20/01/2017
 | Economie

L’économie collaborative, entre initiatives et réflexions

La matinée de l’économie collaborative a réuni élus des Hauts-de-Seine et des Yvelines et acteurs locaux afin de présenter différentes initiatives menées dans les deux départements.

700economiecollabo
CD92/WILLY LABRE

Numérique, associatif, alimentaire, social… Les domaines couverts par l’économie collaborative sont divers. Comme chaque année, le conseil départemental organise un événement destiné à mettre en lumière les projets et les partenariats entre les collectivités locales et les structures collaboratives. Depuis 2011, le Département a soutenu soixante-huit projets d’économie sociale et solidaire, pour un montant de 3,5 millions d’euros. Cette politique a généré plus de 1 400 emplois directs et indirects et a permis à près de 650 personnes de sortir du RSA (revenu de solidarité active). « En cinq ans, les Hauts-de-Seine sont devenus un moteur dans ce secteur. C’est une économie d’avenir qui mérite une attention particulière des collectivités. Avec des initiatives comme le covoiturage ou le tourisme chez l’habitant, on est dans le concret. Cette économie raisonnée intervient au plus près du consommateur et constitue un vivier d’emplois », explique Patrick Devedjian, le président du conseil départemental.

Ce vendredi 20 janvier, la matinée de l’économie collaborative a présenté des réalisations concrètes dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines avec par exemple Kamu, un café associatif à Clichy. « Nous avions pour projet d’ouvrir un lieu convivial dans la ville, raconte Marie-Brigitte Maisondieu, co-fondatrice du lieu. Nous avons donc répondu en 2013 à un appel à projets dans le quartier nord Berges de Seine et travaillé trois mois sur ce projet. Nous proposons une petite restauration à un tarif libre avec des produits bios et issus de circuits courts. » Le café est entièrement tenu par des bénévoles et organise régulièrement des concerts. « Ce positionnement a créé un certain dynamisme dans ce quartier excentré. Il est devenu un nouveau repère d’attractivité. »

La matinée s’est poursuivie sur différentes thématiques comme la recherche de financements alternatifs avec le crowdfunding, la mise en place de nouveaux espaces de travail comme les tiers-lieux et enfin l’intérêt pour les collectivités de développer ce type d’initiatives locales afin de rendre les territoires plus attractifs. « Aux élus locaux de repérer ces initiatives qui fonctionnent et de construire un écosystème favorable à leur développement », a conclu Marie-Pierre Limoge, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’économie collaborative.

Economie collaborative : notre rubrique dédiée

Notre reportage