Dernière mise à jour : 16/04/2018

Bénin : appuyer la production agricole locale du Zou

Des actions destinées à renforcer l’agriculture familiale et soutenir les ménages et entrepreneurs sociaux des zones rurales et péri-urbaines.

benin2017transformatrices Zakpota

Bénin, quelques repères

Population : 11 millions d’habitants
Population rurale : 55,2 %
Superficie : 112 622 km2
Espérance de vie : 61 ans
Indice de développement humain : 0.485 – 173e rang sur 188 pays (2015)
PIB par habitant : 789 USD ( 2016 )
Taux de croissance : + 4 % (2016 ) 


Essentielle au développement du Bénin, l’agriculture représente près de 33 % du PIB et emploie 70 % de la population active. Aujourd’hui, elle est caractérisée par des petites exploitations agricoles familiales qui pratiquent la polyculture souvent associée au petit élevage. Or celle-ci n’est pas valorisée, du fait notamment de la grande pauvreté des exploitations et du déficit d’organisation des filières, pénalisant l’accès au marché.

Malgré la présence de terres cultivables et irrigables, d’une main-d’oeuvre disponible, de conditions de production agro-écologique qui permettent des cultures diversifiées et adaptées aux besoins, la production locale subit la concurrence des produits importés et ne peut pas répondre à la totalité de la demande nationale.


Les enjeux du programme

Le programme envisagé doit permettre de renforcer l’agriculture familiale et de soutenir les ménages et entrepreneurs sociaux des zones rurales et péri-urbaines du Zou, sur les filières retenues : maraîchage, petit élevage, produits agro-forestiers, soja.

Celles-ci permettent en effet de :

  • lutter contre l’insécurité alimentaire des populations les plus vulnérables;
  • sécuriser les revenus des petits producteurs tout au long de l’année, en réduisant la dépendance à une production et en limitant leur risque face aux changements climatiques ;
  • développer un entreprenariat agricole connecté au marché, à travers des circuits de commercialisation adaptés (filières de proximité ville/campagne) ; 
  • promouvoir un développement durable et agir positivement sur la préservation des ressources et la qualité des sols grâce à l’agro-écologie.

La coopération avec l'intercommunalité du Zou 

En août 2017, le Département des Hauts-de-Seine a signé une déclaration d’intention avec l’intercommunalité du Zou (la Communauté des Communes du Zou – CCZ). Il est envisagé d'élaborer une coopération décentralisée, afin de fixer les orientations de notre coopération.

L’intercommunalité constitue en effet un acteur clé dans la mise en oeuvre du programme, par sa connaissance des acteurs et du territoire.



En synthèse 

- 800 000 M€ investis par le Département depuis 2017

- Un réseau de 200 exploitations familiales rurales et entrepreneurs solidaires impliqués dans la transformation et la distribution des produits. 

Une démarche originale 

Le programme vise à structurer les filières agricoles identifiées, en favorisant l’accès des agriculteurs familiaux à des marchés stables et rémunérateurs. L’enjeu est de développer l’amont par l’aval, la production par le marché.

Il s’agit de créer et soutenir des circuits courts agroalimentaires, faisant coopérer durablement petits producteurs, transformateurs ruraux et urbains, distributeurs, autour d’un objectif commun de produire et manger sain localement. Cette démarche permet de garantir une juste redistribution des
richesses sur le territoire et de renforcer à terme l’autonomie des acteurs locaux.

Aider les populations à mieux vivre chez elles au village contribuera à limiter l’exode rural et la croissance urbaine non maîtrisée.

Parfaite Agbo, entrepreneuse solidaire des services aux ruraux (ESSOR) habitant à Zakpota, Zou 

"Je ne reçois pas d’argent, mais je reçois bien plus. Grâce aux formations et à l’accompagnement régulier du programme, je me connais mieux et je peux ainsi appuyer plus effi cacement les producteurs et les transformatrices
du village et des environs avec lesquels je travaille. Je construis jour après jour avec eux une relation durable fondée sur la confiance, ce qui nous permet de discuter ouvertement et sereinement des questions financières et des
besoins du marché." 

 

Les actions prévues en 2018 

Dans le prolongement de la démarche engagée au cours de la phase expérimentale, il s'agira principalement de :

  1. poursuivre et affiner l'accompagnement du tissu de producteurs et d'entrepreneurs solidaires des filières identifiées : 
    - formations professionnelles adaptées ;
    - installation de services énergétiques complémentaires (par exemple pour les opérations post-récolte) ; 
  2. valoriser et faire connaître les productions locales sur les différents segments du marché, tout en développant le travail de sensibilisation de la population autour du "consommer local et sain" ;
  3. améliorer l'accès des acteurs à des financements adaptés (institutions de micro-finance, accès à des investisseurs solidaires locaux).

 

 

Partenaire 

Le projet est mis en oeuvre par la SCIC SENS et sa filiale au Bénin, spécialisées dans la formation et l’appui-conseil aux acteurs des filières de production agricole, ainsi que l’animation de la coopération inter-acteurs.

Elles ont déjà initié au Bénin, dans le département des Collines, un programme pilote depuis 2008, qui a permis de développer la démarche approfondie par le Département.

 


Crédits photos : CD 92 Aude Ronsin-Laurenceau et SENS 

 

Votre contact au Département des Hauts-de-Seine : 

 

Conseil départemental des Hauts-de-Seine
Pôle Logement, Patrimoine et Partenariats
Service Coopération Internationale
92731 Nanterre Cedex 

 

♦ Responsable du service Coopération internationale :
Aude Ronsin-Laurenceau aronsinlaurenceau@hauts-de-seine.fr

 

♦ Chargées de programmes :
- Charlotte Rieuf crieuf@hauts-de-seine.fr
- Noémie Quéré BonvarletArménie nquerebonvarlet@hauts-de-seine.fr