Aménagement de la RD 7 Suresnes - Saint-Cloud

Le Département des Hauts-de-Seine souhaite requalifier la route départementale n°7 qui s’étend du pont de Suresnes au Domaine national de Saint-Cloud. Ce projet, dont les travaux sont envisagés sur trois ans (de 2023 à 2026), transformera cette voie de 3,3 km, dont les abords seront végétalisés. La fluidité du trafic, la sécurisation des déplacements, l'amélioration des mobilités douces, la mise en valeur paysagère sont d'autant de lignes directrices de ce projet pour améliorer le confort de vie des habitants. L’aménagement de la RD 7 a été soumis à enquête publique entre le 8 avril et le 12 mai 2021. 

Objectifs et calendrier

Les objectifs :

nullAméliorer le partage de l’espace public

Le partage de l’espace public sera réorganisé afin de faciliter les déplacements des piétons,
cyclistes, automobilistes et usagers des transports en commun. L’installation d’une nouvelle
signalisation (feux tricolores) sur les carrefours et d’un mobilier urbain adapté assurera une
meilleure lisibilité des différents cheminements. Une piste cyclable bidirectionnelle séparée des
autres circulations sera créée pour faciliter les déplacements cyclistes. Des aménagements
paysagers permettront de mieux intégrer le réseau routier à son environnement proche.

nullRendre les déplacements plus sûrs

Les traversées piétonnes de la RD 7 seront sécurisées par la réalisation systématique d’îlots
refuges et le réaménagement des carrefours équipés d’une nouvelle signalisation. L’accessibilité
aux personnes à mobilité réduite sera assurée par des aménagements adaptés (rampes d’accès).
L’harmonisation de la chaussée à 2x2 voies prévue entre les ponts de Suresnes et de Saint-Cloud
permettra d’apaiser et de fluidifier la circulation des véhicules.

nullIntégrer les circulations douces

De larges trottoirs dédiés aux piétons ainsi qu’une piste cyclable bidirectionnelle seront aménagés
et dimensionnés pour garantir la continuité des cheminements ainsi que leur confort sur tout le
linéaire. Sur le parvis du parc de Saint-Cloud, les aménagements seront repensés pour revaloriser
l’accès au centre historique de la ville et permettront aux usagers de se réapproprier des espaces
plus agréables.

nullDévelopper des aménagements paysagers de qualité

Les aménagements paysagers prévus dans le cadre du projet établiront un environnement urbain
et paysager en harmonie avec les usages des lieux. L’implantation d’arbres d’alignement (ormes,
essences naturelles, etc.), accompagnés d’espaces verts (massifs, plantations basses, etc.), est
prévue de part et d’autre de la RD 7 sur le linéaire du projet. Ces aménagements soignés
amélioreront la qualité environnementale et du cadre de vie.

nullRendre la Seine aux Alto-Séquanais

Les berges de Seine seront revalorisées grâce à la création d’une promenade paysagère continue
et accessible aux piétons. L’élargissement du trottoir et les aménagements paysagers (arbustes,
jardinières, massifs, graminées, etc.) respectueux du patrimoine végétal permettront aux piétons
d’y cheminer et de profiter de vues dégagées sur le fleuve et le bois de Boulogne. Ces
aménagements assureront l’ouverture de la ville sur la Seine.

nullPréserver l’environnement

Les aménagements paysagers et matériaux prévus dans le cadre de l’aménagement de la RD 7
ont pour objectif de préserver l’environnement et de favoriser une continuité écologique. Les
revêtements spécifiques limiteront les impacts visuels (murs avec revêtement minéral) et
favoriseront la diminution des impacts sonores (murs anti-bruit). La réutilisation sur place des
terres et l’infiltration des eaux pluviales seront privilégiées.

nullMettre en valeur le patrimoine

Les revêtements spécifiques, le traitement végétal, la requalification de voies au profit des
mobilités douces, ainsi que la mise en lumière des points d’intérêt permettront de valoriser le
patrimoine local : le Domaine national de Saint-Cloud, le futur musée du Grand Siècle, l’entrée de
la ville de Saint-Cloud, la passerelle de l’aqueduc de l’Avre, ainsi que les entreprises historiques
en aéronautique.

Les grandes étapes du projet

Le projet en images

Intégration des circulations douces, réaménagement de la chaussée, aménagements paysagers : le projet de requalification de la route départementale n°7 favorise le partage modal, pour le confort et la sécurité de tous.

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Aménagements côté Saint-Cloud

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Vue de l’Estacade entre les rues Marcel Monge et Louis Blériot (ville de Suresnes)

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Aménagements côté Suresnes

En vidéo

Présentation du projet d'aménagement de la RD7


La concertation

Le Département des Hauts-de-Seine a effectué du 16 octobre au 20 novembre 2017 une concertation préalable en amont du projet d’aménagement afin de présenter les grandes orientations et échanger avec le public pour enrichir l’initiative. L’ensemble des acteurs concernés (habitants, associations et interlocuteurs économiques) étaient invités à s’associer afin de recueillir les avis et observations lors de cette concertation.

La concertation préalable est suivie :

  • de l’enquête publique en 2021;
  • du rapport du commissaire enquêteur;
  • d’une déclaration de l’intérêt général par le Département des Hauts-de-Seine (Déclaration de Projet);
  • de la déclaration d’utilité publique (DUP) délivrée par l’État;
  • début des travaux d'aménagement en 2024.

