Le débat d'orientation budgétaire

En 2014, malgré le contexte, le conseil général entend poursuivre ses efforts en matière de solidarité et d’investissement. C’est ce qui ressort des orientations budgétaires débattues en séance publique le 25 octobre.

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CG92/OLIVIER RAVOIRE

Baisse des dotations, augmentation des péréquations, « le débat d’orientations budgétaires est placé, pour les Départements en général, et pour le nôtre en particulier, sous des contraintes lourdes et des incertitudes majeures ». C’est ainsi que Patrick Devedjian a ouvert les discussions en séance publique le 25 octobre. « Le contexte va nous obliger à faire des choix, a expliqué  Éric Berdoati, rapporteur général du budget. Si notre collectivité peut encore aujourd’hui disposer d’un budget ambitieux, c’est d’abord et surtout parce que nous avons su construire un environnement financier sain, maîtriser nos dépenses de fonctionnement et notre endettement »

Pas de hausse d’impôt

« Premier signe fort, nous avons décidé de ne pas alourdir la fiscalité », a annoncé le rapporteur. Le taux départemental de la taxe sur le foncier bâti restera à 7,08 %, comme c’est le cas depuis 2009. « C’est le taux le plus bas de France ». Autre grande orientation : afin de limiter le besoin d’emprunt – l’encours de la dette à la fin de cette année étant estimé à deux cents millions d’euros -, il faudra respecter un niveau d’autofinancement raisonnable de l’ordre de cinquante millions d’euros.

Plus de 700 M€ pour la solidarité

Les dépenses de fonctionnement atteindront 1,4 milliard d’euros. La solidarité, principale compétence du conseil général, représentera plus de 700 millions d’euros soit une augmentation de 1,4 % : 319 millions d’euros pour les personnes âgées et handicapées, 171 millions pour les personnes vulnérables dont 165 pour les bénéficiaires du RSA, 160 millions d’euros pour les enfants confiés à l’ASE, 54 millions d’euros pour la protection maternelle et infantile…

500 M€ d’investissement

L’enveloppe dédiée à l’investissement devrait atteindre cinq cents millions d’euros. « Il s’agit d’un niveau d’investissement exceptionnel pour un Département », a insisté Patrick Devedjian. Soixante-dix millions d’euros sont consacrés à la voirie, cinquante millions aux infrastructures de transports, cent millions pour les travaux dans les établissements scolaires… « Notre collectivité doit assumer au quotidien ses responsabilités dans le domaine de la solidarité et, dans le même temps, maintenir un haut niveau d’investissement, porteur d’avenir, de développement de notre territoire et créateur d’emplois », a souligné Patrick Devedjian. Il réunira à nouveau les conseillers généraux le 20 décembre pour le vote du budget 2014. 

Culture et sport : une ambition forte pour l’attractivité du territoire

Dans un contexte de compétitivité mondiale, les grandes métropoles intègrent les investissements culturels et sportifs comme facteurs majeurs d’attractivité. Ces deux composantes contribuent à améliorer la qualité de vie, attirent de nouvelles entreprises et drainent de nouveaux arrivants désireux de rejoindre un territoire dynamique et créatif. Par les retombées économiques indirectes mais bien réelles qu’ils entraînent et les valeurs qu’ils véhiculent, les investissements dans les domaines culturels et sportifs favorisent le progrès social.