13/06/2017
 | Institution

Une nouvelle Défense à définir

Patrick Devedjian a participé ce mardi au Forum économique du Grand Paris organisé à La Défense. Le thème de sa table ronde : la nouvelle gouvernance du quartier d’affaires.

700forumecograndparis
CD92/OLIVIER RAVOIRE

Ce n’est surtout pas le moment pour La Défense de « se reposer sur ses lauriers ». Pour Patrick Devedjian, président de Defacto, l’établissement public chargé de la gestion du quartier d’affaires, ce dernier, suite au Brexit notamment, ne doit pas « attendre que les entreprises britanniques frappent à [sa] porte ». Il faut « créer les conditions d’un nouvel avenir pour Paris La Défense ».

Début mai, le gouvernement a fixé les modalités de la fusion entre Defacto et l’Épadesa, l’établissement public aménageur de La Défense Seine-Arche. « Après soixante ans d’administration unilatérale et aveugle du quartier par l’État, c’est une véritable décentralisation de La Défense qui se prépare, annonce Patrick Devedjian. D’ici au 1er janvier 2018, l’Épadesa et Defacto seront remplacés par un unique établissement public local, dont le conseil d’administration comprendra une très large majorité de représentants des collectivités locales. » Pour le président de Defacto, les chantiers prioritaires à poursuivre sont : la concrétisation des projets de nouvelles tours pour disposer de mètres carrés disponibles et de qualité, améliorer la desserte par les transports et moderniser les infrastructures du quartier d’affaires comme la dalle, les sous-sols, le boulevard circulaire…

Aux côtés de Patrick Devedjian, Patrick Jarry, maire de Nanterre et président du conseil d'administration de l’Épadesa, Jean-Claude Gaillot, directeur général de ce même établissement et Éric Cesari, vice-président de la métropole du Grand Paris, de l’Épadesa et de Defacto (CD92/Olivier Ravoire).

Mais au-delà, « Paris La Défense doit être pensé comme une destination clé en main : il faut que le quartier offre tout ce qu’une entreprise internationale peut attendre au moment d’engager une relocalisation, qu’il s’agisse de l’immobilier tertiaire, des transports, du logement ou des équipements nécessaires à l’épanouissement de chacun (la culture, les commerces, l’environnement, les écoles, le cadre de vie) ».

L’investissement nécessaire est estimé à cinq cents millions d’euros sur dix ans. Alors qu’aujourd’hui, l’investissement annuel de Defacto et de l’Épadesa ne représente « que » quinze millions. Patrick Devedjian, qui est également président du conseil départemental, a annoncé que sa collectivité était prête à assurer l’essentiel des trente-cinq millions d’euros manquants et ce, sans fiscalité additionnelle. Le financement du nouvel établissement et son périmètre exact sont justement ce qui doit être défini dans les mois à venir.

En images