Le domaine de Sceaux

Vaste de 184 hectares, le Domaine départemental de Sceaux, classé aux Monuments historiques, a été conçu par le plus célèbre des jardiniers français, André Le Nôtre.

Domaine de Sceaux
Parterres de broderie du Domaine de Sceaux (juillet 2014, CG92/Willy Labre)

Sous la commande de Colbert, grand ministre de Louis XIV, Le Nôtre magnifie le paysage, en créant comme à Versailles, un parc monumental riche de 9 hectares de bassins et canaux, de grandes perspectives, de terrasses, de cascades, de statues et de broderies. 350 ans après sa création, le Département des Hauts-de-Seine, propriétaire et gestionnaire du site, a su conserver et restaurer tout le prestige de ce parc, témoin vivant du style d’André Le Nôtre, que l’on nomme aujourd’hui «jardins à la française».

Situé à 5 km de Paris, les visiteurs découvriront ainsi un véritable espace de nature, de détente et de promenade aux ambiances paysagères variées. Au-delà de ses éléments les plus prestigieux, le domaine offre également de vastes étendues de forêts et de plaines, aux atmosphères plus champêtres, véritables espaces de vie pour la faune sauvage. Le parc est labellisé Espace Végétal Ecologique (Eve®) par l’organisme de contrôle ECOCERT. Ce label, octroyé depuis 2012 et contrôlé chaque année, garantit une qualité et une gestion des plus rigoureuses dans le respect de l’environnement (aucun pesticide n’est utilisé sur le site depuis 2007).

XVIIème siècle, les grands axes paysagers de Le Nôtre 

En 1670, Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances, acquit la propriété. Second personnage de l’Etat après le roi, Colbert allait faire de Sceaux, un domaine digne de son rang. S’il est difficile de déterminer avec certitude l’architecte à l’origine du premier château de Sceaux, on sait cependant que vont se succéder les peintres, sculpteurs, architectes, jardiniers les plus renommés de la fin du XVIIème siècle : Charles Le Brun, François Girardon, Antoine Coysevox, Jules Hardouin-Mansart … et André Le Nôtre.

Il opte pour un tracé clair et régulier fondé sur une composition à deux axes :

- Le premier axe nord-sud part de l’allée de Diane, traverse le bassin de Diane pour aboutir à l’Octogone,
- Le second perpendiculaire au premier, naît dans l’allée d’honneur, traverse le château et les parterres de broderie, et s’ouvre à l’horizon vers le bois de Châtenay.

Ce plan classique et rigoureux, ces larges perspectives, rattachent Sceaux à la lignée des jardins classiques français. Colbert inaugurera le domaine en 1677 en présence du roi Louis XIV.

En 1683, Colbert meurt laissant le domaine à son fils, le marquis de Seignelay. Celui-ci va donner au domaine le faste et l’éclat que son père avait justement évité, pour ne pas commettre la même erreur que Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte.

A gauche : Grand Canal Sud-Nord & Bassin de l'Octogone (2009, CG92/ Olivier Ravoire). A droite : Grand Canal Nord-Sud (1009, CG92/ Olivier Ravoire)

 

Le Nôtre poursuit donc son oeuvre sous la commande du marquis de Seignelay. Il commencera par augmenter la taille du parc. Sur des terrains de nature marécageuse appartenant anciennement au territoire de Châtenay, il fait creuser le Grand Canal, pièce d’eau d’1km de long venant doubler l’axe formé par l’octogone et les grandes cascades. A la suite de cela, « la terrasse de la tête du grand Canal » ou « Terrasse des Pintades » sera construite.

Les bouleversements du paysage à l’ouest du domaine entrainent un remaniement notable des parterres du château. Le bassin rectangulaire, dit Petit Canal, n’ayant plus sa raison d’être avec la construction du Grand Canal, se trouve supprimé. A sa place, on installe trois bassins circulaires plus petits, entourés de parterres brodés.

Seignelay, tout en respectant le plan initial du parc de Colbert, a donc transformé et enrichi celui-ci. Aux parterres, aux bosquets, aux cascades et au bassin de l’Octogone s’ajoutent le Grand Canal, le boulingrin, les terrains boisés et les prairies de Châtenay conférant ainsi aux jardins une extrême variété indissociée des parcs classiques dit « à la française ».

