La médiation familiale

La médiation familiale permet, en présence d'un tiers qualifié et impartial, de dépasser les conflits et à trouver des terrains d’entente pour préserver les liens familiaux. Sur le site de la Caisse d'Allocations Familiales trouver les associations du département qui vous accueillent.

La médiation familiale : pour renouer le dialogue

Quand le couple se déchire, que les enfants rompent le lien familial ou quand les grands-parents sont écartés de leurs petits-enfants… : c’est là que peut intervenir la médiation familiale, organisée par des associations spécialisées.

Décidée par les personnes concernées ou proposée par un juge, elle permet de faire intervenir un professionnel lors de conflits quasi insurmontables. Un conseiller qui jouera aussi le rôle d’arbitre et tentera de réamorcer le dialogue entre les personnes d’une même famille.

Les entretiens avec un médiateur familial sont strictement confidentiels. Par ailleurs, une fois les séances de médiation terminées, un protocole d’accord peut être rédigé et remis aux membres de la famille impliqués. Accord qui sera homologué, si besoin est, par le juge des affaires familiales.

C'est la Caisse d'Allocations Familiales qui est compétente en la matière.

Qui est concerné

  • Les couples ou parents en situation de rupture, séparation, divorce ;
  • les jeunes adultes en rupture de liens avec leur famille ;
  • les grands-parents qui souhaitent garder des liens avec leurs petits-enfants ;
  • ceux qui doivent régler une succession conflictuelle… 

La médiation familiale, pour quoi faire

Pour permettre :

  • d’établir une communication constructive ;
  • d’identifier au mieux la source des conflits ;
  • d’organiser vos droits et devoirs de parents et grands-parents ;
  • d’aborder les questions financières.

Qui est le médiateur familial 

Le médiateur familial est un professionnel qualifié. Doté de compétences en psychologie et en droit, il est notamment formé à l’écoute et à la négociation entre les personnes. Il respecte les principes déontologiques et observe une stricte confidentialité. Il ne prend parti pour personne et ne juge pas.
Son rôle est d’aider à trouver une solution concrète aux conflits et situations qui lui sont partagés.
Le médiateur propose donc à ceux qui viennent le voir d’aborder « pas à pas » tous les aspects concrets de l’organisation à définir après une séparation :

  • le planning d’accueil des enfants (année scolaire, vacances…) ;
  • la façon dont ils iront d’un domicile à un autre, leur scolarité, le suivi de leur santé ;
  • leurs pratiques religieuses, leurs relations avec la famille au sens élargi ;
  • leurs loisirs, le coût de leur éducation ;
  • et tout autre sujet que les personnes souhaitent évoquer.

Quand s’adresser à un médiateur familial 

Il est possible de faire appel à lui :

  • avant ou pendant la séparation, pour faire le point et préparer ses conséquences ;
  • après la séparation, lorsque les décisions prises ne correspondent plus aux besoins actuels des conjoints et à ceux des enfants ;
  • à tout moment d’un conflit familial susceptible d’entraîner une rupture ;
  • lorsqu’un conflit familial empêche l’un des parents ou grands-parents de voir ses enfants ou petits-enfants.

Qui prend l’initiative d’une médiation familiale 

  • Les personnes concernées par un conflit familial en s’adressant directement à un médiateur familial ;
  • le juge, qui peut proposer au cours de la procédure une médiation familiale ;
  • dans tous les cas, la médiation ne peut commencer que si les deux personnes concernées sont présentes et ont donné leur accord.

Si vous êtes un professionnel intervenant dans les domaines de l’action sociale, du droit, de la santé, de l’éducation et de la psychologie, si vous rencontrez des personnes en situation de conflit familial susceptible d’entraîner une rupture du lien ou en situation de conflit intergénérationnel, orienter ces personnes vers une médiation familiale peut les aider à rétablir un dialogue et à trouver un accord pour préserver les liens familiaux.

Comment ça marche 

La médiation familiale se déroule en trois étapes :

  • l’entretien d’information au cours duquel le médiateur familial présente les objectifs, le contenu et les thèmes qui peuvent être abordés. Il est alors possible d’accepter ou de refuser de s’engager dans une médiation familiale en toute connaissance de cause ;
  • les entretiens de médiation familiale qui sont d’une durée d’1 h 30 à 2 h environ. Leur nombre varie en fonction de la situation et des sujets à aborder ;
  • si la médiation familiale aboutit à un accord, il est possible de demander au juge, selon la situation, de l’homologuer.

Combien ça coûte 

L’entretien d’information est gratuit. Son coût est pris en charge par la Caisse nationale d’allocations familiales, le ministère de la Justice, le ministère chargé de la Famille, la MSA et certaines collectivités territoriales.
La participation financière est calculée en fonction des revenus :

  • Lorsque les services de médiation sont conventionnés, le montant est défini sur la base d’un barème de participation ;
  • Si le juge ordonne la médiation familiale avec accord des personnes concernées, elles peuvent bénéficier selon leurs ressources de l’aide juridictionnelle (prise en charge totalement ou partiellement par l’État) ;
  • Dans tous les autres cas, le coût est communiqué par le médiateur ou le service de médiation familiale.

La CNAF a mis en place en 2006 la prestation de service, dispositif de financement de la médiation familiale. Il permet de pallier les insuffisances du système de financement par subventions. Ce dispositif s’inscrit dans une démarche nationale de soutien au développement de la médiation familiale.

Quelle est la différence avec le conseil conjugal et la thérapie familiale 

Le conseil conjugal propose des entretiens qui s’effectuent individuellement, en couple ou en famille, en consultation ponctuelle (pour une information précise) ou de manière plus suivie. Tous les sujets de la vie relationnelle, affective, sexuelle, conjugale et familiale peuvent être abordés. Le conseiller conjugal peut informer et, éventuellement, orienter vers d’autres spécialistes, mais sa tâche principale reste de « tenir conseil » avec la personne consultante afin de l’aider à prendre sa propre décision et à construire son projet de vie.

La thérapie familiale peut aider les membres d’une famille à évacuer les « non-dits », à identifier clairement les zones de tensions, à traiter les conflits et à retrouver un mode de communication qui convienne à tous. Les thérapeutes sont des psychologues ou psychiatres dont l’approche vise à traiter non pas le patient seul, mais le groupe familial.

 

Où vous adresser dans les Hauts-de-Seine ?

Sur le site de la Caisse d'Allocations Familiales, trouver Les associations qui accueillent et informent les familles dans les domaines juridique, social, professionnel et familial