02/06/2016
 | Social - Santé

Une stratégie commune contre la pauvreté

Le conseil départemental s’associe à l’État et des associations des Hauts-de-Seine pour lutter contre la précarité et pour l’inclusion sociale.

SIGNATURE STRATÃ?GIE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÃ?
CD92/WILLY LABRE

Mieux coordonner les interventions des différents acteurs du domaine social pour aider les personnes en situation de précarité, tel est l’objectif de la stratégie départementale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Ce plan, signé jeudi 2 juin conjointement par la préfecture, le conseil départemental et les acteurs associatifs, dégage trente-trois mesures issues du plan national dans trois domaines prioritaires : le logement et l’hébergement, l’emploi et l’insertion professionnelle et enfin la cohésion sociale. « C’est une démarche de bon sens au service des plus fragiles, avec une synergie des compétences », explique Yann Jounot, préfet des Hauts-de-Seine.

Le Département est fortement engagé dans les actions sociales puisqu’il dépense près de 850 millions d’euros par an dans ce domaine. « C’est notre cœur de métier, poursuit Patrick Devedjian. Nous avons une structure ramifiée sur l’ensemble du territoire avec des Edas (Espaces départementaux d’actions sociales), des espaces insertion ou des PMI. Mais dans le même temps, tout ceci manquait de coordination : dans certains secteurs, nous avions des besoins non satisfaits alors que dans d’autres, nous avions des doublons. »

L’Etat et le Département vont ainsi s’associer avec plusieurs acteurs du monde associatif, représentés par le collectif Citoyen Fraternel 92, créé en 2015 et qui regroupe une quinzaine d’associations oeuvrant dans le domaine de la solidarité. « Même si le Département peut sembler privilégié, près de 12 % de la population, soit environ 200 000 personnes, vivent sous le seuil de pauvreté », note Pierre Colmant, président du collectif Citoyens fraternels 92. Un comité de pilotage va être mis en place afin de s’assurer du suivi de ce plan.

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