 


Vue du château de Sceaux prise dans l'éloignement en face du côté de Châtenay (vers 1740). Collection musée du Domaine départemental de Sceaux . Photo : Benoît Chain

 

Les grandes compositions sont restées lisibles sur le site au cours des siècles. En 2012, un ambitieux projet de réintroduction des parterres de la grande perspective de Sceaux a été mené par le Département, dans le cadre de la politique de restauration et de mise en valeur du patrimoine historique et paysager des Hauts-de-Seine. La période correspondant à la seconde intervention de Le Nôtre à Sceaux entre 1683 et 1690, a ainsi été retenue comme étant la plus compatible avec les dispositions actuelles du site, mais également comme la plus représentative de l’art du jardin «à la française». C’est à l’occasion de l’inauguration de ces parterres de borderie de buis et de gazon, qu’un spectacle pyrotechnique remarquable, magnifiant ce jardin évocateur du passé, fut organisé.

 

Photo de l'inauguration des parterres de broderies du Château (2013, CG92)


Le domaine après guerre propriété du Département de la Seine 

Le département a acquis le domaine de Sceaux en 1923 retourné alors à un état quasi sauvage.

A gauche : carte postale. Le château vu du bassin des Quatres statues (avant 1914). Musée du Domaine de Sceaux. A droite : Eugène Atget - Epreuve positive sur papier aristotype d'après négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent 1925. Collection musée du Domaine de Sceaux. Photo : Pascal Lemaître.


Léon Azema, architecte du Département de la Seine se voit confier la restauration du domaine de Sceaux. Concepteur des jardins du Trocadéro, Azéma élabore un projet qui, tout en respectant en partie les grandes lignes du parc du XVIIe siècle, se nourrit du style qui a prévalu lors de la grande exposition des arts décoratifs de 1925, les cascades en sont une bonne illustration. Des modifications plus fondamentales ont été apportées à l’ouest du parc qui offre un visage plus moderne.

Les anciennes parcelles carrées de bois et de prés ont disparu au profit d’une vaste surface sur laquelle deux longues allées dessinent un triangle dont la base est formée par le Grand Canal. À l’intérieur, l’alternance de végétation, de pleins et de vides offrent une diversité propice à la promenade, la rêverie, au repos. Ainsi, deux bosquets traités en verger encadrent le tapis vert de la Plaine de Châtenay. Ces deux bosquets incontournables lors de la période de floraison en avril, permettent au promeneur de profiter d’un décor féérique, pour les pique-niques ou simplement faire une petite sieste.

 


A gauche : Cerisiers en fleurs, Bosquet sud (avril 2004, CG92/ Willy Labre). A droite : Cerisiers en fleurs, Bosquet nord (avril 2004, CG92/ Willy Labre)

 

Enfin la Plaine de Châtenay inscrit la dernière perspective majeure du domaine. En effet, depuis le Pavillon de Hanovre à l’ouest, le regard traverse le tapis vert pour se porter vers le Canal de Seignelay, qui cadre le regard vers l’impressionnant jet du bassin de l’octogone.


L’eau, un élément essentiel des jardins dits « à la française » 

La configuration des lieux (en vallon) imposait naturellement des zones humides, marquées notamment par le cheminement du ru d’Aulnay, par une vaste zone humide dans la cuvette de la plaine des quatre statues et par l’étang de la mer morte (emplacement actuel de l’Octogone).

Dès l’époque de Colbert, celles-ci sont artificialisées avec la construction d’ouvrages d’art (bassins d’ornement, cascades, canaux ouverts et enterrés).
Le parc comprend 9 bassins historiques avec jets d’eau, ainsi que les Cascades se déversant dans le bassin de l’Octogone. Tous les jours à partir de 11h, les jets animent le bassin de l’Olympe et les fontaines en rocaille du Petit Château, les deux bassins du Château, ceux des Pintades, des Enfants, des Taureaux, de l’Octogone, ainsi que celui du Jardin de l’orangerie. Ils fonctionnent en circuit fermé. Les grandes cascades et le bassin de la Duchesse fonctionnent les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés.

