Dernière mise à jour : 01-01-2011

Des collégiens comme les autres 

Grâce aux unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis), les élèves handicapés mènent au sein du collège une vie scolaire ordinaire.

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Les Ulis, autrefois appelées unités pédagogiques d’intégration (UPI), ont été créées en 1995 afin de faciliter la scolarisation des élèves handicapés en milieu ordinaire.
Elles sont gérées par un professeur spécialisé (professeur des écoles, titulaire du CAPA-SH, certificat d'aptitude professionnelle pour la scolarisation des élèves en situation de handicap), aidé dans sa tâche par un ou plusieurs auxiliaires de vie scolaire (AVS). « Ces unités ne constituent pas une « filière » mais bien un dispositif ouvert sur l’établissement scolaire, même lorsqu’il s’avère opportun de prévoir, pour certaines activités, le regroupement des élèves concernés », stipule la circulaire du 21 février 2001 qui réglemente actuellement les Ulis. 

Selon leur handicap, les élèves d'une Ulis suivent partiellement ou totalement les cours.
« Chacun a sa classe de référence et on établit pour chacun un projet personnel de scolarisation (PPS) où l’on décide dans quels cours ils vont se rendre », explique Annaïk Lemel, enseignante chargée de l’Ulis déficience visuelle au collège Rabelais à Meudon.
Dans les Hauts-de-Seine, il y a 41 Ulis – 34 dans les collèges publics et 7 dans le privé. Les Ulis se déclinent en quatre catégories selon la nature du handicap : mental, moteur, auditif ou visuel. Elles peuvent accueillir jusqu’à dix élèves, âgés de 11 à 16 ans. Afin de permettre aux élèves d’étudier dans des conditions optimales, une salle est aménagée spécialement pour eux. Lors des heures de permanence, ils viennent y faire leurs devoirs et révisent leurs leçons.

 


ULIS du Collège Les Champs-Philippe, La Garenne Colombes - © CG92/Olivier Ravoire


Traduire en braille
Pour réussir l’intégration des élèves de l’Ulis, une étroite collaboration doit exister entre le professeur spécialisé et les autres enseignants. « J’organise une réunion en début d’année pour expliquer à mes collègues quels sont les troubles causés par telle ou telle déficience. », raconte Annaïk Lemel.
L’enseignante rassemble les cours de ses collègues à l’avance afin de les rendre plus lisibles avec une police plus grosse, voire de les traduire en braille. Certains élèves de l’Ulis sont accompagnés en cours par l’auxiliaire de vie scolaire qui prend des notes à leur place quand ils ne peuvent pas écrire. Afin de sensibiliser l’ensemble des collégiens au handicap, Annaïk Lemel anime un atelier braille. Une fois par semaine, une dizaine de sixièmes se retrouve dans la salle de l’Ulis pour déchiffrer des phrases en braille. « Les adolescents n’acceptent pas facilement les différences. Je voulais leur faire comprendre les difficultés rencontrées par un aveugle ou un malvoyant », explique-t-elle.