27/02/2018
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Les Hauts-de-Seine jouent la carte de l'agriculture urbaine

Pour leur première participation au salon international de l’agriculture, les Hauts-de-Seine et les Yvelines font, sur leur stand commun, la promotion d’une agriculture responsable et innovante.

INAUGURATION STAND CD92/78 AU SALON DE L'AGRICULTURE
Lors de l’inauguration du pavillon Île-de-France, la présidente de Région, Valérie Pécresse, a pu déguster quelques spécialités de l’Ouest francilien.CD92/WILLY LABRE

Inutile de chercher poules, vaches et cochons sur le stand de l’Ouest francilien au salon international de l’agriculture. Mais on peut tout de même, jusqu’au 4 mars, y déguster des spécialités qui n’ont pas manqué, ce lundi, d’attirer les curieux parmi lesquels la présidente de Région Valérie Pécresse, venue inaugurer le pavillon Île-de-France, fort de dix-sept stands différents.

Déjà réunis au sein d’un établissement public interdépartemental (EPI 78-92), les deux Départements présentent de fortes complémentarités agricoles. « Les Yvelines sont une terre de production tandis que les Hauts-de-Seine offrent des débouchés à leurs voisins, en particulier à travers le développement des circuits courts », expose Marie-Pierre Limoge, vice-présidente du Département en charge de l’économie collaborative. Les collectivités sont d’ailleurs en pointe dans le soutien à cette agriculture de proximité. « Nos cantines dans les collèges sont en partie alimentées en circuits courts, avec des produits issus notamment des Yvelines », rappelle l’élue.

CD92/WILLY LABRE 

Ludique et pédagogique, le stand de l’Ouest francilien permet, grâce à une borne tactile, de rechercher un producteur près de chez soi ou encore de tester ses connaissances au travers d’un quizz, très apprécié. « On a eu six bonnes réponses sur six mais on a joué plusieurs fois », avouent deux jeunes visiteurs, Madeleine et Albéric. « Cette génération est moins connectée à la terre que les précédentes. Nous essayons de leur faire prendre conscience que leurs modes de consommation auront un impact sur la production ou encore sur les paysages », explique Anne De Gouzel, responsable de l'innovation et du développement durable au Département des Hauts-de-Seine.

Ce que les visiteurs vérifient aussi, c’est que dans les Hauts-de-Seine, territoire urbanisé, l’agriculture doit composer avec la ville : la preuve avec l’apiculteur Alain Cumizuli basé à Colombes, dont les abeilles tirent parti de la végétation des parcs départementaux ! Elle revêt aussi, au-delà de sa mission nourricière, une dimension sociétale et innovante. Start-up comme Agri-cool, structures associatives et tiers-lieux spécialisés fleurissent déjà. « Les Hauts-de-Seine ont une plus-value à apporter en matière d’agriculture urbaine, un réel potentiel », souligne Marie-Pierre Limoge, avant d’annoncer, pour mars, le lancement d’une plateforme de facilitation de ces projets. Une priorité partagée par la Région qui a annoncé pour 2018 le déblocage de financements dédiés. 

Une plateforme dédiée à l’agriculture urbaine

Dans un contexte où le foncier se fait rare, le Département des Hauts-de-Seine va lancer en mars une plateforme expérimentale en ligne destinée à favoriser la mise en relation des porteurs de projets en agriculture urbaine avec les propriétaires de terrains disponibles : aménageurs, bailleurs sociaux et même les communes du territoire. Ces espaces pourront être mis à disposition des start-up ou associations pendant 3 à 5 ans. Le Département a déjà fait un premier état des lieux et dénombre 95 hectares de terrains vacants ou en transition.
En savoir plus : www.hauts-de-seine.fr/agriculture-urbaine