A gauche : Fontaine du Jardin de l'Orangerie (2010, CG92). Au milieu : L'Olympe de C. Lalanne (2011, CG92/ Willy Labre). A droite : Cygnes sur le bassin de l'Octogone (août 2001, CG92/ Willy Labre).

Le domaine de Sceaux : un lieu de mémoire 

Samedi 11 avril 2015, à l’occasion du centenaire du génocide des arméniens de 1915, l’association Club Franco-Arménien d’Antony, fondée en 1984, avec l’accord du Département, a procédé à la cérémonie d’installation de la sculpture l’Aigle d’Arménie, une œuvre du sculpteur Rast-Klan Toros, dans le domaine du Parc de Sceaux .
Cette sculpture représente un aigle au corps d'homme : « la force d'un peuple vivant », selon Wissam Nehmé, président du Club Franco-Arménien d'Antony et conseiller municipal. « Ce monument est un acte de résistance » a conclu Patrick Devedjian.



«L’Aigle d’Orient» sculpture de l’artiste Rast-Klan Toros et commandée par l’Association Club Franco-Arménien d’Antony à l’occasion du centenaire du génocide arménien de 1915. (Janvier 2015, CD92/Benoit Lagier).

En juillet 2006, dans la partie ouest du parc a été inauguré le Mémorial de la déportation des juifs des Hauts-de-Seine. Réalisé en fonte de fer, ce mémorial appelé « le Pupitre des étoiles », est l’œuvre du sculpteur Christian Lapie. D’imposantes statues, à forme humaine à peine ébauchée, sont réparties dans une clairière de bouleaux évoquant les lieux de déportation de l’Europe de l’Est.
Au nombre de douze, de tailles différentes, elles symbolisent les douze fils de Jacob, ancêtres des douze tribus d’Israël. Sept d’entre elles sont regroupées, à l’image d’une famille, au centre de quatre pupitres sur lesquels ont été gravés les noms des 972 victimes de la Shoa originaires des Hauts-de-Seine.



«Pupitre des étoiles» sculpture réalisée par l’artiste Christian Lapie, mémorial de la déportation des juifs des Hauts-de-Seine. (2012 et 2013, CD92).

Le domaine de Sceaux : un parc riche en animations et ouvert à la pratique de certains sports 

Les sportifs trouvent de quoi satisfaire leurs envies au sein du domaine et plus particulièrement les nageurs et joueurs de tennis avec les installations disponibles au sein du parc interdépartemental des sports, situé au sud-ouest du domaine (appartenant au syndicat de Paris et des Hauts-de-Seine).

De nombreuses manifestations sont proposées tout au long de l’année comme par le passé (comme les concerts de Bob Dylan, ou encore celui de Madonna, en 1987). En 2013, un colloque international était organisé à l’occasion des 400 ans de la mort de Le Nôtre sur le thème de « L’héritage d’André Le Nôtre ». De nombreuses conférences sont proposées ; Un opéra en plein air est organisé tous les ans.

 

Un poumon vert au cœur de la trame urbaine 

Au travers du domaine, le visiteur peut découvrir et observer les richesses végétales et animales d’un lieu qui s’inscrit à la fois dans un milieu naturel proche de celui des forêts d’Ile de France et dans la tradition des jardins historiques.

Au cours des dernières années, depuis l’émergence du concept d’écologie urbaine, de nouvelles pratiques de gestion, respectueuses de l’environnement ont été mises en place. L’objectif est de préserver, mais aussi de favoriser la vie sauvage du parc. Ce mode de gestion durable a permis d’obtenir en 2012, le label Eve®. Aujourd’hui le domaine appartient pleinement aux réseaux écologiques locaux, assurant à la fois un milieu de vie et un corridor de migration pour les espèces sauvages.

Des zones de silence, où l’utilisation de matériels à moteur est interdite, ont été créées afin de déranger le moins possible la vie sauvage, rendant également le lieu plus accueillant pour les promeneurs. Ceux-ci sont d’ailleurs parfois surpris de croiser au détour d’une allée un cheval tractant une charrette ou des moutons et des vaches. Ils offrent une alternative intéressante aux tondeuses.

