Allaitement : notre foire aux questions

 

 

Vous allaitez votre enfant ou vous souhaitez l'allaiter ? Des professionnelles de la PMI (protection maternelle et infantile) ont répondu pour vous à une vingtaine de questions sur l'allaitement.

Un médecin de PMI ainsi qu'une puéricultrice et une sage-femme consultantes en lactation ont travaillé ensemble à la réalisation de cette foire aux questions.
Vous trouverez ici des points de repère et des éléments de réponse qui ne doivent pas, le cas échéant, vous dispenser d’un avis médical, notamment en cas de situation particulière telle que : prématurité, maladie du bébé…

Toutes les femmes peuvent-elles allaiter ?

Oui ! La taille et la forme des seins n’ont rien à voir avec la quantité de lait produite. Et les difficultés d’allaitement ne sont pas héréditaires… Il est même possible d’allaiter avec un seul sein ! De plus, un premier allaitement difficile n’implique pas de revivre à nouveau les mêmes difficultés ! Chaque enfant est différent, et il en va de même pour l’allaitement : nourrir votre bébé sera toujours une expérience unique.
Cependant certaines situations de chirurgie mammaire ou de pathologie endocrinienne peuvent perturber la mise en route de l’allaitement. Dans ce cas, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel formé à l’allaitement.

Qu’est-ce que la montée de lait ?

Dans un premier temps, vos seins fabriquent un "lait" très riche, épais, peu abondant et parfaitement adapté aux besoins de votre bébé. En effet, son estomac a, le premier jour, la taille d’un dé à coudre. Il mange donc très peu mais très souvent. Ce "premier" lait, de couleur jaune orangé, s’appelle le colostrum.

Au bout de 3 ou 4 jours, sous l’influence des hormones, le colostrum se transforme en un lait plus abondant et plus liquide, de couleur généralement plus claire. Les seins vont alors se gonfler de lait, ce qui peut être douloureux si on ne prend pas la précaution de faire téter plus fréquemment le bébé, et de masser les seins. Les veines deviennent également plus visibles sur la poitrine. C’est ce qu’on appelle la montée de lait.

À condition de s’assurer que votre bébé vide régulièrement vos seins (et de compléter au besoin par des massages, ce phénomène est transitoire (24 à 48 heures). Vos seins se réguleront, par la suite, en fonction de la demande de votre bébé.

Néanmoins, d’autres épisodes de "montée de lait" peuvent survenir au cours de votre allaitement. Il s’agit, pour vos seins, de s’adapter naturellement aux modifications des besoins de votre enfant (augmentation des quantités, par exemple).

Faut-il préparer les seins avant la naissance ?

Non, aucune préparation n’est nécessaire quelle que soit la forme du mamelon.

Au fil de la grossesse les seins se préparent naturellement. Ils peuvent augmenter de volume, l’aréole se fonce et des petits "boutons" (tubercules de Montgomery) apparaissent autour du mamelon. Les seins sont prêts à fabriquer du lait dès le cinquième mois de grossesse.

Néanmoins, pour se familiariser avec ces changements, il est possible d’appliquer sur les seins une crème hydratante.

Faut-il préparer les seins avant chaque tétée ?

Contrairement à ce qui a été longtemps préconisé, les seins n’ont pas besoin d’être nettoyés avant et après la tétée. Cela peut même fragiliser les mamelons en enlevant la protection naturelle sécrétée par les tubercules de Montgomery. La meilleure des protections reste l’application, après chaque tétée, de lait maternel à condition de bien le faire pénétrer pour éviter la macération.

La seule préparation peut être d’assouplir l’aréole, par un léger massage, avant la mise au sein. En effet, un sein trop tendu peut empêcher une bonne prise en bouche par le bébé.

Est-ce que cela fait mal d’allaiter ?

