Dernière mise à jour : 30/05/2012

L'alimentation en question

L'alimentation en question

Retrouvez des conseils de professionnels de la nutrition des jeunes enfants.

 

  • Vos questions sont celles de très nombreux parents…

En voilà un petit échantillon auquel des professionnels de la PMI ont répondu.

"Mon bébé pleure, a-t-il vraiment faim ?"

Les pleurs du tout-petit bébé sont un moyen d’expression pour traduire ses sensations. Il peut avoir besoin d’être rassuré, d’être changé…
Il apprend peu à peu que pleurer vous fait venir et vous-même apprenez peu à peu à décoder ses cris. Ainsi vous découvrirez que ses besoins ne sont pas tous alimentaires.

"Et si mon lait n’était pas assez nourrissant ?"

Non, votre lait est toujours suffisamment nourrissant pour votre bébé. Le lait maternel est toujours doté de tout ce qu’il faut et en quantité suffisante pour faire grossir et grandir votre bébé. Une fois l’allaitement démarré et si votre bébé tète régulièrement, votre lait ne se tarira pas.
>> Consultez notre foire aux questions sur l'allaitement maternel
>> Les dates des prochains carrefours allaitement en PMI

"Mon bébé refuse la petite cuillère. Comment réagir ?"

Vers 6 mois et jamais avant 4 mois vous allez commencer progressivement à diversifier l’alimentation de votre enfant, c'est-à-dire lui donner d’autres aliments que du lait. Votre bébé va découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles consistances… Tous les bébés sont différents, certains bébés s’adaptent vite, d’autres ont besoin de plus de temps.
Ce n’est pas toujours facile de passer du liquide au solide. Laissez-lui du temps, proposez-lui des légumes mixés dans le biberon de lait. Vous pouvez également lui proposer un nouvel aliment avant la tétée ou le biberon. Il s’habituera progressivement à ces nouvelles saveurs.

"Je n'ai pas le temps de préparer ses repas, que faire ?"

Vous pouvez utiliser les petits pots pour bébé. Ils répondent à des normes très strictes de fabrication, d’hygiène et de composition. N’oubliez pas que vous pouvez aussi utiliser les légumes en conserve ou surgelés, rapides à cuisiner et disponibles quelle que soit la variété en toutes saisons.

"Mon enfant n’aime pas l’eau"

Seule l’eau désaltère. Les boissons sucrées (sirop, soda, jus de fruits, nectar…) contiennent beaucoup de sucre et ne calment pas la soif. Si votre enfant refuse l’eau nature, réhabituez-le progressivement à boire de l’eau pendant les repas mais surtout quand il a soif.
Vous pouvez, par exemple, alterner l’eau nature avec de l’eau additionnée d’un jus de citron ou diminuez la quantité de boisson sucrée en la remplaçant progressivement par de l’eau.

"Au secours il n’aime plus rien !"

Le goût se forme durant l’enfance et relève d’un apprentissage, c’est à vous de le guider dans ses choix. En effet, à son âge, il n’est pas en capacité pour choisir des aliments favorables à sa santé. Entre 2 et 6 ans, votre enfant passe par une période normale d’opposition y compris pour la nourriture.
Néanmoins, il ne doit pas faire la loi. N’ayez pas peur de lui dire "non". Faites un seul menu, il apprendra ainsi à découvrir de nouvelles saveurs, à intégrer votre culture familiale.
Quelques conseils :
- S’il refuse les légumes :
> Jouez sur les associations féculents et légumes
> Essayez les crudités
> Allez au marché et cuisinez ensemble
- Dans tous les cas, jouez sur la présentation, la variété et représentez-lui régulièrement l’aliment rejeté pour qu’il se familiarise peu à peu avec lui.

"Quel goûter dois-je glisser dans son sac pour la garderie après l’école ?"

La facilité, c’est d’acheter des gâteaux et des briques de jus d’orange. Essayez de réserver les petits gâteaux pour les jours de fête et de donner à votre enfant un morceau de pain avec un peu de chocolat pour l’agrémenter. Vous pouvez aussi lui donner une pomme ou une compote à boire.
Important : remplacez les boissons sucrées par une petite bouteille d’eau.

 

Si vous souhaitez un entretien plus poussé…
> RDV dans le centre de PMI le plus proche de chez vous

> Des pistes pour mieux alimenter vos enfants au long de la journée

Quelques règles simples doivent être observées en matière d'alimentation :

> Prendre des repas à heures fixes, au calme, en un temps suffisant afin d'éviter le grignotage.

> Faire 4 repas par jour :
- petit déjeuner,
- déjeuner,
- goûter,
- dîner.

> Varier son alimentation pour contribuer à un bon équilibre alimentaire et au plaisir du repas.

 
Le petit déjeuner est le premier et le plus important (20 % des apports en énergie de la journée).
Il comprend :
- un laitage (lait, fromage blanc, yaourt...),
- du pain ou des céréales peu sucrées,
- un fruit (entier ou pressé).
 
Le déjeuner (40 % des apports).
Il comprend :
- une entrée à base de crudités (riches en vitamines et fibres),
- une portion de 50 grammes de viande, de poisson ou un œuf suffit à 4-5 ans,
- des légumes,
- des féculents (ou du pain),
- un produit laitier,
- un fruit.
 
Le goûter (15 % des apports).
Il comprend :
- un produit laitier,
- un morceau de pain avec quelques carrés de chocolat, de la confiture ou du miel,
- un fruit.
 