Afin de maîtriser l’évolution du parc et de conserver un juste équilibre entre les différents secteurs qui le composent, le Département a mis en place un plan de gestion paysager, renouvelé tous les cinq ans. À la fois outil de réflexion et d’action, c’est une programmation globale des travaux, des entretiens et de tout autre évènement jugé important pour l’évolution du lieu. Dans le cadre du plan de gestion paysager, la gestion différenciée est formalisée, permettant de mettre en œuvre des modes de gestion adaptés aux différentes ambiances paysagères du lieu.

L’actuel plan de gestion du Domaine de Sceaux repose sur cinq axes majeurs définis et précisés à travers des actions qui assureront leurs mises en œuvre. Il y a d’abord «Renforcer la figure historique du parc» dont l’une des actions est aujourd’hui achevée : les parterres de broderies. Le second axe consiste à « conserver et développer la qualité paysagère du site » puis vient « l’amélioration de la qualité écologique du site », «l’amélioration de l’accueil du public» et enfin « l’amélioration des équipements et services techniques ».
Plus d'infos : Télécharger la synthèse du plan de gestion paysager
 

En savoir plus :
 

 Consulter le dépliant (pdf)

> Consulter le plan du domaine (pdf)

 

Les publications :

> Le parc de Sceaux : 17€

 

> Les actes du Colloque Le Nôtre : 15€



 

 

Domaine départemental de Sceaux

8, avenue Claude-Perrault
92330 Sceaux
Informations : 06 64 40 56 66
Urgence : 01 41 87 28 60
Visites guidées gratuites : 01 41 13 03 83

Plus d'informations

Musée de l'Ile de France : 01 41 87 29 50
Site web : http://domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr 

Superficie

180 ha

Horaires

Nov.-janv : 8 h-17 h
Fév. : 8 h-18 h
Mars : 7 h 30-19 h (Dès le changement d'heure : 7 h 30 - 20 h 30) 
Avril-août : 7 h-21 h 
Mai : 7 h-21 h 30
Juin-Juillet : 7 h - 22 h
Septembre : 7 h 30 - 20 h 30
Oct. : 8 h-19 h (les horaires du mois suivant sont applicables dès le changement d'heure) 


Moyen d'accès

Autoroute A 86, sortie Sceaux
RER B : Bourg-la-Reine, Parc-de-Sceaux, La Croix-de-Berny
Bus : 192 -197 - 379 - 395-TVM-PALADIN 4 et 12 

Circulations et stationnement des cars
Plus d'infos :
Télécharger le plan de stationnement (format pdf)
 

Qualité de l'air

Information générale sur la qualité de l’air en Ile-de-France : https://www.maqualitedelair-idf.fr/

Qualité de l’air au quotidien : http://www.airparif.asso.fr/


Contact

parcsjardins@hauts-de-seine.fr

 

Travaux de réaménagement des allées 

Aujourd'hui, les arbres de l'Allée de Diane et du Parterre des Pintades présentent des altérations irréversibles. Elles évoluent rapidement et condamnent les arbres à court terme. Les alignements sont vieillissants, avec un faible avenir. Les arbres seront renouvelés afin d'assurer la conservation du paysage. Les alignements d'arbres seront renouvelés allée de Diane et parterre des Pintades entre octobre 2016 et janvier 2017. Le mail de marronniers de la plaine de Châtenay sera rénové en 2017 et 2018.
En savoir plus : lire notre article 

Le Domaine départemental de Sceaux nécessite un entretien quotidien (tonte, ramassage des feuilles, collecte des déchets, taille des arbres…) et des travaux réguliers de rénovation ( bâtiments, allées, alignements d'arbres, bassins…). En moyenne, une quarantaine de personnes de divers corps de métiers travaillent sur le parc (jardiniers, fontainiers, élagueurs, maçons…). Les travaux se font en semaine entre 7h30 et 17h00. 

