25/11/2016
 | Social - Santé

Des réponses aux violences faites aux femmes

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le conseil départemental a évoqué les différentes actions menées dans les Hauts-de-Seine.

700violencesfemmes
Marie-Laure Godin, vice-présidente du conseil départemental chargée des affaires sociales, des solidarités et de l’insertion a ouvert cette matinée de débats.CD92/STEPHANIE GUTIERREZ-ORTEGA

Le Département s’engage contre les violences faites aux femmes. En compagnie de la Préfecture et du Parquet, il a présenté les dispositifs en place dans les Hauts-de-Seine à l’occasion d’une conférence organisée à l’Hôtel du Département vendredi 25 novembre.

Chaque année dans les Hauts-de-Seine, 4 800 appels reçus par la police concerne des violences conjugales et plus de 1 000 personnes sont reçues dans les différentes permanences d’accueil. Un programme départemental de lutte contre les violences faites aux femmes (PDLVFF) a été mis en place. Il se décline en trois axes avec notamment des actions de prévention pour améliorer la condition des femmes, un dispositif d’écoute et d’accueil mené par des associations et enfin un accompagnement des femmes avec un relogement temporaire. « Au quotidien, nos services sont en première ligne pour recevoir et orienter ces femmes. Nous avons mis en place un programme spécifique qui soutient huit associations intervenant dans ce domaine. Ce programme départemental vise à rompre l’isolement de ces femmes, afin qu’elles puissent sortir de cette spirale de violence », explique Marie-Laure Godin, vice-présidente du conseil départemental chargée des affaires sociales, des solidarités et de l’insertion. Le Département finance plus de cent-trente places d’hébergement pour femmes et enfants sur les plus de deux cents places disponibles dans les Hauts-de-Seine. En 2015, 309 victimes et 326 enfants ont ainsi pu être hébergés.

Anne Le Dantec, commissaire de police, Stéphanie Djian, substitut du Procureur au tribunal de grande instance de Nanterre et Salia David, assistante sociale en commissariat, ont participé aux tables rondes sur les violences faites aux femmes. (CD92/STEPHANIE GUTIERREZ-ORTEGA)

Pendant la matinée, différentes tables rondes ont abordé des thèmes comme les solutions d’accompagnement des enfants exposés aux violences conjugales et les accueils prévus pour les femmes victimes de violence ainsi que le dispositif Téléphone grave danger, mis en place dans les Hauts-de-Seine en mai dernier. Il s’agit de mettre à disposition des femmes un téléphone portable géolocalisé relié à une centrale d’urgence joignable 24h/24 en cas de situation d’urgence (lire notre article précédent). « Sur les cinq téléphones disponibles, quatre ont déjà été attribués. En six mois, seize personnes ont été identifiées par l’association référente l’Escale », résume Catherine Denis, procureur de la République de Nanterre. En 2016, le Département a apporté son soutien aux femmes victimes de violences à hauteur de plus d’un million d’euros.

Notre reportage