Le moustique tigre : le Département appelle à la vigilance

Le Département des Hauts-de-Seine est classé en niveau 1 du plan national. C’est pourquoi une surveillance renforcée est mise en place jusqu’au 30 novembre 2018. Comment s’en protéger ? Consultez les précautions à prendre et les actions à réaliser. 

Moustique tigre
Aussi petit qu'une pièce de 1 centime, le moustique tigre est reconnaissable par sa silhouette noire et ses rayures blanches. ©natursports

Pourquoi sommes-nous en niveau d’alerte 1 ?

Originaire d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et de l’océan indien, l’implantation du moustique tigre en France a été mise en évidence dans le Sud-Est dès 2004 à Menton. La surveillance s’est depuis amplifiée. Aujourd’hui, sa présence est signalée dans près de la moitié des départements français.
Le département des Hauts-de-Seine est classé en niveau 1. Ce niveau signifie que le moustique Aedes albopictus – moustique tigre – est implanté et actif dans le département. Il peut, lorsqu’il a piqué une personne malade, transmettre la dengue, le chikungunya ou le virus Zika.

Que fait le Département ?

Le Département des Hauts-de-Seine, l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France (ARS), la Préfecture des Hauts-de-Seine et l’Entente de Lutte Interdépartementale contre les Zoonoses (ELIZ), mettent en place conjointement un plan d’actions spécifique, coordonné par le Préfet au sein d’une cellule départementale de gestion.

Le plan anti-dissémination des maladies transmises par le moustique tigre prévoit :

  • Des opérations d’information/sensibilisation 
  • La mise en place d’une veille citoyenne 
  • Une surveillance entomologique (surveillance des populations de moustiques), par le déploiement de pièges pondoirs autour des zones d’implantation connues et dans les zones où le moustique tigre n’est pas encore implanté, pour suivre son expansion géographique.

A ce titre, le Préfet autorise les agents habilités par le Département des Hauts-de-Seine à entrer avec leur matériel sur les propriétés privées, même habitées, après que les propriétaires, locataires, exploitants ou occupants en ont été avisés à temps, pour leur permettre de prendre toutes les dispositions utiles dans la lutte contre la propagation du moustique tigre.

  • Une surveillance épidémiologique (surveillance des cas humains) renforcée et une organisation du signalement des cas suspects probables et confirmés de chikungunya, de dengue et de Zika, en lien avec les professionnels de santé.

Ces actions tendent vers un même objectif : la mise en place rapide de mesures de lutte contre les moustiques pour éviter la transmission locale des virus.

Comment reconnaître le moustique tigre ?

Avec sa silhouette noire et ses rayures blanches sur l’abdomen et les pattes, le moustique tigre est plus petit qu’une pièce de 1 centime. Contrairement aux autres espèces de moustiques, il pique la journée. Le moustique tigre vit au plus proche des hommes et se déplace peu. D’une durée de vie d’un mois, il peut pondre jusqu’à 800 œufs. Il se développe dans de petites quantités d’eau comme dans les soucoupes de pots de fleurs ou tout récipient contenant de l’eau stagnante.

Comment éviter leur prolifération ?

Il est vivement recommandé de supprimer les eaux stagnantes qui favorisent la reproduction du moustique autour du domicile (soucoupes des pots de fleurs, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés)

Comment s’en protéger ?

Pour éviter de vous faire piquer, voici quelques conseils utiles :

  • appliquez sur votre peau et vos vêtements un produit anti-moustiques surtout la journée ; 
  • Portez des vêtements couvrants et amples ; 
  • Installez des diffuseurs d’insecticides à l’intérieur et des serpentins à l’extérieur ; 
  • Si vous en disposez, allumez la climatisation qui fait fuir les moustiques.

Vous avez aperçu un moustique tigre, signalez-le !

Chacun de nous peut participer à la surveillance des moustiques pour éviter leur prolifération. Une plateforme dédiée : www.signalement-moustique.fr est à votre service pour informer les autorités sanitaires. Vous devez y déposer une photo de l’insecte et décrire son état permettant son identification.

En savoir plus :