01/07/2016
 | Urbanisme

La Défense, un village urbain

La troisième édition de Forme Publique, la biennale de création de mobilier urbain de La Défense organisée par Defacto, a été lancée. Pendant un an, cinq prototypes vont être testés au cœur du quartier d’affaires.

700 biennale Defacto2016
Patrick Devedjian, le président de l'établissement public, lors de l'inauguration le 30 juin. Au premier plan, les Abris basculés d'Aurélie Chapelle et David Machado.CD92/OLIVIER RAVOIRE

Des abris qui tournent sur eux-mêmes, un véritable parcours dans les arbres, des bureaux en plein air… Les cinq projets retenus dans le cadre de Forme Publique ont encore fait place cette année à l’imagination. Cinq œuvres inédites ont été retenues pour cette troisième édition qui a choisi cette année le thème du « village global ». « L’objectif était de travailler sur l’échelle du site, avec des éléments à la fois déconnectés et hyper connectés », explique Valérie Thomas, l’un des deux directeurs artistiques de la biennale.

En septembre dernier, Defacto, l'établissement public chargé de la gestion et de l'animation de La Défense, avait lancé son appel à projets sur trois thèmes : l’abri, le travail hors-champ et les stations de mobilité. Sur environ soixante-dix candidatures, cinq ont donc été retenues : la Rue des utopies, parcours surélevé en bois dans les arbres, les Abris basculés qui déclinent le même abri sous quatre formes et autant d’utilisations différentes, Les refuges de La Défense reprenant la forme des chalets de montagne et tournant sur eux-mêmes, Big Board, une grande table ronde dédiée au travail ou à la pause et enfin les Plateformes de travail urbaines, des îlots en bois propices là-aussi au travail avec une vue sur l’axe historique de Paris. Ces deux dernières œuvres sont équipées de prises de courant et d’espaces pour poser une tablette, un ordinateur ou un téléphone.

Big Board d'Alexandre Moronnoz (CD92/OLIVIER RAVOIRE)

 « Les projets réalisés restent des objets d’expérimentation dont la dimension poétique et ludique nous livre à chaque fois des surprises. Les propositions de cette troisième édition nous donnent des réponses sur la ville connectée, à travers des objets presque régressifs qui contrastent avec l’univers des tours et nous interrogent sur la place de la technologie pour un mobilier urbain connecté », explique Patrick Devedjian, président de Defacto.

Ces cinq projets vont rester pendant un an sur l’esplanade de La Défense entre les mains des différents usagers (salariés, habitants, visiteurs…). Au terme de cette année d’expérimentation, ces projets pourraient rejoindre certaines œuvres des deux premières éditions restées de manière permanente sur la dalle.

Notre reportage

 

En savoir plus

Le site de Defacto