Le dîner (25 % des apports).
Il doit être plus léger que le déjeuner.
Il comprend :
- une portion de viande, œuf ou poisson uniquement si l'enfant n'en a pas déjà pris au déjeuner,
- des légumes verts à volonté (gratin, soupe, salade),
- des féculents (ou du pain),
- un produit laitier,
- un fruit.

Du nouveau à son menu ? N’en faites pas tout un plat

Quelques règles pour que la diversification alimentaire se passe bien :

Chacun son rythme. Pour certains bébés la diversification prend un peu plus de temps que pour d’autres.
Ne le forcez pas. S’il refuse un aliment, proposez-lui à nouveau quelques jours plus tard. Petit à petit il se familiarisera avec ce nouvel aliment. Ne faites pas du repas un combat.
Apportez de la variété. Un changement à la fois de saveurs, de texture est préférable au début de la diversification.

Il y a des idées à prendre sur le web !

> Sur www.doctissimo.fr
> Sur www.momes.net
> Sur www.mangerbouger.fr
> Sur www.aufeminin.com
> Sur www.famili.fr
> Sur www.parents.fr
> Sur www.magicmaman.com
> Sur www.123boutchou.com
> Sur www.marmiton.org

> Ce qu’il faut éviter au maximum

Attention également aux nuggets, poisson et poulet panés qui sont très riches en graisses.

> Comment parer les écueils qui se présentent ?

"Ils réclament des sucreries… et font des caprices parfois ingérables"

Parlez-en avec vos enfants !
N’hésitez pas à expliquer à votre enfant ce qui n’est pas bon pour lui.
Vos enfants comprennent parfaitement !
Cuisinez aussi avec votre enfant.
C’est l’occasion de discuter, mais aussi de l’initier aux couleurs et aux saveurs des légumes. Ils aiment souvent participer aux courses, mais aussi à la préparation du repas quand on en a le temps, pourquoi pas le week-end.
Ensuite valorisez votre enfant au moment de la dégustation de votre repas en famille. Il lui sera alors difficile de refuser de goûter aux légumes qu’il a coupés et mis dans l’eau chaude !

"J’ai pris l’habitude de donner un bonbon à mon fils sur le trajet pour aller à l’école. Comment changer cette habitude sans conflit ?"

Expliquez à votre enfant que vous l’avez fait pour l’aider à aller à l’école mais que maintenant, il faut arrêter cette habitude car ça n’est pas bon pour sa santé : il va avoir trop de sucre dans son corps, ce qui fait grossir, et en plus cela abîme ses dents qu’il n’a pas le temps de laver avant le soir.
C’est comme ça que l’enfant grandit. Vous pouvez comparer ce changement d’habitude au jour où vous avez décidé de ne plus mettre de couches la nuit.

"Ma fille semble avoir toujours faim, je lui donne donc beaucoup à manger mais elle est un peu trop grosse"

Essayez de voir quelle attitude vous avez face à l’alimentation de votre enfant depuis sa naissance : est-ce que vous étiez stressé(e) par sa prise de poids ? Est-ce que vous aviez tendance à lui donner 240 ml de lait au lieu des 210 préconisés par le pédiatre ? Souvent, notre attitude a ou a eu une influence sur le comportement de notre enfant face à la nourriture et c’est pour lui par ailleurs un moyen facile d’exercer une pression sur ses parents.

Veillez donc à ne pas être dans une attitude de "remplissage" de votre enfant. S’il réclame beaucoup à manger, restez ferme et donnez-lui ce que vous donneriez à un enfant qui n’aurait pas cette attitude de réclamer souvent.

"Je bois beaucoup de Coca, mon fils aussi. Comment lui refuser cette boisson si je continue à en prendre ?"

Cette boisson est vraiment mauvaise pour la santé de votre enfant, mais aussi pour la vôtre. Essayez de ne plus en acheter systématiquement et de faire valoir à votre enfant que vous faites un effort pour être en bonne santé. Incitez-le à faire de même et réservez cette boisson pour des occasions un peu exceptionnelles.
Si vous ne pouvez vous résoudre à diminuer sensiblement votre consommation, faites-le à des moments où votre enfant ne vous voit pas boire.

Pour récapituler : 9 règles d'or à observer

1/ Augmentez l'activité physique
- Évitez les longues heures devant la télévision, l'ordinateur et les jeux vidéo.
- Encouragez la pratique sportive de l'enfant.
- Toutes les occasions de bouger sont bonnes :
+ aller à l'école à pied,
+ prendre l'escalier plutôt que l'ascenseur...

2/ Un enfant qui a beaucoup d'activité sportive a davantage besoin de pâtes, riz, blé ou équivalent.

3/ Manger doit rester un plaisir
Il ne faut pas forcer un enfant à finir son assiette (s'il n'a plus faim, c'est que son organisme n'a plus besoin d'être nourri).

4/ Apprenez à votre enfant à manger lentement

5/ Ne laissez pas votre enfant se servir seul dans le placard de la cuisine ou le frigidaire.

6/ Faites les courses avec votre enfant (au marché, montrez-lui les formes et les couleurs attirantes des légumes et des fruits) et faites-le participer à la préparation des repas.

7/ Aucun aliment n'est déconseillé
Gardez les viennoiseries pour les petits déjeuners ou goûters des jours de fête.
Limitez les pâtisseries, les desserts sucrés et les glaces.
Évitez de proposer trop souvent charcuterie, pizza, quiche qui sont riches en graisses.

8/ Prenez très tôt l'habitude de manger ensemble, assis à table, sans télévision, pour favoriser les échanges et apprécier les plats préparés.

9/ Évitez de consoler les enfants avec des sucreries