Certaines femmes sont parfois surprises par les sensations qu’elles éprouvent au début de l’allaitement. En effet, la sensibilité des seins, parfois proche de celle ressentie avant les règles, rend parfois la mise au sein douloureuse. Le plus souvent, ce phénomène s’estompe en quelques jours.

Au cours de la tétée des picotements dans les seins peuvent apparaître. Il ne faut pas s’en inquiéter car ils sont le signe que le lait arrive.

Si une sensation désagréable ou douloureuse s’installe, consultez sans attendre.

Qu’est-ce que donner le sein à la demande ?

La faim ne se manifeste pas forcément par des pleurs. Cette expression est donc trompeuse et imprécise. S’il ne faut pas attendre, les premiers jours, que le bébé pleure pour le mettre au sein, il est important de l’observer attentivement.

Certains signes indiquent que le bébé est prêt à téter, même si ses paupières sont fermées :

  • poings fermés ramenés à proximité du visage ;

  • mouvements de lèvres et de langue ;

  • mouvements de tête, qui semble chercher le sein ;

  • mouvements et/ou bruits de succion.

Proposer le sein dès ce moment-là évite que le bébé s’énerve, se fatigue inutilement et se positionne mal. D’autre part, cela permet à certains bébés très fatigués par la naissance, et manifestant très discrètement leur faim, de recevoir suffisamment de lait.

Combien de fois par jour et à quel rythme faut-il donner le sein ?

Contrairement à ce qui est recommandé au biberon, il n’y a pas d’intervalle minimum à respecter entre deux tétées au sein. Un bébé peut réclamer à boire au bout d’une heure, cela ne signifie pas que votre lait n’est pas assez nourrissant ! Au contraire, ce rythme est normal, les bébés allaités tètent souvent (le premier mois) et de façon irrégulière de 8 à 12 fois par 24 heures.

Cela peut s’expliquer de deux façons :

  • d’une part, le lait maternel est beaucoup plus digeste, il est donc mieux (et plus vite) digéré que le lait en poudre ;

  • d’autre part, c’est l’enfant, et non celui qui donne le biberon, qui détermine la quantité à boire. Cela permet de réguler au mieux, à chaque tétée, le volume de lait absorbé en fonction de l’appétit de bébé.

C’est en faisant connaissance avec votre bébé que vous trouverez ensemble le rythme qui vous convient.

Y a-t-il un régime alimentaire spécifique ?

Pendant l’allaitement, aucun régime alimentaire spécifique n’est recommandé.
C’est d’ailleurs la diversité des aliments que vous consommez qui, en donnant du goût à votre lait, initiera bébé aux différentes saveurs.
Il n’y a donc pas d’aliments interdits. Cependant, des mères ont pu remarquer que certains aliments occasionnaient une gêne digestive pour leur bébé. Il convient alors d’essayer de repérer ces aliments et d’éviter, par la suite, de trop en consommer.

Une seule contrainte : veiller à manger le plus équilibré possible, ce qui n’est pas toujours évident avec un bébé. N’hésitez pas à utiliser les surgelés !

Y a-t-il une durée d’allaitement recommandée ?

Il est important de bien distinguer ce qui est préconisé en terme de santé publique et ce que vous pourrez ou voudrez vivre avec votre enfant.

Le ministère de la Santé ainsi que l’Organisation mondiale de la santé préconisent une durée d’allaitement maternel exclusive de 6 mois, puis la poursuite de l’allaitement jusqu’aux deux ans de l’enfant, en complément d’une alimentation diversifiée. Cela dit, de telles durées sont rarement mises en œuvre en France.

De nombreuses situations peuvent limiter les durées d’allaitement, comme par exemple la reprise du travail, ou tout simplement la volonté de sevrage de la mère. Se nourrir doit être un moment de plaisir.

Que l’on donne une ou des milliers de tétées, l’important est de se sentir à l’aise dans ce que l’on vit avec son enfant et son conjoint.

Quelle place pour le papa si j’allaite ?

