15/12/2017
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Budget 2018 : investir pour l’avenir

Avec la solidarité, le Département fera, cette année encore, de l’investissement sa priorité. Au travers notamment de l’établissement public Paris-La Défense.

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L’assemblée départementale a adopté son budget primitif pour l’année à venir ce vendredi 15 décembre. La Majorité départementale a voté pour. Le Groupe Front de Gauche et Citoyens et les élus socialistes ont voté contre.CD92/OLIVIER RAVOIRE

L’effet ciseau est toujours le même. D’un côté, la baisse des concours financiers de l’État : -3,4 % cette année pour la Dotation globale de fonctionnement par exemple s’établissant ainsi à 96 M€. De l’autre, une augmentation de la péréquation : +2,5 %, soit une contribution à la solidarité territoriale de 360 M€ pour le Département. Malgré « ces contraintes financières lourdes, le Département a décidé de poursuivre son action en matière d’investissement, a annoncé Patrick Devedjian, une démarche engagée depuis 2009 au travers des 3,5 Md€ investis sur notre territoire, directement ou indirectement par le biais des subventions d’équipement versées aux communes. » En 2018, ce sont au total 412 M€ qui serviront à financer notamment des programmes d’infrastructures routières et de transports, de réhabilitation des collèges et d’habitat… « Par l’intermédiaire du nouvel établissement public local Paris-La Défense, notre collectivité s’emploiera aussi à accompagner financièrement les grands travaux de rénovation du quartier, aujourd’hui nécessaires pour maintenir le site à la première place des quartiers d'affaires européens », a précisé Patrick Devedjian. Trente millions d’euros d’investissement (et près de huit millions en fonctionnement) ont ainsi été inscrits.

« Par ailleurs, les politiques de solidarité envers les plus fragiles demeureront la priorité du Département. En 2018, 842 M€ devraient encore être dédiés aux personnes âgées, handicapées et aux familles en difficulté », a poursuivi Pierre-Christophe Baguet, vice-président chargé des finances. Cela représente 57 % du budget de fonctionnement du conseil départemental. « Ces actions, ainsi que celles engagées en faveur de l’éducation, de la culture, des transports, de l’habitat, seront réalisées dans un cadre budgétaire et financier sain, comme cela a une nouvelle fois été souligné par l’agence de notation Standard & Poor’s, qui a confirmé le 17 novembre dernier, la note de long terme du Département, à savoir "AA perspective stable", qualifiant même la performance budgétaire de la collectivité de très forte ». Il s’agit de la note la plus élevée pouvant être obtenue par une collectivité, ces notes étant plafonnées par celle de l’État.

« La démarche de rapprochement avec les Yvelines s’inscrivant parfaitement dans cet objectif de gestion efficiente de l’action publique, elle se poursuivra en 2018 », a souligné M. Devedjian. En incluant les contrats de partenariat public privé (PPP), notamment celui de La Seine Musicale, la dette du Département devrait s’élever au 31 décembre à 273 M€, les Hauts-de-Seine demeurant ainsi le 5e Département le moins endetté de France. « De manière générale, le Département s’efforcera de mobiliser ses emprunts au plus près des besoins effectifs de financement des investissements », a affirmé M. Baguet. L’autorisation d’emprunt pour 2018 s’élèverait à 239 M€ contre une prévision au budget 2017 de l’ordre de 297 M€.

Enfin, ce budget 2018 a été bâti sans augmentation d’impôt, « comme nous nous y sommes engagés lors de la présentation des orientations budgétaires, a rappelé M. Devedjian, le taux départemental de la taxe foncière sur les propriétés bâties, inchangé depuis neuf ans, demeurera le plus bas de tous les Départements, après Paris. »

 

Les chiffres clés du budget 2018