Dernière mise à jour : 16/02/2010

La construction d'un réseau hydraulique d'envergure au domaine de Sceaux

Le domaine de Sceaux disposait de peu de ressources en eau. Le Nôtre a donc entièrement créé un réseau hydraulique d’une envergure exceptionnelle.

Un réseau qui fonctionne entièremenUn réseau qui fonctionne entièrement par écoulement naturel

On sait, par un état des lieux au moment de l’achat du domaine en 1670, que celui-ci ne comptait alors que quelques sources et un puits. Situé au sommet d’une colline, on n’y trouve peu d’eau. Le Nôtre, aidé du fontainier Nicolas Le Jongleur, va aller la chercher dans les communes environnantes, situées à une altitude légérement supérieure. Ils conçoivent ainsi un système hydraulique relativement simple, pour capter les sources et réunir les eaux de ruissellement des hauteurs de Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Piquet et Châtenay. Le réseau, utilisant une assez faible mais suffisante déclivité, fonctionnait donc uniquement par gravitation, sans aucun moulin ni pompe.

Trois conduites construites successivement entre 1675 et 1690

La première conduite construite captait les sources des Vaux-Robert, lieu-dit situé à la limite de Fontenay-aux-Roses et du Plessis-Piquet. Les eaux étaient stockées dans un réservoir qui existe encore, derrière l’église du village de Sceaux. En 1680, Colbert fait ensuite construire un bassin de retenue des eaux fluviales au Plessis-Piquet. C’est l’actuel jardin de l'étang Colbert. Un système de rigoles permettait de drainer les eaux de ruissellement. Afin que les eaux potables venues des Vaux-Robert ne se mélangent pas aux eaux non potables issues du bassin, une nouvelle canalisation, distincte de la première est construite qui aboutissait au réservoir du moulin (parc de la Ménagerie). Enfin, une troisième canalisation fut établie pour capter les sources très abondantes de la seigneurie d’Aulnay. Ces eaux, qui étaient potables, arrivaient au réservoir de l’église comme les eaux des Vaux-Robert.

La construction du Grand Canal

Les eaux terminaient leur course dans le grand Canal, longue pièce d’eau de plus d’un kilomètre de long, creusée pour le marquis de Seignelay, le fils de Colbert, en 1688. Il était alimenté grâce au détournement des rus de Châtenay et d’Aulnay et relié à l’Octogone par un bras perpendiculaire.