Il a toute sa place et un vrai rôle à jouer à vos côtés en vous soutenant moralement et en vous aidant au quotidien. Certains pères sous-estiment leur rôle. Pourtant, les enfants (et même les bébés) ont besoin d’être "paternés"… c'est-à-dire qu’il est important que leur papa s’occupe d’eux, à sa manière, bien différente de la vôtre !

À part donner le sein, le père peut tout faire : au moment de la tétée par exemple, vous amener bébé, vous aider à vous installer confortablement, lui faire faire son rot, changer les couches, le câliner… Les bébés ont besoin de contact, les papas peuvent donc, tout autant que vous, faire des séances de "peau à peau" ou partir tous les deux en promenade pour vous permettre de vous reposer !
Bien sûr, les pères occupent une place importante s’il y a des aînés, qui demandent alors une attention toute particulière. Sans compter la gestion de la maison !

De plus, il est là pour partager avec vous aussi bien les bons moments que les doutes. Il est votre premier soutien et à deux, on est plus fort !

Comment savoir si mon bébé reçoit assez de lait ?

Les mères se posent fréquemment la question de savoir si leur bébé tète efficacement. Voici des "signes" qui peuvent contribuer à vous rassurer.

Ce que vous pouvez observer chez votre bébé :

  • bouche grande ouverte et humide ;
  • joues arrondies pendant la tétée ;
  • déglutitions audibles ;
  • bras et mains se relâchent en cours de tétée ;
  • alternance régulière de succion/déglutition/respiration ;
  • mouvements de succion amples, environ 1 par seconde ;
  • présence de selles et/ou d’urines.

À partir du 5e jour, un bébé recevant assez de lait mouille au moins 6 couches par jour.

Ce que vous pouvez ressentir :

  • assouplissement du sein après la tétée ;
  • sensation de soif ;
  • détente ;
  • les premiers jours : écoulement de lait du côté du sein opposé pendant la tétée, contractions utérines.

Si vous observez plusieurs des signes ci-dessus, cela indique que votre allaitement fonctionne bien, et que votre enfant boit assez. Il est inutile, après la sortie de maternité, de peser un bébé tous les jours ou de procéder à des pesées avant et après la tétée. Une pesée hebdomadaire, le premier mois, est souvent suffisante.

Comment s’installer pour allaiter ?

Être attentif à l’installation est capital, au moins au début de l’allaitement, afin d’assurer une bonne mise en route. Souvenez-vous qu’être détendue facilite l’écoulement du lait.
Il est possible de prendre de nombreuses positions (allongée, sur le côté, assise…), mais quelle que soit celle choisie, il convient d’être attentif à ce que :

  • vous soyez confortable, c'est-à-dire sans tensions (notamment au niveau des épaules et de la nuque), le dos, les bras bien soutenus et les pieds surélevés (avec un petit tabouret ou un pack d’eau minérale, par exemple) ;

  • le bébé soit face à vous, bien soutenu (de préférence au niveau de ses fesses), et calé contre vous. N’hésitez pas à utiliser des coussins et oreillers !

Comment savoir si mon bébé prend correctement le sein ?

De petits signes peuvent vous guider :

  • la bouche de votre bébé est grande ouverte (comme s’il bâillait), avec ses lèvres retroussées vers l’extérieur ;

  • on voit plus d’aréole au-dessus de la bouche du bébé qu’en dessous ;

  • le mamelon est présenté au bébé entre son nez et sa bouche (au niveau de la moustache !) ;

  • le menton de l’enfant touche votre sein.

Il est inutile, voire même néfaste, de dégager le nez de votre bébé pendant qu’il tète. La forme si particulière de son nez lui permet de respirer sans problème même s’il a la tête enfouie dans votre sein. Laissez au maximum votre enfant chercher le sein de lui-même et évitez tout appui sur sa tête. Vous trouverez ensemble des positions agréables que vous ferez évoluer au fil des jours.