L'enquête publique

Qu’est-ce qu’une enquête publique ?

Toute opération importante d’aménagement urbain est soumise à une procédure d’enquête publique. Elle permet aux usagers de s’informer sur le projet et de donner leur avis. L’enquête publique sur la requalification de la RD 7 s’est tenue du 8 avril au 12 mai 2021. Elle portait sur les travaux d’aménagement et sur l’enquête parcellaire, c’est-à-dire les emprises du projet. Le rapport du commissaire enquêteur a été rendu en juillet 2021.

 

 

La FAQ du projet

Non.

La conception du projet s’attache à développer des aménagements végétalisés et paysagers qualitatifs en harmonie avec l’environnement urbain pour améliorer le cadre de vie et valoriser le patrimoine local. Pour ce faire le Département est accompagné d’un cabinet d’architectes et de paysagistes renommé. 
Le département s’engage à replanter chaque arbre abattu et le maximun possible le long de la RD7. Une importante strate arbustive et herbacée sera plantée en pied d’arbres. 
Enfin, le projet s’attache également à renaturer la berge partout où cela est possible. 

Le projet n’est en rien une autoroute.

Il vise à :

  • Améliorer les mobilités en sécurisant les circulations, en intégrant les circulations actives et en améliorant la fluidité du trafic
  • Ouvrir la ville sur la Seine en créant une promenade paysagère et en aménageant les berges
  • Mettre en valeur le patrimoine en redessinant l’espace public, en améliorant la signalétique et en créant des aménagements paysagers

Les voies peu larges et la présence de feux entraineront des vitesses très limitées. Le projet offre des espaces confortables pour les circulations actives. 
De plus, ce projet permet de sécuriser les traversées piétonnes, qui contribueront à apaiser l’allure des véhicules, et de créer des voies de circulation actives quasi inexistantes aujourd’hui.
Cet aménagement est conçu dans le cadre de l’intérêt général, au bénéfice d’un meilleur partage de l’espace public des déplacements de l’ensemble de tous les Alto-Séquanais.

Cette affirmation est fausse.

Le projet oriente sur la RD7 la circulation de transit et implique un désengorgement de la voirie locale (rue du 18 juin, boulevard Senard et avenue Bernard Palissy), en captant le trafic qui se reporte aujourd’hui sur cette voirie, non conçue à cet effet et générant nombre de nuisances pour les habitants.

En outre le projet aura pour conséquence une diminution des taux de congestion ainsi qu’une amélioration des temps de parcours.

Les évolutions réglementaires attendues en matière de pollution des véhicules à l’intérieur de la ZFE et le développement des mobilités douces laissent à penser que la situation à terme sera meilleure que celle observée actuellement du point de vue de la pollution atmosphérique.

Non.

Le voisinage de la RD7 est déjà aujourd’hui dans une situation de nuisance liée au bruit routier.
Le projet intègrera des mesures compensatoires pour éviter l’augmentation des nuisances : isolations des façades par changement des fenêtres de certains bâtiments. 

Par ailleurs, le projet s’attachera à mettre en œuvre des matériaux adaptés, par exemple un enrobé phonique de dernière génération.

Non.

La diminution du nombre de places de stationnement matérialisées est de 65 places sur 373 places.
Elle sera compensée par la participation du Département au projet de construction d’un parking souterrain de 190 places sous le stade Tacconi 

Non.

Le patrimoine arboré actuel compte environ 700 arbres dont 470 dits d’alignement (côté ville ou côté Seine) et 230 sur les talus des berges. Le projet issu des études préliminaires et présenté en enquête publique comprend la suppression de 436 d’entre eux pour la très grande majorité des arbres d’alignement.
Chaque arbre abattu sera replanté et le plus possible le long de la RD7.
Le Département s’est récemment adjoint les services d’une équipe de maitrise d’œuvre composée notamment d’un bureau d’étude en paysage, afin d’améliorer significativement le bilan des coupes, tout en conservant les objectifs du projet. 

Non.

L’étude réalisée par la société FONDASOL en 2018, qui a consisté en l’inspection des 3 km de bords de quai concernés par le projet indique que les berges sont aujourd’hui entièrement artificialisées. 
Le projet permet sur plusieurs sections de renaturer les berges. 

Non.

La piste cyclable créée sera bien séparée et éloignée des voies de circulation automobile afin d’éviter les risques d’accident entre cyclistes et véhicules motorisés. 
Un contraste visuel (entre revêtement de la piste cyclable et revêtement du trottoir) garantira une meilleure lisibilité de l'aménagement pour tous. 
Ces éléments seront bien sûr complétés par les signalisations horizontales et verticales ad hoc. La conception de la piste cyclable intégrera les meilleures recommandations du CEREMA. 
Le choix de positionnement de la piste cyclable coté bâti repose sur la volonté de mailler cette piste avec la ville (accès aux immeubles, équipements, gares, commerces). L’implantation de la piste côté Seine nécessiterait des traversées de la RD pour les rejoindre. De plus, un tel positionnement dans un espace davantage dédiée à la promenade pourrait générer des conflits entre les « vélos flâneurs » et les « vélos transits ».  Néanmoins, si elle est souhaitée par les partenaires du projet, cette solution pourra être envisagée dans les études de maitrise d’œuvre ultérieures.