En savoir plus : Découvrez sur notre carte localisant les gros chantiers en cours ou en projet

 

Avec les enfants

S'amuser avec l'histoire à travers un parcours ludique
Dans la Plaine de l'Orangerie, quatre aires de jeux pour enfants (entre 3 et 12 ans) composent un parcours ludique illustrant l'histoire du domaine de Sceaux ou des personnages célèbres. Au-delà de l'originalité des mises en scène qui favorisent le mouvement et l'imaginaire, les structures des jeux construites en bois (chêne, séquoia, cèdre) sont des œuvres sculptées uniques. Et aussi une aire de jeux de ballon située à la plaine de la Patte d'Oie et plaine de la Pépinière de Châtenay.

Voir un spectacle de marionnettes 
Le théâtre de marionnettes est fidèle à la tradition lyonnaise : Guignol continue d'embêter le gendarme et la mère Michel, le roi Midas, la princesse Aurore et les vilains bandits sont au rendez-vous. En tout une cinquantaine de personnages se partagent la tâche de faire rire les petits avec l'aide d'un Polichinelle en guise de chauffeur de salle.

Tous les mercredis, samedis et dimanches, les jours fériés et pendant les vacances scolaires à 16 h 30 au théâtre Guignol. Ouverture selon les conditions climatiques. 

Informations pratiques
Domaine départemental de Sceaux
Entrée portail de la grenouillère, 148 bis, avenue du général de Gaulle à Antony
Tarif : 4,50 euros - Tarif réduit : 4 euros pour les groupes
Renseignements et réservations : www.petits-bouffons.com 

 

Pour la forme

Se dépenser à son rythme

Le parcours sportif du parc de Sceaux propose une série d'exercice sur 3.2 km. Au départ de l'Orangerie, il fait le tour du parc jusqu'à la Plaine des Quatre Statues(voir plan).

Pêcher
Il est possible de pêcher dans le Grand Canal et le bassin de l'Octogone.
Pour prendre sa carte de pêche (obligatoire), renseignements et inscriptions : Amicale des pêcheurs de Neuilly, Levallois et des environs (APNLE), à la Maison de la pêche et de la nature (01 47 57 17 32)

Randonner en suivant le PR 26
Le comité départemental de randonnée nous propose de randonner dans le parc de Sceaux à travers ses bassins, ses cascades et ses perspectives en suivant le balisage du PR 26. L'itinéraire se prolonge au delà du domaine vers Bourg la Reine et le lit de la Bièvre.

Nager et faire du sport au parc interdépartemental des sports
Le parc interdépartemental des sports comprend des terrains de football, de rugby et de tennis.
La piscine de la Grenouillère, découverte, est ouverte aux beaux jours.
Informations et tarifs : 01 41 38 34 00 ou www.sips75-92.fr 

Pour les curieux

Découvrir les oiseaux du parc lors de sorties ornithologiques
Le Centre ornithologique Ile-de-France (Corif) et la Ligue pour la protection des oiseaux d'Ile-de-France (01 53 58 58 38) propose régulièrement des sorties ornthologiques.
 

Informations pratiques
Consulter le programme des sorties sur le site du CORIF
CORIF : 01 48 60 13 00
LPO Ile de France : 01 53 58 58 38
Pour connaître toutes les espèces fréquentant le domaine de Sceaux : consulter notre synthèse ornithologique (format PDF) 
 

Faites voguer des petits bateaux
Les passionnés du modélisme naval peuvent faire évoluer leurs maquettes (modèle sans moteur thermique) sur le Grand Canal.

Découvrir le parc autrement
Des visites guidées et des visites thématiques sont organisés par des conférenciers et des jardiniers du conseil départemental. Elles sont gratuites et sans inscription. Consultez le programme des visites

Choisissez le programme Vacan'sports 92 pour vos enfants
Au cours de certaines vacances scolaires, le département propose aux jeunes de 6 à 17 ans des activité sportives gratuites et encadrées dans les parcs départementaux.
Vacan'sports a lieu dans le parc de la Grenouillère à Antony.

Les activités proposées
Roller et skate (dès 6 ans)
Speed badminton (dès 8 ans)
Salsa (dès 8 ans)
Badminton (dès 8 ans)
Boxe (dès 8 ans)
Net goal (dès 8 ans)
Horaires : 10 h à 16 h.

