Dernière mise à jour : 27/05/2015

Félibres de Sceaux

Cette tradition félibréenne prend sa source en 1878, grâce à deux poètes provençaux. 

Quelles sont les attaches méridionales de cette ville du Sud... des Hauts-de-Seine ? 

A l'origine des Félibres de Sceaux : la tombe de Florian, poète languedocien

Un jour de mai 1878, des poètes provençaux « exilés » à Paris vinrent en promenade à Sceaux, grâce à la « ligne de Sceaux » créée en 1846 (l'actuelle ligne B du RER). Ils y découvrirent la tombe de Florian (1755-1794), poète et fabuliste qui vivait à la cour du Duc de Penthièvre à Sceaux. Il leur revint en mémoire que Florian était languedocien et qu’il avait écrit un poème en langue d’oc dans un de ses romans. Or, les deux poètes provençaux - Paul Arène et Valéry Vernier - étaient membres du Félibrige*.

Surpris et ravis, ils décidèrent de revenir à Sceaux chaque année en pélerinage. La tradition félibréenne de Sceaux était née. Elle ne s’est jamais émoussé, puisqu’en 1978, a été célébré à Sceaux, le centenaire de cette tradition.

* Le mot « Félibres » vient de « Félibrige » qui est le mouvement littéraire créé par Frédéric Mistral en 1854 pour favoriser et organiser la sauvegarde et la promotion de la langue d’oc, à savoir : le provençal, le languedocien, le gascon, l’auvergnat, le limousin, le catalan, le béarnais et le périgourdin.

La fête félibréenne aujourd’hui

Chaque année , Sceaux renoue avec cette tradition. La Félibrée a lieu un dimanche de juin, avec la participation des associations méridionales de Sceaux et d’Ile-de-France.
Tout le public « méridional » d’Ile-de-France vient pour cette grande rencontre provençale d'Ile-de-France, soit quelques 35.000 personnes.