Les Extatiques : quinze artistes exposés en plein air

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Culture

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Pour cette 3e édition des Extatiques, créée par Paris La Défense en 2018, l'exposition se tiendra non seulement sur l'Esplanade de Paris La Défense mais également dans les jardins de La Seine Musicale, où les œuvres conçues, pour nombre d'entre elles spécialement pour l'évènement, sont installées et créent un dialogue inédit avec l'environnement.

Les Extatiques à La Seine Musicale

Pour la première fois, Les Extatiques s’installent à La Seine Musicale en invitant six artistes à créer des oeuvres sur le toit-jardin de ce nouvel emblème culturel des Hauts-de-Seine.

♦ Felice Varini est né en 1952 à Locarno, Suisse.  Il vit  travaille à Paris. Depuis les années 1980, Felice Varini élabore un travail de peinture qui se déploie dans l’espace architectural des paysages urbains. Son vocabulaire formel est simple et géométrique : carrés, triangles, ellipses, cercles, rectangles ou lignes droites traversant le paysage ou l’architecture.

L’œuvre pour La Seine Musicale : Arcs d’ellipses jaunes, rouges et bleus
" L’espace architectural, et tout ce qui le constitue, est mon terrain d’action. Ces espaces sont et demeurent les supports premiers de ma peinture. J’interviens in situ dans un lieu à chaque fois différent et mon travail évolue en relation avec les espaces que je suis amené à rencontrer. En général je parcours le lieu en relevant son architecture, ses matériaux, son histoire et sa fonction. À partir de ses différentes données spatiales et en référence à la dernière pièce que j’ai réalisée, je définis un point de vue autour duquel mon intervention prend forme."

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Triangles percés, 2016, exposition « À ciel ouvert ».
MAMO - Centre d’Art de la Cité Radieuse, Marseille
© André Morin


♦ Matteo Nasini est néen 1976 à Rome. Il vit et travaille à Rome. Le travail de recherche artistique de Matteo Nasini, part de l'étude des sons pour évoluer vers des formes physiques, à travers une étude et une observation approfondies de la surface des matières plastiques et des sons. Ceci aboutit à une pratique qui se traduit du point de vue méthodologique par installations sonores des performances, des œuvres audiovisuelles ou sculpturales.
matteonasini.com

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Elementale, 2012 

♦ Fabrice Hyber est né en 1961 à Luçon. Il vit et travaille à Paris. Fabrice Hyber est un artiste protéiforme qui conçoit son œuvre sous la forme d’un gigantesque rhizome qui se développe sur un principe d’échos. Partant invariablement de la pratique du dessin et de la peinture, il investit tous les modes d’expression et diffuse sans cesse son travail d’un médium à l’autre : « Peu importe la matérialité de l’œuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements ».

L’œuvre pour La Seine Musicale : Homme Femme
À La Seine Musicale, l’artiste installe HommeFemme, un couple de petits personnages verts dont les orifices corporels déversent des filets d’eau. Cette sculpture fontaine est issue d’un travail initié il y a plus de vingt ans à l’occasion d’une commande publique de la commune de Bessines (Deux-Sèvres). Depuis L’homme de Bessines a parcouru le monde. Cette incroyable expansion se poursuit aujourd’hui avec ce couple, étrange duo duquel suintent les flux et humeurs des corps. Avec ses sculptures installées aussi bien à La Seine Musicale que dans le Bassin Takis à Paris La Défense, l’artiste fait le lien entre les deux territoires.

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HommeFemme,prototype, vue du montage
© Fabrice Hyber

♦ Jeong Hwa Choi est né en 1961 à Séoul (Corée) . Il vit et travaille à Séoul. Figure de proue de l’art coréen, cet artiste Pop à l’esthétique « kitsch » crée des œuvres joyeuses et ultra colorées. L’artiste puise dans la prolifération d’objets de la société de consommation pour créer des formes nées de l’accumulation d’objets et de déchets de la vie quotidienne qu’il détourne en œuvres d’art. Il crée également de gigantesques œuvres gonflables en plastique recyclé, toutes aussi délirantes : un immense arbre à fruits ou encore des fleurs qui respirent.

