Les Extatiques, l'exposition en plein air revient en juin 2020

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Pour cette 3e édition, l'exposition se tiendra à Paris La Défense et à La Seine Musicale.

L'édition aura lieu du 26 juin au 4 octobre 2020 à Paris La Défense et à la Seine Musicale

C'est dans des circonstances inédites que Paris La Défense, le département des Hauts-de-Seine et La Seine Musicale ont à coeur de maintenir cette exposition en plein air d'oeuvres d'art contemporain. Pour cette 3e édition des Extatiques, créée par Paris La Défense, l'exposition se tiendra non seulement à Paris La Défense mais également autour du nouvel emblème culturel des Hauts-de-Seine : La Seine Musicale. Installées sur l’Esplanade de Paris La Défense et dans les jardins de La Seine Musicale, les oeuvres conçues, pour nombre d’entre elles, spécialement pour l'évènement, créent un dialogue inédit avec l'environnement.

Le fait que ces oeuvres soient situées en plein air permettra au public de découvrir les oeuvres tout en respectant les consignes sanitaires recommandées par le gouvernement.

Les premiers artistes de la programmation et leur projet

CARLOS CRUZ-DIEZ : Né en 1923 à Caracas, Venezuela, il est mort en juillet 2019 à Paris. Son oeuvre exposée "Environnement de Transchromies" est une structure circulaire, participative et chatoyante, au coeur de laquelle le spectateur est invité à redécouvrir son environnement naturel ou urbain. Conçue pour être construite in situ et hors les murs, l’oeuvre tient compte de la réalité extérieure et la transforme par la soustraction de la couleur grâce aux lamelles transparentes qui se mêlent. Cruz-Diez y déploie une conception singulière de l’abstraction, initiée dès 1969 lorsqu’il élabore son premier "Projet pour un environnement de couleur soustractive".

MATTEO NASINI :  Un artiste italien qui travaille le son, la performance, l’installation et la sculpture. Pour La Seine Musicale, il propose une nouvelle sculpture sonore : un orgue mécanique à percussion intitulé "During Day". L'oeuvre invite les visiteurs à faire l’expérience de l'abstraction grâce au timbre sonore de la sculpture, très proche de celui des cloches des églises, qui appelle à la réflexion et à la contemplation. Le mouvement mécanique qui produit le son est relié à la qualité et l'intensité du vent. La composition sonore qui en résulte est aléatoire, dilatée et intemporelle, évoquant à la fois les bruits de la nature et les états d’âme des êtres humains.

JULIE C. FORTIER : Depuis 2012, l’artiste québécoise Julie C. Fortier développe une pratique expérimentale fondée sur les odeurs et les arômes, utilisant leurs qualités amnésiques et affectives afin de créer de nouvelles représentations. Pour Les Extatiques, l’artiste propose un jardin olfactif offrant des accords parfumés qui jouent sur des références tantôt figuratives, tantôt abstraites. Des capsules de porcelaine et de verre colorés seront présentées sur la plateforme bétonnée du jardin de La Seine Musicale. Le spectateur sera invité à sentir les différentes capsules, à l’image d’un papillon qui butine les fleurs.

ELSA SAHAL : Diplômée de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris, Elsa Sahal a développé une pratique centrée autour de la céramique.
Pour Les Extatiques, l'artiste révèle un monde invisible et insoupçonné sur le toit de la Seine Musicale. Puisant son inspiration dans le monde aquatique, elle réalise une sorte de méandre vivant, comme si sur cette « colline artificielle » apparaissaient les traces d’un passé fossilisé.

FABRICE HYBER : Son travail est protéiforme, aux frontières du dessin, de la photographie, de la vidéo, de la sculpture, de la peinture, de l’installation et de la performance. Pour cette 3e édition, Fabrice Hyber installe ses sculptures fontaines "Hommes de Bessines" dans le bassin Takis à Paris la Défense et à la Seine Musicale un “Jardin extatique”. Cette installation est conçue comme un organisme vivant, invitant le spectateur à expérimenter, regarder, sentir, toucher, à entrer dans l’imaginaire foisonnant de l’artiste.

IVAN ARGOTE : Un peu d’humilité et beaucoup d’humour : voilà ce qui caractérise l’art d’Ivan Argote. Jeune colombien établi en France, formé d’abord au graphisme, il multiplie aujourd’hui les performances absurdes, avec la ville comme théâtre des opérations... Il profite de la moindre faille dans notre quotidien pour tenter de faire sens, un microsens, il cherche à faire dérailler doucement les systèmes et les routines. Mais il y met plus de légèreté, et ce sens quotidien du surréalisme dans lequel excellent les latino-américains. À Paris La Défense, l'artiste présentera son projet "Strenghlessness" dans l’axe historique de Paris.

La programmation complète et les photos des oeuvres seront dévoilées prochainement.