Dernière mise à jour : 21/07/2015

Un usage raisonné de l'eau dans les parcs

C’est dans un contexte sensible que le Département gère et entretient les parcs. Afin de s'y adapter, l'ensemble des consommations d’eau douce pour l’arrosage est inventorié. Explications. 

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Arrosage d’une zone horticole du Domaine de Sceaux en 2014. Photo : Olivier Bouviala

Des solutions alternatives à l'arrosage

Les gestionnaires de parcs veillent particulièrement à limiter les apports artificiels d’eau. Le parc doit pouvoir vivre avec des apports naturels (pluie, ruissellement, eau du sous-sol). Cela commence par le choix des plantes qui doivent être adaptées aux conditions climatiques de notre région et un entretien horticole adapté (paillage systématique des massifs de fleurs par exemple).

Des zones privilégiées dans les parcs

Ensuite, en période estivale, les zones arrosées sont déterminées avec précision selon le risque provoqué par une sécheresse. La priorité est donnée aux jeunes arbres récemment plantés. Ils doivent être arrosés les premières années, afin de limiter le risque de mourir sur pied. En revanche, une pelouse qui jaunit reverdira rapidement aux premières pluies.

Egalement, grâce à la mise en place de la gestion différenciée au sein des parcs, les zones ciblées comme étant horticoles à vocation ornementale étaient maintenues vertes (gazon). Aujourd’hui, nous avons choisi de limiter encore davantage l’arrosage. En effet, seules les jeunes plantations ainsi que les massifs fleuris (et broderies de buis) sont arrosés. Les autres zones (pelouses et prairies) suivent les évolutions naturelles du jaunissement, en été sec, au reverdissement, au retour des pluies.

Quel est l'origine de l'eau d'arrosage ?

L'eau d’arrosage peut avoir différentes origines, afin de limiter l’utilisation d’eau potable.

En priorité sont utilisées, l’eau de pluie récupérée dans des réservoirs, l’eau pompée dans la Seine et certaines nappes d’eau du sous-sol. Ces dernières sont alimentées par l’eau de pluie qui pénètre dans le sous-sol au niveau des zones perméables. Les parcs sont d’autant plus intéressants, qu’ils sont considérés comme de grandes zones perméables pour une ville. De plus, les parcs boisés constituent un très bon filtre naturel, les racines des arbres pompant les nitrates et phosphates de l’eau de pluie et de ruissellement.

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