L’œuvre pour La Seine Musicale : Breathing Flower
Sur le toit-jardin de La Seine Musicale, visibles de loin, les pétales de cette immense corolle de sept mètres de diamètre se meuvent lentement au rythme des impulsions d’air, créant la sensation étrange d’une respiration.
L’artiste insuffle la vie comme pour en conjurer la beauté éphémère.
Cette œuvre a été présentée en 2019 lors de la 2e édition des Extatiques à Paris La Défense.

« Je réalise par exemple des fleurs avec des ballons gonflables, des fleurs qui respirent en quelque sorte. Je fais aussi différentes installations avec des objets en plastique qu’on utilise dans la vie de tous les jours. Dans cette démarche je raconte la relation qu’il y a entre la vie quotidienne et l’art. Je cherche à réduire l’écart entre les deux. Dans la vie tout est art, la vie et l’art ne font qu’un ».

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Simulation 3D © J.-B. Lepeltier La Société Molle

♦ Elsa Sahal est née en 1975 à Bagnolet Elle vit et travaille à Paris. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2000, et après une résidence à Sèvres en 2007, Elsa Sahal bénéficie en 2008 d’un solo show à la Fondation d’entreprise Ricard et obtient le prix MAIF pour la sculpture.  Elle a participé notamment à Ceramix - Bonnefantenmuseum et la Maison Rouge en 2016, à Women House - Monnaie de Paris et NMWA à Washington en 2017-2018, à Picasso, baigneuses et baigneurs - musée des Beaux-Arts de Lyon, 2020. Elle est représentée par la Galerie Papillon (FR), Nathalie Karg Gallery (USA), The Pill (TR).

L’œuvre pour La Seine Musicale : Méandre
Pour Les Extatiques, l'artiste révèle un monde invisible et insoupçonné sur le toit de la Seine Musicale. Puisant son inspiration dans le monde aquatique, elle réalise une sorte de méandre vivant, comme si sur cette « colline artificielle » apparaissaient les traces d’un passé fossilisé.

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Delta, 2017, détail . Courtesy Galerie Papillon
© Stéphane Paumier

♦ Julie C.Fottier est née en 1973 à Sherbrooke (Canada), vit et travail à Rennes. Depuis ses débuts en vidéo et performance, le travail de Julie C. Fortier enregistre le passage du temps à travers la mise en évidence de processus d’effacement et d’évidement. Depuis 2013, elle a ajouté à son répertoire de travail, une recherche avec les odeurs et les arômes qui prennent la forme de parfums, d’installations et de dessins ou encore de performances culinaires et olfactives. La puissance mnésique et affective des odeurs modifie les manières de mettre en jeu la mémoire dans les représentations et les récits qu’elle compose. Cet aspect paradoxal d’une absence pourtant présente, invisible mais intimement pénétrante la captive.

L’œuvre pour La Seine Musicale : Le jour où les fleurs ont gelé
Pour Les Extatiques, l’artiste propose un jardin olfactif offrant des accords parfumés qui jouent sur des références tantôt figuratives, tantôt abstraites. Des capsules de porcelaine et de verre colorés seront présentées sur la plateforme bétonnée du jardin de La Seine Musicale. Le spectateur sera invité à sentir les différentes capsules, à l’image d’un papillon qui butine les fleurs.

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Le jour où les fleurs ont gelé,vue d’exposition « Comme un frisson assoupi »,
2018, Centre d’art Micro-onde, Vélizy-Villacoublay,
© Aurélien Mole

Rien à voir 

Projections artistiques sur l'écran géant

Au cœur du parcours artistique, une exposition est proposée par le commissaire Fabrice Bousteau, à travers la présentation de quinze photographies/reproductions d’œuvres historiques et contemporaines qui invitent à entrer dans le monde magique des apparences trompeuses ! Quinze panneaux publicitaires sont détournés de leur fonction première : installés sur l’esplanade de la Défense ils forment une mise en abyme de l’exposition, ludique et joyeuse, faite de perspectives changeantes.
Le travail photographique de Paul Rousteau est également présenté sur ces panneaux publicitaires. D’un côté les reproductions de René Magritte côtoient de l’autre côté les paysages étirés, fragmentés, colorés des sites de Paris La Défense et de La Seine Musicale, spécialement photographiés par Paul Rousteau en créant un jeu de miroir aux alouettes. Une exposition surprenante si l’on veut bien y regarder à deux fois plutôt qu’une...

