Dernière mise à jour : 19/10/2017

Initiatives Jeunes Solidaires : paroles de lauréats

Depuis la première édition en 2009, 962 000 euros ont été attribués à 1 473 jeunes alto-séquanais investis dans un projet de solidarité internationale. 349 projets soutenus dans 32 pays.

Marianne Béhar, lauréate des éditions 2013, 2015 et 2017, porteuse du projet Grandir Ensemble Panama et Co-fondatrice de l’Association Internationale de Mobilisation pour l'Égalité (AIME), partenaire du projet

« Le projet Grandir Ensemble Panama a pour vocation d'améliorer les conditions de vie de la population indigène Ngöbe Buglé au Panama grâce à la micro finance.

Le principe est simple : des prêts de 100$ à 1 000$ sont octroyés aux entrepreneurs locaux pour investir dans leurs activités productives (petits commerce, agriculture, élevage, artisanat, etc.) Les revenus complémentaires générés par ces activités leur permettent ensuite de rembourser le prêt
et d’assumer les dépenses de leur foyer. 

Initié en 2013, ce projet a aujourd'hui permis de soutenir plus de 150 entrepreneurs dans 6 villages de la région indigène. Le montant total prêté s'élève à plus de 100 000 euros. Et le plus important : les entrepreneurs estiment avoir en moyenne multiplié par 4 le montant des prêts qui leur avaient été octroyés ! Notre objectif aujourd'hui est de continuer à financer des entrepreneurs dans cette région indigène pour augmenter l'impact social et accompagner notre partenaire local vers une plus grande indépendance opérationnelle et financière."

Crédit photo : Philippa Cazelle / L'équipe du programme Grandir Ensemble Panama.
De gauche à droite : Kévin Crisopasso (volontaire AIME), Ruben Gallego (Membre du Comité de Crédit), Mariane Béhar (présidente de AIME), Arnoldo Aguilar (gérant du programme) 

 



Mohamed Nouhoum, participant au projet Tofu Solidaire à Djougou au Bénin, lauréat de l’édition 2016, en partenariat avec l’association PC Coup d’Pouce

"Tofu Solidaire initié en 2014 par une dizaine d’élèves-ingénieurs de l’ESPCI Paris est un projet d’aide au développement qui se passe au Nord-Ouest du Bénin. Il a pour but de moderniser la production du Tofu, denrée riche en protéines et constituant une alternative sérieuse durable et moins coûteuse à la viande. Après un premier voyage au cours duquel nous avons pu nous rendre compte des difficultés majeures dont souffrait la production, nous avons décidé de mettre en place des actions qui consistent d’une part à regrouper les productrices au sein d’une coopérative et d’autre part à construire une chaîne de production moderne visant à augmenter le rendement, à en améliorer l’hygiène et à en diminuer la pénibilité.

Le dispositif Initiatives Jeunes Solidaires nous a permis de réaliser la deuxième partie de notre projet. À ce jour, une trentaine de femmes s’activent sur deux sites différents à produire plus facilement et de façon totalement autonome un Tofu de meilleure qualité en vue de répondre à ce besoin d’autosuffisance alimentaire tout en développant une économie locale sociale et solidaire."

Crédit photo : Adrien Mathis / Utilisation du moulin pour la production du Tofu. 


 

Priscille Descolas, lauréate 2017, porteuse du projet Permaculture au Bénin en partenariat avec les Éclaireurs et Éclaireuses Unionistes de France (groupe de Sèvres)

"Au Bénin, la malnutrition et le paludisme sont deux enjeux sanitaires majeurs. Préoccupée par cet état des lieux, une famille originaire de Puteaux a choisi de rejoindre le village de Banigbé à 100 km de Cotonou pour une mission de deux ans dans le but de développer la permaculture sur les terres du village. La permaculture est un mode d’agriculture biologique permettant de produire
beaucoup sur de petites surfaces avec peu d’eau et un minimum d’intervention humaine.

Leur premier objectif était de vendre à très bas prix des légumes biologiques aux habitants des alentours. Le second était de cultiver l’Artemisia, une plante médicinale prévenant et soignant le paludisme dans l’optique de permettre aux habitants de la région de se procurer un remède efficace et peu coûteux contre cette maladie. Parce qu’entretenir un champ de plusieurs hectares à deux est impossible, notre équipe de scouts sévriens est partie rejoindre cette famille
putéolienne dans le but de les aider dans le champ pour les travaux quotidiens comme pour des projets plus ambitieux telle que la construction d’un compost, d’un abri, la mise en culture d’une nouvelle parcelle, … Nous avions aussi comme objectif de faire participer des jeunes du village aux travaux dans le champ. »


Crédit photo : Priscille Descolas / Récolte d’Artemisia par Éléonore et Émilie, participantes au projet