Où : 148, avenue du Général de Gaulle - Géolocalisation avec notre carte générale des activités Comment y aller : Voiture: prendre la A 86 sortie Sceaux - RER: Ligne B, station Bourg-la-Reine, Parc de Sceaux, Croix de Berny - Bus: Lignes 395, 379, 192, 197.

Découvrez le programme 

Fêtes et animations
Chaque année, le département organise des spectacles : opéra en plein air, expositions en plein air, manifestations sportives, caritatives ou culturelles.

Restaurant et kiosques de restauration légère
Le restaurant est situé près de l'entrée d'honneur du parc dans les écuries nouvellement rénovées. Trois kiosques proposent une restauration légère dans le parc. L'un est situé près du Château, les deux autres près de l'entrée de la Grenouillère et près du pavillon de Hanovre.

 

Colbert à l'origine du domaine

Au XVe siècle, le futur parc de Sceaux est un domaine agricole de quelques hectares qui s'étend peu à peu au fil de la succession des propriétaires. C'est en 1670 que le parc entre dans l'histoire : Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des Finances du Roi-Soleil, achète le domaine pour le transformer en un lieu de prestige. Il fait restaurer, agrandir la demeure, construire le Pavillon de l'aurore et aménager un jardin. Charles Le Brun, le grand peintre et décorateur de Louis XIV, participe au projet, tandis que les sculpteurs Antoine Coysevox et François Girardon exposent leurs oeuvres dans le parc. Celui-ci est confié à André Le Nôtre, créateur des principaux jardins classiques du XVIIe siècle.
Profitant de sa position élevée, le château propose un parti paysager autour d'une double perspective, l'une dans l'axe du château, la seconde perpendiculaire, réservant la découverte d'une grande cascade qui se prolonge par le bassin de l'Octogone. Ces agencements sont agrémentés de végétaux en parterres ou taillés en rideaux et de nombreux jeux d'eau.


Le domaine s'étend

A la mort de Colbert, son fils, le marquis de Seignelay, acquiert de nombreux terrains et le domaine atteint alors 220 hectares. André Le Nôtre intervient à nouveau et redessine le jardin en créant le Grand Canal. L'architecte Jules Hardouin-Mansart édifie l'Orangerie, dont on peut encore admirer aujourd'hui la plus grande partie du bâtiment.
Le duc et la duchesse du Maine héritent de la magie de ces lieux et y organisent des divertissements dont les "Nuits de Sceaux", demeurées célèbres.


Destruction et restaurations

Au XVIIIe siècle, la Révolution entraîne la destruction presque totale du site et son rachat par un riche exploitant agricole, Hyppolite Lecomte. Le duc de Trévise, qui épouse la fille Lecomte en 1828, entreprend la restauration du Domaine. Il fait reconstruire un château de style néo-Louis XIII et retracer les grandes lignes du jardin.
La première guerre mondiale met fin à ce renouveau et il faut attendre 1923 pour que le département de la Seine achète le domaine et protège le patrimoine historique. Les bâtiments et sculptures sont classés Monuments historiques en 1925.


Naissance d'un grand parc public

Léon Azéma, architecte et concepteur des jardins du Trocadéro, dirige le projet de restauration entre 1930 et 1934. S'il conserve les bâtiments, ainsi que les grandes perspectives et les plans d'eau, la structure interne est, quant à elle, modifiée : il édifie une nouvelle cascade dans un style art déco et l'orne de mascarons en bronze du sculpteur Rodin. Surtout, il simplifie le tracé des allées, l'organisation des bosquets et implante la façade du Pavillon de Hanovre, autrefois située boulevard des Italiens à Paris. Le Domaine privé des XVIIe et XVIIIe siècles laisse place à un parc public, se prêtant à la détente et la promenade.
La restauration du parc, reprise depuis 1971 par le département des Hauts-de-Seine, est poursuivie en ce sens : mener la conservation et la restauration d'un domaine historique tout en adaptant les modes de gestion aux évolutions contemporaines.