Téléchargez le plan (format Pdf)  et préparez votre parcours de visite

Exposition gratuite dans l’espace public et au Jardin Bellini : ouvert tous les jours de 11 h jusqu’à la tombée de la nuit (juillet : 11 h-22h, août : 11 h-21h, septembre jusqu’au 4 octobre : 11h-20h)

 

Les Extatiques à Paris La Défense

Onze artistes investissent l’esplanade de Paris La Défense, du bassin Takis à la Grande Arche, en jouant avec l’architecture unique du lieu.

♦ Fabrice Hyber est né en 1961 à Luçon, France. Vit et travaille à Paris. Fabrice Hyber est un artiste protéiforme qui conçoit son œuvre sous la forme d’un gigantesque rhizome qui se développe sur un principe d’échos. Partant invariablement de la pratique du dessin et de la peinture, il investit tous les modes d’expression et diffuse sans cesse son travail d’un médium à l’autre : « Peu importe la matérialité de l’œuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements ».

L’œuvre pour Paris La Défense : Les amis
À Paris La Défense, l’artiste dissémine des petits hommes et femmes verts dont les orifices corporels déversent des filets d’eau. Ces sculptures-fontaine sont issues d’un travail initié il y a plus de vingt ans à l’occasion d’une commande publique de la commune de Bessines (Deux-Sèvres). Depuis L’homme de Bessines a parcouru le monde. Cette incroyable expansion se poursuit aujourd’hui avec l’invasion du bassin Takis par un groupe de sculptures, Les amis, qui expriment, échangent et déversent inlassablement leurs humeurs limpides.


♦ Julien Berthier est né en 1975 à Besançon. Il vit et travaille à Paris
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris, Julien Berthier débute sa carrière de plasticien au début des années 2000. « Ne pas laisser le monde aux mains des spécialistes. » Julien Berthier reste fidèle à cette déclaration : tout en employant des médiums aussi variés que la sculpture, le dessin, la vidéo ou la photographie, l’artiste crée des objets - à la fois hyperréalistes et néanmoins fictionnels - qu’il confronte à l’espace public.

L’œuvre pour Paris La Défense : Pigeonner (Lilian Bourgeat) Pigeonner (Bernar Venet) Pigeonner (Louis-Ernest Barrias) Pigeonner (François Morellet) Les pigeons, nuisibles citadins, font partie de ce que nous feignons de ne pas remarquer dans le paysage urbain, par flemme ou par désintérêt sans doute.
S’ils sont nombreux en ville, leurs occurrences dans la sculpture des places publiques sont bien inférieures à leur démographie sur les sites concernés. Avec « Pigeonner », l’artiste remet ces volatiles à l’honneur.

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The Passager, 2017
Acier soudé et bronze patiné
Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris
Photo © Aurélien Moler

♦  Minjun est né en 1962 à Daqing en Chine. Il  vit et travaille à Pékin. Remarqué en 1999 lors de sa participation à la Biennale de Venise, Yue Minjun s’est depuis imposé comme le peintre chinois le plus influent de sa génération. Modèle immuable de tous ses tableaux, Yue Minjun a adopté le rire comme thème central de son œuvre. Ses visages au rire franc et massif montrent une bouche démesurément ouverte par un rire créant une image frappante. Ce procédé est employé pour laisser une marque indélébile chez le visiteur et l’inciter à réfléchir sur ce qu’il observe. Les zygomatiques sont tellement ouverts que les yeux sont fermés comme des volets. Ces visages ne regardent pas car ils n’ont rien à regarder, ils n’ont aucun intérêt pour ce qui peut arriver.

L’œuvre pour Paris La Défense : The Tao Laughter no4
Le titre de l’oeuvre est une référence à Tao Tô King, ouvrage fondateur du taoïsme attribué à Lao Tseu (600 avant J.-C.) dans lequel il est suggéré que le rire permet de résoudre les problèmes de société sans douleur ni chagrin pour atteindre la paix intérieure. Faisant référence aux cultures chinoise et occidentale, ces sculptures magistrales interpellent et questionnent notre rapport à la société.

