Dernière mise à jour : 07/12/2012

L'aménagement des espaces publics

En rationalisant l'insertion de la voirie dans le projet urbain, le conseil départemental souhaite récupérer le maximum d'épaisseur pour aménager des espaces publics et promenades. Du pont de Sèvres à la limite de Paris, le projet est découpé en 7 séquences, à l’ambiance et à l’identité propre.

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©OLIVIER RAVOIRE/CG92

Sept séquences

Le programme d’aménagement des berges de Seine rive gauche et des espaces publics attenants du pont de Sèvres à Paris identifie 7 séquences d’ambiances différentes.

Les principes d’aménagement retenus pour l’occupation des espaces publics ont vocation à favoriser :

  • les circulations douces et les loisirs liés à l’eau,
  • des ambiances paysagères diversifiées au fil de l’eau,
  • des activités sociales, culturelles ou ludiques,
  • la possibilité d’animations temporaires ou permanentes : cette partie du programme d’aménagement se fait en concertation avec les communes qui pourront financer des projets en matière de loisirs, de communication, de restauration et d’animation.

 

Cinq lieux majeurs

Cinq lieux majeurs s’égrènent régulièrement le long du parcours et de la Seine :

  • le belvédère du Pont de Sèvres (Sèvres),
  • la grande pelouse de l’Echappée (Meudon),
  • le parc urbain (Issy),
  • la place des Hirondelles (Issy),
  • le mail du Pont d’Issy (Issy).


Répartis sur l’ensemble des trois communes, ces aménagements ouverts rythment le parcours. Ils naissent du recul de la ligne anti-crue, ce qui en fait des espaces en contrebas, protégés de la voirie.

Installés sur des surlargeurs de berges, ces lieux majeurs constituent les cinq têtes de pont (pont de Sèvres, pont Seibert, pont de la Résistance, passerelle de l’île Saint-Germain, pont d’Issy). Ils sont donc des lieux d’articulation urbaine notamment avec la rive droite de la Seine.

Ils exploitent et complètent un capital paysager important, comme :

  • les grands alignements de platanes pour le pont d’Issy, les places des hirondelles et de la Résistance,
  • la vue dégagée pour l’Echappée et le pont de Sèvres,
  • une épaisseur végétale constituée avec le jardin de Meudon Campus que la plateforme de l’Echappée vient doubler.

Connectés au niveau de la ville ou au niveau bas des berges, leur surface va de 6000 à 9000 m2. Leur aménagement est volontairement simple (en gazon ou en sablé) afin qu'ils puissent accueillir des usages variés : manifestations de plein air, prolongement des usages des péniches d’activité. C'est sur ces lieux que pourront notamment être développées des animations culturelles et festives par les communes.

 

Un projet de lignes

Vue du ciel, le projet est composé au maximum de sept "bandes ", toujours présentes mais intercalées de façons différentes.

On trouve :

  • la chaussée de la route départementale,
  • la piste cyclable,
  • le stationnement,
  • les trottoirs,
  • un système de bandes végétales, de largeur variable, qui structurent l'espace et la vision :

au niveau du sol, un tapis végétal (prairies ou couvre sols), jusqu’à trois mètres de hauteur, un espace ouvert (essentiellement les tiges et les troncs), au-delà les couronnes des arbres et leurs feuillages divers et légers, qui ponctueront les saisons et ombrageront les parcours.

  • une murette anticrue, objet à la fois fonctionnel et architectural, puisqu’il sert pour élaborer une ligne de mobilier urbain,
  • des berges aménagées.


Depuis la voie, le système de bandes végétales, comme des pelures d’oignon, permet une transversalité fonctionnelle mais aussi visuelle. L'infrastructure routière est réconciliée avec les espaces publics attenants. Le bras de Seine avec ses deux rives devient alors le centre du projet de paysage, dont on profite quotidiennement à pied, en vélo, en automobile.