2018, vers un budget volontariste

L’Assemblée départementale a défini ses orientations budgétaires pour l’année à venir ce vendredi 20 octobre 2017. La solidarité et l’investissement resteront ses priorités.

« Notre politique budgétaire doit se poursuivre en cohérence avec nos engagements antérieurs : rigueur dans la gestion, priorité en matière de solidarité, ambitions pour l’investissement » a résumé Patrick Devedjian en ouverture du débat d’orientations budgétaires.

Premier axe : « notre politique de solidarité demeurera la priorité du Département et son premier poste de dépense », a souligné le rapporteur général du budget Pierre-Christophe Baguet. Le budget envisagé pour 2018 s’élève ainsi à plus de 850 M€. 322 M€ seront consacrés aux personnes âgées et aux personnes handicapées, près de 192 M€ aux personnes en difficultés sociales ou en réinsertion, 167 M€ à la protection de l’enfance… Au total, les dépenses réelles de fonctionnement devraient se situer sous la barre des 1,5 Md€. « Nous poursuivrons ainsi la maîtrise de nos charges de fonctionnement et respecterons l’objectif annoncé par l’État d’évolution des dépenses limitée à + 1,2%, a précisé M. Baguet. En attendant la fusion effective, le rapprochement avec les Yvelines s’inscrit pleinement dans cette recherche permanente d’efficience de l’action publique, de politiques innovantes, sans compromettre la qualité du service rendu à la population. »

Seconde priorité pour l’année à venir : l’investissement avec une enveloppe de l’ordre de 400 M€. « En 2018, l’éducation, la culture, les transports et l’habitat figureront parmi nos investissements majeurs, a énuméré Patrick Devedjian. Tout comme La Défense qui vivra une transformation historique avec un nouvel Établissement public local qui verra le jour au 1er janvier. »

Ces politiques seront menées sans augmentation de la taxe foncière. « Elle constitue le seul impôt direct pour lequel le conseil départemental dispose d’un pouvoir de taux, a rappelé Pierre-Christophe Baguet. L’objectif du Département demeure le maintien de son niveau à 7,08 %, taux le plus bas de France après Paris, pour éviter d’accroître la pression fiscale. »

Concernant l’évolution de la dette départementale, au 1er décembre 2016, cette dernière s’élevait à 153 M€. « L’année 2017 est marquée par la mise à disposition du PPP, le partenariat public-privé, de La Seine Musicale et l’intégration de la dette afférente, soit 142,8 M€, a annoncé le rapporteur du budget. L’encours de la dette devrait ainsi atteindre 273 M€ à la fin de l’année. En dépit de cette forte hausse, les Hauts-de-Seine demeureraient le cinquième Département le moins endetté de France et le Département le moins endetté d’Île-de-France. »

« Les présentes orientations budgétaires se veulent résolument volontaristes. Cependant, les incertitudes qui pèsent actuellement sur les finances locales dans l’attente du contenu précis de la Loi de finances pour 2018, ainsi que sur les modalités de contractualisation entre l’État et les collectivités en matière de maîtrise des dépenses, pourraient nous contraindre à amender cette stratégie d’ici notre séance de décembre consacrée à l’adoption du budget primitif », a prévenu M. Baguet. Cette séance se tiendra le vendredi 15 décembre. 

 

Pour une métropole ambitieuse

Lors de la séance publique du 20 octobre, les élus ont adopté un vœu présenté par Josiane Fischer, conseillère départementale déléguée aux enjeux métropolitains. Dans ce dernier, le Département fait sien la contribution commune au débat sur le Grand Paris présentée le 10 octobre par les présidents des sept conseils départementaux d’Île-de-France. Alors que le gouvernement doit annoncer ses intentions pour l'organisation du Grand Paris lors d’une prochaine conférence des territoires, les élus franciliens y défendent notamment une métropole qui engloberait toute l'Île-de-France. Lire notre article précédent.

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