Catherine Gueguen

Il faut absolument encourager l’enfant à explorer le monde qui l’entoure.
Plus il prend du plaisir, plus il sécrète une substance qui s’appelle la dopamine et qui donne du plaisir à vivre, qui nous rend créatifs, qui nous donne de l’allant. L’enfant est un tourbillon de vie. Jouer pour lui est fondamental.

L'environnement sera bien entendu adapté à son âge, on mettra dans la mesure du possible hors de sa portée ce qui est dangereux, fragile et les objets auxquels on tient.

Entre 8 et 14 mois quand l'enfant commence à se déplacer et qu'il explore en touchant les objets, il comprend très bien le « non, ne touche pas ».
Le sens de l'interdiction lui échappe mais il saisit que l'adulte ne veut pas qu'il touche tel objet.
Le « c'est dangereux tu vas te faire mal » peut-être dit en sachant que la notion de dangerosité, de douleur n'existe que s'il en a déjà fait l'expérience.
Quand on dit non à une enfant on doit le dire tranquillement, sans lui faire peur, l'éloigner en douceur en focalisant son attention sur autre chose, et lui expliquer avec des mots simples pourquoi c'est dangereux.


À contrario, quand il dit en permanence « c'est dangereux, n'y va pas » l'adulte freine chez l'enfant son désir de vivre, d'aller de l'avant, d'explorer, de découvrir. Cela le stresse inutilement et en fera un enfant timoré, craintif.

La notion de peur est fondamentale dans l'éducation. Elle a deux visages. L'adulte peut être celui qui provoque la peur en soumettant l'enfant. Mais l'adulte peut être aussi celui qui a peur en permanence et transmet cette inquiétude à l'enfant.
Ces deux peurs sont nocives pour le tout-petit.

Les seules deux choses à transmettre impérativement c’est qu’on ne se fait pas du mal à soi-même et qu’on ne fait pas du mal aux autres.
Il ne faut jamais surprotéger un enfant.
Car l’être humain à un immense besoin de liberté.
 

Bibliographie

« Pour une enfance heureuse - Repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau » Robert Laffont, 2014