18/11/2016
 | Social - Santé

25 novembre : journée de lutte contre les violences faites aux femmes

Depuis plusieurs années, le conseil départemental des Hauts-de-Seine s’est fortement engagé pour lutter contre les violences faites aux femmes et les soutenir face aux difficultés qu’elles rencontrent.

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En 2016, le Département s'est engagé sur un montant de 1 062 182 M€ pour soutenir les femmes victimes de violence. 

Le programme départemental de lutte contre les violences faites aux femmes

Depuis 2013, la prévention et l'accès aux droits ont été renforcés.
Le conseil départemental a mis en place un programme départemental de lutte contre les violences faites aux femmes : il soutient les associations qui oeuvrent pour la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes.

Ces actions s’inscrivent dans le cadre du dispositif de veille et vigilance envers les personnes vulnérables. L'objectif est double :

  • rompre l’isolement des victimes afin qu’elles puissent trouver de l’aide ;
  • entamer les démarches qui leur permettront de sortir de la situation de violence.

L’aide aux victimes

La prévention de la délinquance est une compétence des Départements depuis la loi du 5 mars 2007 qui l’a inscrite à l’article L121-2 du Code de l’action sociale et des familles. Ils l’exercent par leurs compétences traditionnelles via notamment l’aide sociale à l’enfance et la prévention spécialisée.

Le Département des Hauts-de-Seine a souhaité aller plus loin en créant une politique de prévention de la délinquance qui repose sur trois piliers :
- le soutien aux actions de prévention locales ;
- l’aide aux victimes et l’accès au droit ;
- la prévention de la récidive. Il y consacre 3 M€ par an dont plus de 1 M€ pour l’aide aux femmes victimes de violences conjugales. 

Il finance également Assistance Victimes Hauts-de-Seine ainsi que les travailleurs sociaux en commissariats, deux dispositifs gérés par l’ADAVIP 92, Association d’aide aux victimes d’infractions pénales.

En Savoir plus dans notre rubrique Solidarités 

Des téléphones d’urgence

Cinq téléphones "grave danger" ont été mis à disposition dans les Hauts-de-Seine. Le dispositif a été créé en 2014, en application de loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes qui prévoit dans son article 36 la généralisation de la téléprotection pour les personnes en grave danger, victimes de violences au sein du couple. Il est piloté par le Parquet avec le soutien du conseil départemental (convention du 11 mai 2016)

En Savoir plus



Ce numéro de Questions de Famille aborde la question des violences conjugales et s’interroge particulièrement sur les moyen d’en sortir, de rompre le cycle de la violence. La parole est donnée aux experts départementaux, aux partenaires, aux médecins mais aussi aux victimes qui ont réussi à sortir du cercle vicieux de la souffrance.

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Femmes victimes de violences : une rencontre le 25 novembre

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Département et la préfecture organisent, à l’hôtel du Département, une conférence-débat sur l’expérience des Hauts-de-Seine, ouverte sur invitation aux intervenants concernés (commissaire de police, substitut, travailleurs sociaux et les associations spécialisées comme l’Escale ou l’Adavip (Association départementale de défense des victimes d’infractions pénales). 

La conférence-débat introduite par Patrick Devedjian, président du conseil départemental, le préfet des Hauts-de-Seine et la procureure de la République proposera deux tables rondes :

- l’accueil des femmes victimes de violences dans les Hauts-de-Seine : dans les EDAS, CCAS, les commissariats et les associations, avec un focus sur le dispositif des téléphones « grand danger » (cf l’article ci-dessous). Les intervenants concernés sont invités à y participer : commissaire de police, substitut, travailleurs sociaux et les associations spécialisées comme l’Escale ou l’Adavip (Association départementale de défense des victimes d’infractions pénales).

- les enfants exposés aux violences conjugales : comment les accompagner ? Nadège Séverac, sociologue chargée d’étude à l’Observatoire de l’enfance en danger, co-auteur de l’ouvrage « L’enfant face à la violence dans le couple » (Dunod, 2010), et Édouard Durand, magistrat ex-juge aux affaires familiales et ex-juge des enfants, chargé de formation à l’École nationale de la magistrature, auteur de « Violences conjugales et parentalité » (L’Harmattan, 2013), viendront apporter un éclairage particulier à cette question.
Le colloque se conclura par la présentation du 5e plan de lutte contre les violences faites aux femmes.