 €
Sur réservation

Sur réservation : 01 41 87 29 71 ou resa.museedomainesceaux@remove-this.hauts-de-seine.fr 

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