Dernière mise à jour : 06/06/2012

Les réalités du handicap dans les Hauts-de-Seine

Deux enquêtes autour du thème « Handicap ou incapacité des 20-59 dans les Hauts-de-Seine » ont été publiées en 2011 par l’Insee, en partenariat avec le conseil général.

Dans les Hauts-de-Seine, deux personnes sur cinq en situation de handicap ou d'incapacité sont inactives.

La première enquête, « Une insertion professionnelle plus difficile que l’insertion sociale », révèle que 85 % des personnes en situation de handicap ou d’incapacité sortent quotidiennement de chez elles, aux heures et dans les lieux qu’elles souhaitent. Elles utilisent régulièrement les transports en commun. En revanche, leur insertion dans le monde du travail est plus difficile. Deux sur cinq sont inactives, contre 12 % des autres Alto-Séquanais. Cette situation est comparable à celle de l’Île-de-France où 36 % des personnes en situation de handicap ou d’incapacité sont inactives, contre 13 % pour les autres Franciliens. Elles sont davantage au chômage ou à temps partiel. Et la moitié de celles qui travaillent éprouvent des difficultés à accomplir leurs tâches professionnelles. L’insertion professionnelle est particulièrement compliquée pour les personnes ayant des déficiences mentales ou psychiques : seulement 37 % d’entre elles occupent un emploi.

Moins scolarisés

2,8 % des Alto-Séquanais de moins de 20 ans sont en situation de handicap ou d’incapacité. Entre 3 et 5 ans, ceux en situation de handicap ou d’incapacité sont moins scolarisés que les autres (56 % contre 87,5 %). Entre 6 et 16 ans, âges où la scolarité est obligatoire, il n’y a pas de différence significative entre les enfants en situation de handicap ou d’incapacité et les autres. Après 16 ans, les enfants en situation de handicap ou d’incapacité sont à nouveau moins scolarisés (79 % contre 90 %), beaucoup déclarant avoir terminé leurs études. La majorité des enfants en situation de handicap ou d’incapacité scolarisés sont en classe ordinaire (80 %), les autres fréquentent un établissement spécialisé.

Une personne sur deux aidée

La deuxième enquête montre qu’une personne sur deux en situation de handicap ou d’incapacité dans le département est aidée pour les actes de la vie quotidienne. 10 % d’entre elles déclarent rencontrer des difficultés pour se déplacer dans leur logement. Pour compenser certaines difficultés, la moitié de ces Alto-Séquanais sont régulièrement aidés par un tiers, contre seulement 43 % des Franciliens en situation de handicap ou d’incapacité. Le plus souvent, les proches participent à cette aide, sous forme de soutien moral (78 % des cas), d’aide aux tâches ménagères (47 %) ou pour faire les courses (34 % des cas). Neuf fois sur dix la personne aidée vit avec son aidant, généralement un membre de la famille : parent, conjoint ou enfant. Cette part est nettement plus importante que dans l’ensemble de l’Île-de-France (77 %). Mais les Alto-Séquanais sont moins aidés en terme d’heures : la moitié d’entre eux reçoivent plus de 8 heures d’aides par semaine contre plus de 15 heures par semaine pour les Franciliens.

Une démarche inédite en Île-de-France

Le conseil général s’est associé à ces deux enquêtes à hauteur de 207 500 €, afin d’avoir des données représentatives au niveau départemental. Il s’agit pour le conseil général d’être au plus près des Alto-Séquanais et de mieux connaître leurs déficiences, les restrictions d’activités, les besoins et les attentes des personnes handicapées, mais également leur insertion sociale et professionnelle, leurs conditions de logement et de vie, leur santé… Le conseil général des Hauts-de-Seine est le seul département francilien à s’être inscrit dans cette démarche. En France, seuls cinq départements ont eu la même initiative.

En savoir Plus

Télécharger les enquêtes de l'INSEE :

  • Enquête « Une insertion professionnelle plus difficile que l’insertion sociale »;
  • Enquête « Une personne sur deux aidée »

Consulter le site de l'INSEE

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