Une voie contractuelle complémentaire

Dans le cadre du contrat de développement, le Département peut allouer à la commune une enveloppe financière exclusivement dédiée à des actions relevant de la politique de la ville. 

La loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a mis en place le contrat de ville, outil de formalisation des engagements de l'Etat, des collectivités et des autres partenaires de la politique de la ville pour des quartiers prioritaires. Zoom sur les piliers de ce contrat et les modalités d'intervention du Département.

Ce que dit la loi

Le contrat de ville  est signé par l’ensemble des partenaires de la politique de la ville. Ce contrat, d’une durée de six ans couvrant la période 2015-2020, regroupe les volets urbain et humain, formalisés jusqu’alors respectivement dans les conventions de rénovation urbaine et dans les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS). Les actions de la politique qui sont développées dans le cadre de ce contrat s’articulent autour des trois piliers suivants définis par la loi du 21 février 2014 susvisée :

  • la cohésion sociale ;
  • le développement économique et l’emploi ;
  • le cadre de vie et le renouvellement urbain.

La loi de finances n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 pour 2019 a prolongé jusqu’au 31 décembre 2022 les contrats de ville.

Suite aux évènements de janvier 2015, le Comité Interministériel à l’Égalité et à la citoyenneté du 6 mars 2015 a décidé d’intégrer un quatrième pilier au contrat « valeurs de la République et citoyenneté ». Ce pilier a également pour but de soutenir les actions participant à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la radicalisation.

Les contrats de ville comportent également des priorités transversales : la jeunesse, la lutte contre les discriminations et l’égalité femme/homme.

Les modalités d’intervention du Département au titre de la politique de la ville

L’action du Département est formalisée dans le cadre de deux supports complémentaires. A travers les contrats de ville qui définissent la stratégie globale pour chacun des territoires et à travers une voie contractuelle complémentaire entre le Département et chaque commune.

 Le contrat de ville 

L’article 6 de la loi du 21 février 2014 prévoit que « la politique de la ville est mise en œuvre par des contrats de ville conclus à l'échelle intercommunale entre, d'une part, l'Etat et ses établissements publics et, d'autre part, les communes et établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre concernés. Ces contrats sont signés par les départements et les régions. »

Les commissions permanentes du 23 novembre 2015 et du 25 janvier 2016 ont approuvé neuf contrats de ville pour la période 2015-2020.

Une voie contractuelle complémentaire au contrat de ville permet de resserrer les liens entre le Département et les Communes concernées.
Les communes perçoivent une enveloppe financière accordée par le Département à travers un contrat de développement Département-Ville (CDDV) dédiée à deux axes prioritaires : l’insertion des publics en difficulté et la réussite éducative notamment des collégiens. 

Plus d'infos
les contrats de développement Département-Ville

Le réseau de l'Ecole Française des Femmes, créé en 2008 par l'Institut des Hauts-de-Seine, a pour objectif de faciliter l’insertion socio-professionnelle des publics féminins de toutes origines et de tous horizons. Il s’agit de leur proposer un ensemble « d’outils » leur permettant de s’intégrer en favorisant leur socialisation et leur autonomie. Les femmes concernées ont pour point commun d’engager un processus d’apprentissage et de perfectionnement de la langue française et sont confrontées à des problématiques spécifiques, comme par exemple la charge d’une famille monoparentale, les démarches administratives propres à leur situation (public migrant) et la recherche d’emploi.

Ce dispositif a déjà été déployé, avec le soutien du Département, dans six communes des Hauts-de-Seine (Châtenay-Malabry, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers, Antony, Clichy et Nanterre). Le programme de l'Ecole Française des Femmes a démontré toute sa pertinence en matière d’insertion d’un public de femmes souvent isolées socialement et éloignées du marché de l’emploi. C’est la raison pour laquelle, le Département a souhaité le renforcer sur les territoires concernés par la politique de la ville. Le Département des Yvelines a marqué son intérêt pour la démarche en permettant l’ouverture d’une 7e école en 2019 au sein du centre de vie sociale Aimé-Césaire à Mantes-la-Jolie. 

Le “Bus  Santé Femmes” : dans le cadre de son rapprochement avec le Département des Yvelines, le Département des Hauts-de-Seine finance, à parité avec les Yvelines, ce nouveau dispositif initié en 2019. Il s‘agit d’un bus itinérant circulant sur les territoires alto-séquanais et yvelinois, et plus particulièrement dans les quartiers défavorisés, en vue d’accompagner les femmes les plus vulnérables qui ne se rendent pas spontanément dans les lieux d’accueil spécifiques et publics.