Vallée rive gauche : la RD 7 au cœur du projet et du débat

Environ 250 personnes ont assisté à la première réunion publique sur le projet d’aménagement de la RD 7 et des berges de Seine entre le pont de Sèvres et Paris, organisée le 6 octobre à l’Ile-de-Monsieur.

Pendant plus de deux heures, dans un climat cordial, Patrick Devedjian et les maires des trois communes concernées ont répondu aux questions du public. La partie du projet la plus discutée : les trois variantes proposées pour la voirie.

Élus, riverains, usagers et associations sont au moins tombés d’accord sur un point : l’organisation de cette nouvelle concertation préalable (qui a débuté le 15 septembre pour trois mois) était indispensable. Elle va permettre à chacun de donner son avis sur ce vaste projet, notamment sur les trois variantes soumises à la consultation pour l’aménagement de la voirie.
La première, soutenue par le conseil général, est basée sur un boulevard à deux files de circulation par sens, des carrefours à feux et une piste cyclable bidirectionnelle longeant un côté de la route. « On entend toujours les mêmes contrevérités, a tenu à préciser d’emblée François Kosciusko-Morizet, maire de Sèvres et vice-président du conseil général chargé de l’urbanisme et de l’assainissement. Nous ne proposons en aucun cas une deux fois deux voies. Il ne s’agit pas d’une voie rapide avec un terre-plein central, mais d’un boulevard urbain comme celui situé entre le pont de Puteaux et le pont de Neuilly. »

« Pour la première fois, nous voulons en même temps aménager les berges et la voirie, a expliqué Patrick Devedjian. Habituellement, on s’occupe de la route et ensuite, sur l’espace restant, tant bien que mal, on crée des espaces verts. Là, nous allons faire l’inverse. C’est la preuve que nous souhaitons un aménagement de qualité. »

 
Elus, riverains et associations, chacun a pu exposer sereinement ses arguments pendant plus de deux heures. (CG92/O.Ravoire)

Variante 1 contre variante 3

La deuxième variante repose sur un boulevard avec une file et demie de circulation par sens, des carrefours à feux et une piste cyclable unidirectionnelle de chaque côté de la voirie.
Enfin, la troisième proposition est identique à la seconde : une file et demie, deux pistes cyclables mais les feux tricolores sont remplacés par des carrefours giratoires. Cette variante est défendue par un certain nombre d’élus Verts et d’associations de défense de l’environnement. Elle serait, selon eux, le meilleur moyen préserver la nature des berges tout en fluidifiant le trafic, de réduire les émissions de CO2 et le bruit et de favoriser les modes de déplacement doux. Pour défendre leurs arguments, ils se sont appuyés sur l’expérimentation « concluante » du carrefour giratoire mis en place sur la RD 7, entre Issy-les-Moulineaux et Meudon, au croisement entre le quai Stalingrad, la rue et la route de Vaugirard, et à l’inverse sur l’aménagement « catastrophique en deux fois deux voies » réalisé le long de la ZAC des Chartreux à Issy.

Sur ce dernier point, Patrick Devedjian a souligné que cet aménagement avait été fait car « l’endroit était trop dangereux et qu’il fallait faire quelque chose. Mais il n’est que provisoire et laisse la possibilité de réaliser par la suite n’importe laquelle des trois variantes soumises à la concertation. » En ce qui concerne, le carrefour Vaugirard, le président du conseil général a reconnu qu’il « présente des avantages pour la circulation. Mais il y a aussi des inconvénients pour les personnes à mobilité réduite et les piétons. Les giratoires ne sont pas des passages sécurisés. ».


La prochaine réunion publique sera organisée le 22 octobre à partir de 19 h, en présence de Patrick Devedjian, à l'Ile-Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. (CG92/O.Ravoire)

Consensus sur les berges

« Cela fait vingt ans que l’on parle de la RD 7, a rappelé Hervé Marseille, maire de Meudon et vice-président du conseil général en charge de la voirie et des transports. Aujourd’hui, ce projet est certainement critiquable, améliorable, mais en vingt ans, c’est le projet le plus abouti et surtout il est global. ». Quels que soient les choix faits concernant la voirie, l’aménagement des berges, lui, ne devrait pas être modifié. Il sera conforme au projet tel qu’il est présenté aujourd’hui. « Au moins un point consensuel qui semble faire l’unanimité, a conclu Patrick Devedjian. Mais je tiens à rappeler que nous en sommes encore au stade de la concertation, c’est-à-dire à l’exposé des options et que nous n’avons pas d’idées préconçues ».