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Simulation 3D
© J.-B. Lepeltier La Société Molle

♦ Gilles Barbier est né en 1965 au Vanuatu, Pacifique Sud. Il vit et travaille à Marseille. Gilles Barbier expose son travail depuis 1994 en France, en Europe et aux États-Unis. Arrivé en France à l’âge de vingt ans, il met en place un travail qu’il définit comme fiction. Chez Barbier il y a une lucarne dans un cosmos aussi singulier qu’infini, une pensée qui conduit à un système aussi formidable que généreux pour ré-enchanter le monde. Avec la copie  rigoureuse du dictionnaire comme bruit de fond, son œuvre est emplie de clones, de pions, de super héros grabataires, mais aussi de festins, de mondes « corrigés » ou d’artistes « Perdus dans le Paysage ». Soucieux d’associer à ce corpus la rigueur de son travail théorique, son « ressassement », Gilles Barbier alimente en textes et en outils de réflexion un flux continu de dessins, d’images. Il prépare actuellement une grande rétrospective articulée autour du projet du Dictionnaire au HAB de Nantes pour 2021, ainsi que sa douzième exposition personnelle à la Galerie GP & N Vallois pour la rentrée.

’œuvre pour Paris La Défense : L’oeuvre boîte
Gilles Barbier transforme ici l’objet du quotidien qu’est l’ouvre-boîte en requin prêt à l’affût du visiteur sur les pelouses de Paris La Défense. L’oeuvre boîte se veut ici à la fois ludique et sérieux, séduisant et radical.

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L’oeuvre boîte, 2018 .  Aluminium thermolaqué. Trois éléments ;
chacun 87 × 190 × 50 cm. Édition de 3 + 2 × E.A.Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.© Marc Domage

♦ Jacques Villeglé est né en 1926 à Quimper, France. Il vit et travaille à Paris. « C'est dans les bas-fonds du métropolitain parisien, "Station République", que par un graffiti singulier j'ai réalisé qu'un alphabet sociopolitique correspondait à nos réalités collectives. » Jacques Mahé de La Villeglé - dit Jacques Villeglé-  est l’un des membres fondateurs du mouvement des Nouveaux Réalistes en octobre 1960 ;  il s'est imposé avant tout comme « ravisseur » d'affiches lacérées, comme «recycleur du travail des autres, un recycleur du réel urbain, industriel, publicitaire» (Pierre Restany) et comme théoricien de cette idée. Releveur de traces de civilisation, plus particulièrement lorsqu'elles sont anonymes, Villeglé imagine à partir de 1969 un « alphabet sociopolitique ». Cet alphabet repose sur un principe simple : ajouter ou substituer à chaque lettre (hormis le J) un ou plusieurs signes de silhouette ressemblante, repérés sur les couloirs de métro, les affiches, les murs ou ailleurs.

L’œuvre pour Paris La Défense : Écrire peindre ! C’est plus que voir, écrire peindre c’est concevoir.
Pour Les Extatiques, Jacques Villeglé propose de faire courir le long d’un des escaliers de l’esplanade un grand graffiti blanc en alphabet sociopolitique reprenant une citation inspirée de l’écrivain André Salmon « Écrire ! C’est plus que voir, écrire c’est concevoir ».

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Être étonné, c’est un bonheur – Edgar Allan Poe, 2009. Pochoir, peinture blanche Dimensions variables (vue des Tuileries – Fiac Outdoors) Courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris. © Aurélien Mole

♦ Ivàn Navarro est né en 1972, à Santiago au Chili. Il vit et travaille à New-York.
Né sous la dictature de Pinochet, Iván Navarro a fui l’oppression pour les Etats-Unis. L’artiste utilise la lumière comme matériau de base, détournant des objets en sculptures électriques et transformant l’espace par des jeux d’optique. Le processus de mise en abîme par miroir offre des perspectives qui prolongent le regard, l’emmènent au-delà d’une simple dimension, vers l’infini, l’illusion sans fin…

L’œuvre pour Paris La Défense : Mélusine
Pour Les Extatiques, Iván Navarro crée une structure rappelant les puits en briques traditionnels qui ponctuent
les campagnes. L’oeuvre fait référence aux légendes ancestrales qui ont construit l’histoire de son pays. L'artiste  explore les ambiguïtés de la mémoire et dynamise le langage en jouant des doubles sens et le décalage entre vérité et apparence. Dans Mélusine, 2020, le puits semble créer un passage lumineux sous-terrain infini, métaphore de l’évasion mais aussi de la disparition.

