18/11/2015
 | Economie

L’Iran, une opportunité pour les entreprises

À la suite de l’accord sur le nucléaire conclu en juillet, les sanctions économiques à l’encontre de l’Iran seront progressivement levées. Pour analyser ce « nouveau » marché, un séminaire était organisé le 18 novembre par la Chambre de commerce et d’industrie et le conseil départemental.

151118 JLD PAD FRANCE-IRAN
Patrick Devedjian était l'un des invités de cette matinée d'échanges.CD92/Jean-Luc Dolmaire

Les relations diplomatiques mais aussi commerciales entre la France et l’Iran ne datent pas d’hier. Avant les sanctions, la France était même le deuxième fournisseur du pays (elle n’était plus que le septième en 2013). « Aujourd’hui, les entreprises françaises doivent se préparer à recréer des partenariats, a souligné Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France. Les attentes de part et d’autre sont fortes. »

Avec une superficie de 1,7 million de kilomètres carrés (soit trois fois la France), de nombreuses ressources (dont le pétrole et le gaz), une population de 78,3 millions d’habitants dont 50 % de moins de 35 ans et 73 % d’urbains, la levée des sanctions économiques, le dégel des avoirs bloqués à l’étranger, l’Iran est un « marché à fort potentiel ». Selon Ali Ahani, ambassadeur de la République islamique d’Iran en France, « les secteurs les plus accueillants sont les transports, les infrastructures, les énergies, l’agriculture et l’agroalimentaire, l’industrie en général et l’automobile en particulier, le secteur minier, les télécommunications, la santé et l’industrie pharmaceutique ».

« Les entreprises des Hauts-de-Seine ont un rôle à jouer, a assuré Patrick Devedjian. C’est pour cela que nous avons décidé de lancer, avec la CCI, une action conjointe en faveur des échanges commerciaux franco-iraniens. » Après une première mission exploratrice en juin dernier et ce séminaire d’information en novembre, des ateliers seront organisés avant, probablement au printemps, le déplacement en Iran d’une délégation d’entreprises des Hauts-de-Seine et d’Île-de-France.

« Les entreprises françaises ont déjà de bonnes références sur place, a affirmé Bruno Foucher, ambassadeur de France en Iran, mais il faut s’attendre à une forte concurrence, notamment européenne. »