Femmes battues : mobilisation à tous les niveaux

Parallèlement à la création du 39 19, numéro d'appel national, le Conseil départemental des Hauts-de-Seine confirme son engagement dans son programme en faveur des femmes victimes de violences.

Destiné à soutenir les actions des associations, ce programme s'inscrit dans le cadre du dispositif de veille et de vigilance envers les personnes vulnérables.
Le numéro d'appel national, lui, a pour objectif d'inciter les femmes à parler afin qu'une aide efficace puisse leur être apportée.

Un standard national : 3919

Une plate-forme téléphonique gérée par la Fondation Nationale Solidarité Femmes, FNSF, existe depuis 14 ans pour répondre aux femmes victimes de violences conjugales.

Le 39 19 est à la disposition de toutes les femmes victimes de violences, sexuelles, conjugales, extra-familiales, professionnelles, harcèlement.
Un standard d'écoute et de soutien est actif du lundi au samedi de 8 h à 22 h et de 10 h à 20 h les jours fériés,(sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).
Les victimes et les témoins de violences conjugales peuvent ainsi être informés sur les démarches à suivre.

Ce numéro unique national garantit ainsi une qualité de la réponse apportée, une uniformité sur tout le territoire et une écoute professionnelle, anonyme et personnalisée.
Afin de mettre en confiance les femmes qui appellent, les écoutantes sont des femmes formées et spécialisées dans l'accueil et l'écoute des femmes victimes de violences.
Les appels reçus sont redéployés vers des plates-formes téléphoniques départementales quand elles existent.

Le programme départemental

Le Conseil départemental s’est engagé fortement depuis plusieurs années afin de soutenir les femmes victimes de violences face aux difficultés qu’elles rencontrent.
Le programme du même nom soutient ainsi les actions des associations qui interviennent dans ce domaine et s’inscrit dans le cadre du dispositif de veille et vigilance envers les personnes vulnérables tel qu’il résulte d’une communication à l’Assemblée départementale en date du 22 décembre 2006.

Ce programme comporte deux axes prioritaires d'actions :

1/ Renforcer l'appui au dispositif interassociatif d'écoute et d'accueil "Femmes victimes de violences 92" et la mobilisation des intervenants médico-sociaux des Hauts-de-Seine par un repérage précoce des situations des femmes victimes de violences.
Un numéro d'appel départemental s'adresse aux femmes domiciliées ou travaillant dans les Hauts-de-Seine, victimes de toutes sortes de violences.
Alors que le nombre d'appels téléphoniques reste relativement stable, le nombre de femmes reçues en entretien est en augmentation constante.
Un véritable accompagnement individuel est alors proposé.
L'ADAVIP 92 participe à ce dispositif et reçoit par ailleurs également un financement départemental au titre de la politique de la ville.

2/ Favoriser l'hébergement des femmes victimes de violences et leur réinsertion sociale afin de répondre de manière individualisée et adaptée aux exigences des parcours de vie de ces femmes.
La compétence relative à l’hébergement et au logement relève de l’État auquel il revient d’assurer la création et le financement de structures d’accueil de type CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale).

Deux centres d'hébergement et de réadaptation sociale existent dans les Hauts-de-Seine et offrent 45 places en hébergement et 15 lits d'urgence.

Le Département soutient depuis 2003 cette mission d’accueil et d’hébergement des femmes victimes de violences et de leurs enfants à travers le financement des projets proposés par les associations spécialisées du « réseau Femmes Victimes de Violences ».

À ce titre, trois structures : l’AFED, l’Escale, SOS femmes alternatives - centre Flora Tristan, font l’objet d’une subvention du département pour assurer cette mission et offrent 130 places d’hébergement pour les femmes avec leurs enfants.

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin

Consultez le site www.sosfemmes.com