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Natch und Nebel, 2012, Fundazione Volume ! Rome, Italie,
Courtesy Templon, Paris-Brussels. .
© Thelma Garcia


♦  Héctor Zamora est néen 1974 à Mexico City au Mexique. Il vit et travaille à Lisbonne.
Héctor Zamora est un artiste mexicain qui travaille dans les espaces publics, à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur. Le travail de Zamora interroge l’espace d’exposition en créant des œuvres d’art éphémères spécifiques au site qui impliquent la participation des visiteurs. De manière cachée, sa pratique artistique révèle des enjeux sociaux, politiques et historiques ancrés dans les sites choisis pour son œuvre. À la fois performance et œuvre plastique, le travail d’Héctor Zamora fonctionne comme un dialogue dans lequel l’art est, en même temps, objet et événement. Architecte de l’éphémère, Héctor Zamora utilise des objets usuels ou des composants élémentaires de construction et développe une grammaire personnelle en usant de leurs potentiels de jeu et de plasticité. En détournant et en recontextualisant des éléments qu’il puise dans le contexte architectural ou social des villes et pays dans lesquels il intervient, il repousse les limites de la sphère réelle, crée des connexions inattendues et nous invite à repenser notre rapport au quotidien ainsi qu’à notre environnement.

L’œuvre pour Paris La Défense : Zig Zag
Le pavillon ZIG ZAG propose une nouvelle expérience architecturale inédite qui rappelle l’architecture moderne des tropiques, et qui, au milieu de l’esplanade de La Défense, incarne une fraîcheur ludique nous invitant à nous
détendre et à nous perdre dans ses murs.
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Truth Always Appears as Something Veiled, 2017-2019, Solo Houses,Matarraña, Spain
© Héctor Zamora

♦ Paul Rousteau est né en 1985. Il vit et travaille à Paris. Le photographe Paul Rousteau rejette radicalement la photographie techniquement parfaite. Telles des expériences ludiques, souvent floues et surexposées, ses œuvres énigmatiques attirent l’œil par leurs lavis de couleurs lumineuses, comme vues à travers un kaléidoscope ou flottant dans la brume douce d’un rêve éveillé. A la prise de vue, il pousse ses appareils photos dans leurs retranchements et, en alchimiste, nous ouvre les portes de sa perception. , ses images sont parues dans The New York Times, M Le Monde, Dazed & Confused, The New Yorker. Il a travaillé pour des marques comme Hermès, BMW ou Louis Vuitton. En 2017, il a est sélectionné pour faire partie des finalistes exposant au Festival de Hyères et est nominé en 2019 au prix HSBC. Il a exposé en Chine, en Allemagne, en Italie. En Suisse, il est représenté par la Galerie Forma Art Contemporain et en France par la Galerie du Jour Agnès b.

L’œuvre pour Paris La Défense : La Défense, les fragments de l'invisible
À Paris La Défense, Paul Rousteau expose une série de trente nouvelles photographies le long de l’esplanade intitulée La Défense, les fragments de l’invisible. À La Défense, l’homme tutoie le ciel. Hors du sol, en quête de grandeur, il surplombe la nature, se pose sur les nuages, se mire dans ses façades aériennes.
 

♦ Carlos Cruz-Diez
1923, Caracas (Venezuela) – 2019, Paris (France)
Artiste français d’origine vénézuélienne, Carlos Cruz-Diez a vécu et travaillé à Paris dès les années 1960. Il est considéré comme l’un des acteurs majeurs de l’art optique et cinétique, courant artistique qui revendique « la prise de conscience de l’instabilité du réel ». Ses recherches ont fait de lui l’un des penseurs de la couleur du XXe siècle.  Le discours plastique de Carlos Cruz-Diez s’appuie sur le phénomène chromatique conçu comme une réalité autonome qui évolue dans l’espace et le temps, sans aide de la forme ni du support, en un présent continu. Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes de prestigieuses institutions telles que: Museum of Modern Art (MoMA), New York, Tate Modern, Londres, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris , Centre Pompidou, Paris, Museum of Fine Arts, Houston, Wallraf-Richartz Museum, Cologne.

