Les Extatiques, troisième édition

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Exposition - Conférence

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Exposition - Conférence
Arcs d’ellipses jaunes, rouges et bleus, l’œuvre de Felice Varini, est exposée jusqu'au 4 octobre sur la façade de La Seine Musicale dans le cadre des Extatiques.CD92/WILLY LABRE
L’exposition en plein air d’art contemporain revient du 26 juin au 4 octobre à Paris La Défense et, pour la première fois, à La Seine Musicale.

« Bienvenue dans le lieu de l’extase ! » Pour la troisième fois, Fabrice Bousteau nous enjoint à venir contempler les œuvres contemporaines des Extatiques à Paris La Défense. Pour cette nouvelle édition, le commissaire de l’exposition a poussé plus loin sa flânerie, jusque sur le toit-jardin et le parvis de La Seine Musicale. « Je suis heureux de cette initiative qui relie ces deux lieux. Les Extatiques s’inscrivent dans une politique culturelle volontariste et ouverte à tous, en offrant au public le plaisir de s’immerger dans l’art contemporain de manière bien réelle pour partager une expérience sensible extraordinairement inventive », explique Georges Siffredi, président du Département et de Paris La Défense.

Au total, dix-sept nouvelles œuvres – dont six sur l’île Seguin - seront exposées jusqu’au 4 octobre, rassemblées sous un même thème : « Rien à voir ». « On parle toujours de l’art sous l’angle de l’esthétique et du beau alors que l’artiste Marina Abramovic disait que "l’art est une question d’énergie et l’énergie est invisible" », se souvient Fabrice Bousteau. Ainsi, les œuvres présentées font appel à différents sens et peuvent soit s’écouter comme Screwed harmonies, l’orgue éolien de Matteo Nasini, se sentir avec les capsules de porcelaine de Julie C. Fortier qui renferment et libèrent des senteurs florales (Le jour où les fleurs ont gelé) ou tout simplement se voir comme l’intervention colorée et toute en ellipses de Felice Varini sur La Seine Musicale (Arcs d’ellipses jaunes rouges et bleus). D’autres artistes prennent le thème sous son deuxième sens et présentent des œuvres improbables comme Strenghtlessness, l’obélisque fatigué d’Iván Argote ou le labyrinthe Zig Zag d’Héctor Zamora qui joue avec les ombres, le soleil et l’architecture de Paris La Défense. Enfin les hommes et femmes fontaine de Fabrice Hyber sont le fil rouge de l’exposition, en étant présents à la fois sur l’île Seguin et dans le bassin Takis de Paris La Défense.

Plus de trois quarts des œuvres ont été créées pour cette exposition temporaire à ciel ouvert qui répond à celle, permanente, du quartier d’affaires et ses 73 sculptures qui forment un véritable condensé de l’art du XXe siècle. Un patrimoine qui s’agrandit au fur et à mesure puisque certaines œuvres des deux précédentes éditions des Extatiques sont restées sur le parvis, comme le Banc public de Lilian Bourgeat et La voiture sur le lampadaire de Benedetto Bufalino.