#Culturecheznous : Plongez dans l'histoire des expositions universelles

La fontaine lumineuse de l'exposition universelle de 1889CD92/Archives départementales des Hauts-de-Seine
En attendant la fin du confinement, découvrez en ligne la nouvelle exposition dédiée aux expositions universelles des archives départementales. Des inventions révolutionnaires aux vestiges encore présents dans les Hauts-de-Seine, parcourez les cinq expositions universelles et plongez dans l'histoire de ces grands événements internationaux.

Entre 1855 et 1900, la France a organisé à Paris cinq expositions universelles qui ont grandement contribué à façonner le visage de la capitale. Elles ont attiré les foules et dévoilé des inventions révolutionnaires, y compris sur le territoire devenu depuis celui des Hauts-de-Seine. 

Des inventions révolutionnaires...

Le public y a découvert le téléphone, les scaphandres, le cinématographe… Sortis des magasins d’archives, ouvrages, périodiques, gravures, photographies, affiches, objets publicitaires et plans donnent la mesure de ces rendez-vous internationaux organisés en 1855, 1867, 1878, 1889 et 1900. 

...aux vestiges dans les Hauts-de-Seine

 

« Le territoire a été associé à certaines éditions, rappelle Julien Le Magueresse, commissaire de l’exposition aux Archives départementales. En 1867, le monde entier s’est pressé sur l’île Saint-Germain à Issy- les-Moulineaux, qui s’appelait alors l’île de Billancourt, à l’annexe agricole pour voir les expositions d’animaux, d’arboriculture et de viticulture. Venus en bateaux vapeur omnibus, les ancêtres des bateaux-mouches, les visiteurs pouvaient y assister à des démonstrations quotidiennes de machines agricoles : moissonneuses, batteuses, pompes… » 

En ligne également, les différents projets d’implantation de ces événements dans les Hauts-de-Seine.

Les organisateurs de l’Exposition universelle de 1878 envisagent ainsi Saint-Cloud, puis Courbevoie pour l’accueillir.

Finalement restée parisienne, la manifestation laisse d’importants vestiges dans la proche banlieue qu’énumère le commissaire d’exposition : « le Hangar Y à Meudon (ancienne galerie des machines du Champs-de-Mars), le pavillon de Norvège- Suède et le pavillon des Indes à Courbevoie, la gare Lisch à Bois-Colombes ou encore un chalet suisse à Boulogne-Billancourt. Les statues du Palais de l’Industrie, installées dans le parc de Saint-Cloud, datent quant à elles de l’Exposition de 1855. Le pavillon de Hawaï-Haïti à Bois-Colombes, une guinguette au Plessis-Robinson et une église norvégienne à Ville-d’Avray remontent à l’Exposition de 1889, pour laquelle des projets ont été imaginés à Asnières, Gennevilliers, Boulogne, Meudon et Courbevoie. » 

L’idée d’une nouvelle Exposition universelle en France renait après la seconde guerre mondiale. S’ils sont abandonnés, les projets qui se succèdent dans les années 1950 puis 1960 pour le site de La Défense sont à l’origine du quartier d’affaires actuel. 

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Infos pratiques

"Des projets aux vestiges  les  Hauts-de-Seine et les expositions universelle" 
Une exposition virtuelle des archives départementales des Hauts-de-Seine 

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