L’œuvre pour Paris La Défense : Environnement de Transchromie circulaire
Cette structure circulaire, participative et chatoyante, invite le spectateur à redécouvrir son environnement naturel ou urbain. Conçue pour être construite in situ et hors les murs, l’oeuvre tient compte de la réalité extérieure et la transforme par la soustraction de la couleur grâce aux lamelles transparentes qui se mêlent. Cruz-Diez y déploie une conception singulière de l’abstraction, initiée dès 1969 lorsqu’il élabore son premier "Projet pour un environnement de couleur soustractive".

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Simulation 3D
© J.-B. Lepeltier_La Société Molle
 

♦ Anne Claverie est néeen 1974 à Paris. Elle vit et travaille à Paris. « Anne Claverie prend goût très tôt aux matières brutes et à rendre visibles les processus de fabrication. Le principe de son œuvre devient alors évident : récupérer, accumuler et transformer des matériaux industriels ou naturels. Depuis plusieurs années, son travail monothéiste est entré dans l’adoration du caoutchouc, devenu un objet de sa fascination. Le pneu, matériau d’apparence difficile, est dompté, comme anobli par celle qui voit dans ses stries une matière vivante, “une texture de peau ou les lignes d’une main”. L’œuvre d’Anne Claverie interpelle et entraîne dans un monde onirique avec ces ”otni” : objets terrestres non identifiés de caoutchouc, peu traditionnels. »  Olivia Smet

L’œuvre pour Paris La Défense : Arbrabra
À Paris La Défense, l’artiste présente l’installation Arbrara. Cet arbre mutant est le fruit de l’alliance hybride du pneu et du métal. Il s’enracine avec la force et la vigueur d’un arbre naturel dépourvu de feuilles et transfigure les matériaux industriels dont il est revêtu. Sa peau reptilienne, vivante et inquiétante, intrigue, entre attirance et répulsion.

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Arbrabra, 2013, vue de l’exposition « Sculptrices »,
Fondation Villa Datris. Collection Fondation Villa Datris.
© Tim Perceval

Ivàn Argote est né en 1983 à Bogota en Colombie. Il vit et travaille à Paris. Les performances, vidéos, films, sculptures, collages et installations dans l’espace public d’Iván Argote questionnent la manière dont nous nous relions aux autres, à l’État, au patrimoine et aux traditions. Argote émet des critiques et propositions tant politiques que sociologiques, en utilisant la tendresse, les émotions et l’humour comme outils subversifs, avec lesquels il tente de générer des espaces de dialogue en dehors de la polarisation et de la rhétorique conflictuelle. 

L’œuvre pour Paris La Défense : Strenghtlessness
À Paris La Défense, l'artiste présentera son projet "Strenghlessness" dans l’axe historique de Paris.

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Monumentos, anti-monumentos y nueva escultura
pública, 2017. Commissaire : Pablo León de la Barra,
MAZ - Museo de Arte de Zapopan, Zapopan, MX.
© Maj Lindström

Rien à voir
Quinze photographies sur quinze panneaux publicitaires

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Exposition Rien à voir - Extatiques 2020 - Paris La Defense
© JB Lepeltier

Au cœur du parcours artistique, une exposition est proposée par le commissaire Fabrice Bousteau, à travers la présentation de quinze photographies/reproductions d’œuvres historiques et contemporaines qui invitent à entrer dans le monde magique des apparences trompeuses ! Quinze panneaux publicitaires sont détournés de leur fonction première : installés sur l’esplanade de la Défense ils forment une mise en abyme de l’exposition, ludique et joyeuse, faite de perspectives changeantes.

Et aussi...

Soundwalk Collective
Soundwalk Paris La Défense

Lilian Bourgeat
Banc public

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Exposition gratuite dans l’espace public (Esplanade de La Défense), ouverte tous les jours

 

Les Extatiques à La Seine Musicale et à Paris La Défense
3e édition de l'exposition d'art contemprain en plein air du 26 juin au 4 octobre
En savoir plus parisladefense.com