Dernière mise à jour : 02/07/2012

La coopération internationale élargie au Bénin

Lors de la séance publique du 29 juin 2012, le Conseil général a approuvé le principe de l’élargissement de la politique départementale de coopération internationale au Bénin. 

La politique départementale de coopération internationale et d’aide au développement, définie le 11 avril 2008, contribue déjà à réduire l’insécurité alimentaire de populations vulnérables en Haïti, au Mali, en Arménie et au Cambodge. Dans la perspective de cet élargissement à un cinquième pays, souhaité par les élus du Conseil général, une étude a été réalisée sur la base des taux de malnutrition et de sous-nutrition, ainsi que des conditions de stabilité politique et de sécurité permettant d’assurer un suivi efficace et la pérennité des programmes. Cette étude a permis d’identifier le Bénin.

Un contexte favorable à la coopération

Ce pays d’environ 9 millions d’habitants, politiquement stable depuis les années 1990 et aux conditions de sécurité favorables, bénéficie de la confiance des bailleurs, en raison notamment de progrès importants en matière de bonne gouvernance et de démocratie.

Néanmoins, et en dépit d'un programme ambitieux de relance de la croissance soutenu par ses partenaires multilatéraux, lancé en 2006, les conditions de vie - accès à l’eau, à l’alimentation, aux soins, etc. - restent d’un niveau faible. Le Bénin est classé 167e pays sur 187, selon l’indice de développement humain (IDH) * publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). 

L'indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L'IDH se fonde sur trois critères majeurs : l'espérance de vie, le niveau d'éducation et le niveau de vie.

La France est le premier bailleur bilatéral du Bénin. Elle soutient les secteurs visés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, à savoir principalement :

  • l’éducation ;
  • l’agriculture ;
  • la sécurité alimentaire.

Les axes stratégiques de la coopération franco-béninoise recouvrent également :

  • la gouvernance démocratique et financière ;
  • la sécurité intérieure ;
  • l’enseignement supérieur :
  • la culture et la francophonie.

Au niveau décentralisé, il existe à ce jour une cinquantaine de partenariats entre les collectivités françaises et béninoises, dans tous les domaines de l’aide au développement.
Cette coopération s’inscrit dans un cadre dynamique et mutualisé, le groupe-pays Bénin de CUF - Cités unies de France -, qui rassemble les collectivités territoriales impliquées dans des projets de coopération en faveur du Bénin.

Améliorer la sécurité alimentaire via la structuration de filières agricoles

L’économie béninoise repose actuellement essentiellement sur le secteur agricole qui représente 40 % du PIB. La filière coton, qui fournit 90 % des recettes agricoles, présente des revenus aléatoires.
Par ailleurs, l’agriculture de subsistance axée sur les produits céréaliers de base, ne permet pas de réduire la dépendance du pays face aux importations alimentaires.

Dans ce cadre, le Département pourrait mobiliser l’expertise qu’il a pu développer jusqu’à présent en termes d’appui aux filières agricoles pour améliorer le niveau de sécurité alimentaire des populations. En effet, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 12 % des Béninois sont sous-alimentés, c’est-à-dire ne peuvent couvrir leurs besoins journaliers ; le taux de malnutrition infantile chronique s’élève ainsi à 38 %.

L’intervention du Département pourrait ainsi appuyer les acteurs locaux dans le développement de nouvelles filières à forte valeur ajoutée et le processus de transformation des produits agricoles, afin de valoriser au mieux la production.

» Où se situe le Bénin ? Téléchargez la carte (format pdf)


*L'indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L'IDH se fonde sur trois critères majeurs : l'espérance de vie, le niveau d'éducation et le niveau de vie.