13/02/2019
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Qwant se déploie dans les Hauts-de-Seine

Le moteur de recherche français a été installé sur l'ensemble des postes informatiques des agents départementaux et bientôt dans les collèges.

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Pierre Bédier et Patrick Devedjian, présidents des Départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine et Tristant Nitot, vice-président de Qwant.CD92/JULIA BRECHLER

Plus sûr, plus respectueux des données personnelles… Qwant a été choisi par les deux Départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine comme moteur de recherche de référence. Depuis le 1er février, l’outil est déployé sur près de 8 000 postes, dont 5 000 pour les collaborateurs du Département.

Ce moteur de recherche a été choisi pour faire face à la recrudescence des attaques virtuelles et suite au renforcement du Règlement général sur la protection des données (RGPD). « Ce règlement responsabilise les organismes publics et privés qui doivent dorénavant informer les usagers du traitement de leurs données personnelles », explique Patrick Devedjian. Face au géant Google, Qwant veut s’imposer comme « le moteur de recherche européen », d’après Tristan Nitot, son vice-président. Une alternative plus éthique, respectueuse de la vie privée et sans ciblage. Ici, les publicités ne reposent pas sur la collecte de données mais sur les mots-clés recherchés, les adresses IP sont chiffrées et il n’existe pas de « cookies » permettant le pistage des internautes ni d’historique de recherche. « La RGPD existe en Europe et ce n’est pas un hasard car on a compris que l’on donne énormément de données personnelles sans nous en rendre compte. En étant sous surveillance, nous ne sommes plus libres », poursuit Tristan Nitot.

Outre le déploiement de l’outil auprès des agents, Qwant school est actuellement testé dans quatre établissements des Hauts-de-Seine jusqu’à fin mars. Il permet de filtrer les résultats des recherches en masquant les contenus violents et pornographiques. « Il est primordial de protéger et préserver les plus jeunes. Cet outil permet une mise en avant des contenus éducatifs et spécialisés, des actualités choisies pour les enfants... », note Patrick Devedjian. Dès le mois de mai, cette solution devrait être déployée dans l'ensemble des collèges des deux Départements, soit 215 établissements.