07/10/2016
 | Social - Santé

Une école pour toutes les femmes

Patrick Devedjian et Laurent Vastel ont inauguré, le 7 octobre, les nouveaux locaux de L’École Française des Femmes de Fontenay-aux-Roses, la troisième ouverte par l’Institut des Hauts-de-Seine.

INAUGURATION ECOLE DES FEMMES DE FONTENAY
CD92/WILLY LABRE

Les salles s’appellent Colette, Simone-Weil ou Catherine-Deneuve. Sur les murs, des portraits en noir et blanc d’autres femmes célèbres : Coco Chanel, Jeanne Moreau, Édith Piaf, Georges Sand… Dans leurs nouveaux locaux de 265 m2, rue du Paradis à Fontenay-aux-Roses, l’École Française des Femmes et ses cinq professeurs proposent chaque semaine quatorze heures de cours (français, culture générale et informatique), quatre heures d’atelier sur l’insertion professionnelle (notamment pour les bénéficiaires du RSA) et quatre heures d’atelier de conseil santé ou cuisine. Comme à Châtenay-Malabry où la première école avait été ouverte en 2008 et à Gennevilliers où la structure a été inaugurée en 2012, l’objectif est « d’aider à l’insertion et à la valorisation des femmes en privilégiant leur formation et leur éducation quel que soit leur niveau et au-delà des diversités culturelles et sociales », explique Bénédicte de Kerprigent, directrice de l’Institut des Hauts-de-Seine, association financée par le conseil départemental et à l’origine de ce projet.

(CD92/WILLY LABRE)

Les « élèves » viennent du Sri Lanka, d’Arménie, d’Albanie, de Tunisie, d’Haïti, d’Algérie, du Brésil, du Mexique, du Sénégal, de Pologne… Les origines sont diverses, les âges et les situations familiales aussi, tout comme les niveaux de français. Certaines femmes suivent des cours d’alphabétisation. D’autres se perfectionnent. « Je suis à l’école depuis un mois, raconte Georgetta. J’espère améliorer mon niveau de français à l’écrit et pouvoir ainsi faire valider mon master que j’ai eu dans mon pays, la Moldavie. » Dorotha, elle, est originaire de Pologne. « Je veux perfectionner mon niveau à l’écrit pour pouvoir travailler et être indépendante. Ça me permet aussi de sortir de chez moi, de faire quelque chose pour moi, de rencontrer d’autres femmes, d’autres parcours. » À côté d’elle, une jeune femme qui vient du Chili. « Je garde des enfants et en plus, je viens ici pour améliorer mon français et ma connaissance de la culture française parce qu’on fait des sorties au musée, au théâtre... »

Quarante femmes se sont inscrites à Fontenay depuis septembre 2015. Au total, ce sont trois cent cinquante femmes « scolarisées » chaque année dans l’une des trois écoles. Le cursus se déroule sur une période allant de deux à quatre ans. Les quatre-vingt-cinq qui ont présenté un DELF (diplôme d’étude en langue française) l’ont obtenu. Et un tiers des femmes passées par ce programme et qui n’avaient pas travail ont retrouvé un emploi. « Ce qui se fait ici c’est un peu plus que la transmission du savoir, a souligné Laurent Vastel, maire de Fontenay-aux-Roses et conseiller départemental. Ce sont des liens d’amitié et de solidarité qui se créent. C’est une vraie richesse d’accueillir ce lieu. » « Ces écoles sont un puissant moyen d’intégration, a conclu Patrick Devedjian. Ces femmes courageuses, studieuses, volontaires sont une grande chance pour notre département et pour notre pays. »

 

Notre reportage