Que faire si j’ai mal ?

Il est parfois possible d’être surprise par les sensations que vous pourrez éprouver au début de votre allaitement (cf. "Est-ce que cela fait mal d’allaiter ?"). En revanche, si la perception douloureuse persiste, ou si une douleur apparaît alors que tout allait bien jusqu’alors, il est important de consulter votre médecin.
Le plus souvent, la douleur est due à une mauvaise position du bébé au sein, pouvant entraîner une crevasse. Vérifiez donc que vous êtes bien installés tous les deux (cf. "Comment s’installer pour allaiter ?").

L’utilisation impropre de certains produits de nettoyage ou de soins peut aussi occasionner des irritations. Il convient donc d’éviter au maximum l’utilisation de crèmes à appliquer sur les seins (cf. "Faut-il préparer les seins avant chaque tétée ?") et de limiter le nettoyage (une douche quotidienne suffit).

D’autres phénomènes, tels que mycose, engorgement ou mastite (inflammation due à une accumulation de lait dans les seins) peuvent également entraîner des douleurs.

Dans tous les cas, une observation de la tétée en présence d’un professionnel sera nécessaire pour vous aider.

Que faire si j’ai moins de lait ?

Cette sensation de "manque de lait" est régulièrement évoquée par les mères. Il existe, en effet, des situations telles que stress, grande fatigue ou maladie de la mère qui peuvent entraîner une baisse de lactation.

Cependant, dans la majorité des cas, cette sensation ne correspond pas à la réalité.

Par étapes successives, la lactation de la mère va devoir s’adapter aux besoins grandissants de son enfant (principalement vers 3 semaines, 6 semaines et 3 mois). Cela se traduit, en pratique, par une augmentation de sa demande : il cherche plus souvent à téter. L’important est alors d’y répondre en lui proposant le sein plus fréquemment (voire les 2 seins à chaque tétée). En effet, plus le bébé vide efficacement le sein, plus celui-ci produit du lait. Seins souples ne veut pas dire seins vides ! Généralement, la lactation retrouve un nouvel élan et reprend sa vitesse de croisière en quelques jours. Le recours à des compléments n’est que rarement nécessaire.

Boire plus d’eau et manger plus ne joue pas dans l’augmentation de la fabrication du lait. Cependant, certains aliments sont réputés pour favoriser la lactation : fenouil, levure de bière, cumin…

 

Est-il possible de retravailler tout en allaitant ?

Oui, effectivement, il est tout à fait possible de retravailler tout en continuant à allaiter. Néanmoins, les conditions de travail et la législation, guère favorables, expliquent que pour beaucoup, reprise du travail rime encore trop souvent avec sevrage. En effet, si les articles L224-2 et R224-1 du code du travail accordent aux mères allaitant un enfant de moins de un an une pause quotidienne d’une heure (deux fois trente minutes), ce temps n’est en principe pas rémunéré. De même, il n’existe que très rarement dans les entreprises des lieux adaptés pour tirer son lait.

Malgré cette situation, de plus en plus de mères mènent à bien ce projet. Pour cela, deux possibilités s'offrent à vous :

  • Soit la poursuite d'un allaitement maternel exclusif, impliquant que vous tiriez votre lait et/ou utilisiez des "stocks" déjà constitués. En effet, le lait maternel se conserve 4 heures à température ambiante, 48 heures au réfrigérateur et 4 mois au congélateur. Vous retrouverez tous les renseignements nécessaires dans la brochure éditée par le conseil général des Hauts-de-Seine, intitulée "Allaitement et mode d'accueil".
  • Soit que vous donniez le sein quand votre enfant est avec vous (matin, soir, nuit et week-end) et qu'il reçoive une autre alimentation lorsque vous n’êtes pas ensemble. Attention, une diminution importante des tétées avant l’âge de 16 semaines entraîne souvent une diminution de la lactation.

Afin de vous donner toutes les chances de réussir, il est préférable d’anticiper votre reprise de travail : discutez de l’alimentation avec la (ou les) personne(s) qui s’occupera(ont) de votre enfant, et envisagez, si possible, avec votre employeur, un aménagement de votre temps de travail.

Comment tirer son lait ?

Pour constituer des stocks, vous avez le choix entre deux façons de faire :

  • l'utilisation d'un tire-lait (manuel ou électrique) ; pour un usage quotidien, le tire-lait électrique (il en existe maintenant de très confortables et silencieux) pourra se révéler plus pratique et/ou efficace. De plus, il est partiellement remboursé par la sécurité sociale. Cependant, certaines femmes se sentent plus à l’aise avec un tire-lait manuel, même pour un usage fréquent.

  • l'extraction manuelle, c'est-à-dire à la main directement par légère pression non douloureuse sur l'aréole.

Dans les deux cas, il est indispensable que vous vous sentiez détendue et confortablement installée lors de cette opération, le lait n'en sortira que plus facilement.

Quant au meilleur moment pour tirer votre lait, préférez de le faire à un moment où vous sentez que votre enfant n'a pas "vidé" totalement vos seins, le matin par exemple.

Ne vous inquiétez pas des possibles petites quantités de lait recueilli les premières fois, elles ne sont pas représentatives de ce que vous avez dans les seins. Souvenez-vous que votre enfant est plus efficace que le tire-lait !

De quel matériel ai-je besoin ?

A priori, aucun !

Ce qui peut se révéler frustrant et légèrement angoissant quand on prépare son trousseau pour la maternité.

C'est vrai, par contre, qu'il faut penser à votre confort. Donc n'hésitez pas à acheter des soutien-gorge d'allaitement adaptés à votre poitrine (difficilement prévisible pendant la grossesse).

Le coussin d'allaitement peut être un cadeau à se faire offrir mais n'est pas indispensable. Oreillers et traversins font parfaitement l'affaire.

Les coussinets d'allaitement (absorbant le surplus de lait) peuvent être utiles lors du démarrage, ils sont à changer très régulièrement.

Les coquilles, bouts de sein en silicone et autres crèmes n'ont pas à être achetés d'emblée et leur utilisation doit être très limitée.

Puis-je continuer à allaiter si je suis malade ?

L’allaitement n’est contre-indiqué pour des raisons maternelles que dans des situations bien précises et peu fréquentes.

Dans la très grande majorité des cas, il n’y a aucun problème pour allaiter, au contraire. Le lait est riche en anticorps, véritables soldats contre les maladies infectieuses.

Les précautions à prendre pour éviter la transmission des germes (rhume, gastro-entérite, angine…) au bébé sont les mêmes que dans le cas d’un allaitement au biberon :

  • lavage des mains systématique avant de toucher le bébé ;

  • pas d’éternuements ni de toux répétés près de lui ;

  • éviter de l’embrasser sur le visage ou sur les mains.

Concernant les médicaments pris par la mère, beaucoup sont compatibles avec l’allaitement et dans la plupart des cas le traitement peut être poursuivi sans risque. Il existe, en cas de doutes, des centres spécialisés en pharmacovigilance qui pourront aider votre médecin à déterminer si votre allaitement peut être poursuivi.

En cas d’hospitalisation sans votre bébé, il faut pouvoir continuer à entretenir la lactation comme si le bébé tétait. Cela peut se faire soit à l’aide d’un tire-lait soit manuellement. Le lait recueilli pourra être donné au bébé (à condition de respecter les règles de bonne conservation), ou il devra être jeté temporairement. De retour à la maison, les tétées pourront reprendre normalement.

 

Le conseil départemental a édité une plaquette informative destinée aux mères désireuses de poursuivre l'allaitement maternel après la reprise de leur travail

Téléchargez la plaquette 
(Format PDF - 655 ko)